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Qui doit évaluer la qualité de la médecine ?

Quelle instrumentation pour évaluer la qualité de la médecine ?

Quelle organisation et quels moyens ?

lundi 4 mai 2009, par Picospin

Où et comment ces choses là doivent-elles être faites, réalisées, produites avec le rendement idéal c’est à dire le minimum de couts et le maximum de résultats ?

Contradictions

A ce carrefour, se situe déjà le premier débat puisqu’il comporte le plus grand nombre de contradictions. Quels sont les critères à appliquer pour juger de l’efficacité de l’acte médical et comment les appliquer à un moment où le droit commence à envahir la sphère du sociologique ce qui incite les professionnels impliqués dans le rétablissement des conditions optimales de vie physiologique, morale et physique à mettre sur leur dos les imperméables les plus résistants et les plus étanches et à ouvrir en grand leurs parapluies. Contre qui et contre quoi ? La vindicte et les récriminations des patients, les critiques des institutions professionnelles qui n’ont de cesse de vilipender les « nouveaux médecins », ceux qui seraient un produit d’importation achetés pour une bouchée de pain, à défaut de trouver des praticiens formés non dans des écoles ou facultés situées hors hexagone mais diplômés ailleurs en territoire exotique où pourraient se côtoyer adeptes de la médecine chinoise, indienne, pakistanaise, voire d’inspiration chamane. Il n’est pas certain d’ailleurs que ce mélange de cultures accordées aux guérisseurs des corps et des âmes, voire des esprits et des humeurs, ne produise en fin de compte des résultats surprenants par leur efficacité, la qualité de vie conférée aux blessés de la vie, lorsque la joie domine débats et ébats.

Évaluer ?

Qui oserait procéder à ce que l’on nomme actuellement avec plus ou moins de componction l’évaluation ? Est-ce que le malade est le mieux placé pour juger des qualités intrinsèques du médecin auquel il a confié la prise en charge de sa santé ? A mesure que la science évolue, se diversifie et se complexifie, l’appréciation devient de plus en plus difficile entre la balance des avantages, risques et bénéfices, effets secondaires de telle attitude thérapeutique par rapport à une autre. Nous avons évoqué dans nos précédentes éditions, malheureusement interrompues pour des incidents techniques, l’opinion d’un sage du Moyen Age, Maimonide pour ne pas le nommer, qui a défendu avec toute la force et l’argumentaire de ses convictions, de son regard sur l’homme, une médecine à visée utilitaire, autrement dit, ayant pour objectif la « remise en état de l’individu » pour qu’il soit placé dans la meilleure conditio n possible pour projeter et accomplir les actes nécessaires à son élévation c’est à dire réussir à maintenir son corps et son âme dans des dispositions telles que l’acquisition des connaissances lui sera facilitée, le domaine d’exploration de sa curiosité amplifié, l’horizon de sa recherche transcendé et la disponibilité de ses aptitudes optimisée au service des autres.

Questionnement éthique :

1. Quel rapport ce texte entretient-il avec les réalités économiques ?

2. Quels liens propose-t-il de nouer entre champ économique et options morales ?

3. Comment le texte assume-t-il son support médiatique ?

4. Quelles sont les valeurs proposées, promues ou éventuellement occultées ?

5. est-ce que ce texte se rapporte à une ou des lois morale, juridique ou scientifique ?