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Difficiles relations ?

Qui sont les bêtes et que sommes-nous ?

Les bêtes et nous...

mardi 10 juillet 2012, par Picospin

Les civilisations occidentales ont trop souvent fait à l’encontre des animaux des actes qu’ils avaient l’habitude de réaliser contre d’autres humains comme ceux de l’exclusion, la séparation ce qui n’avait pas empêché certains ancêtres lointains de dormir avec eux pour se réchauffer, voire se faire protéger par eux lorsque le danger se faisait sentir.

Le temps des pasteurs

Ce fut du temps des pasteurs nomades qui tantôt les apprivoisaient, tantôt les chassaient pour finalement s’en emparer afin de se précipiter sur leur viande pour s’en nourrir, voire s’en régaler. Quand ils ne servaient pas directement l’homme, ils gardaient quelque intérêt pour fournir de l’énergie aux bords des puits ou dans les labourages des champs, sinon en tant que source de symbole au profit de la littérature, de la culture et de l’amusement des enfants. Les humains adorent observer leur comportement et s’identifier à eux dans certaines formes de ressemblance à condition qu’ils partages des traits physiques avec eux à l’instar de ce qui se passe avec les petits mammifères choisis comme jouets par les enfants des riches plus que ceux des pauvres. Dans cet ordre d’idées, il est plus facile de s’identifier au lointain ours de l’Alaska qu’à l’oursin plus lointain en raison de ses piquants. L’animal partage avec l’homme un règne immense qui va de la minuscule et invisible bactérie à une diversité qui s’étend sur toute la surface du globe et dont les relations avec l’homme dépendent de leur propre rapport avec l’environnement et leur amitié ou empathie avec ce dernier.

Vivre ensemble

Le vivre ensemble des bêtes et des hommes dépend des manières de considérer les premières et surtout de les confronter avec leur place dans le monde et leur caractéristiques par rapport à celles des hommes telles que la possession d’une intériorité, d’un âme, d’une conscience, d’une vision favorable ou hostile, de l’attribution de puissances occultes, de pouvoirs mythiques comme les métamorphoses. Ces dernières sont renforcées par l’action des hommes qui les accompagnent ou les dominent comme les chamanes par l’intermédiaire d’esprits mystérieux aux pouvoirs magiques situés quelque part entre l’homme et la bête. Au Moyen Age, les animaux sont des symboles qui n’ont pas besoin d’être représentés avec tous leurs détails ce qui ne fut pas le cas au cours des siècles suivants lorsque l’exactitude millimétrée de la représentation a fait place au flou des images antérieurement dessinées. Face à cette diversité au sein d’une certaine unité réductrice, on tente de définir le propre de l’homme tantôt animal politique, tantôt animal comme ses frères de cohabitation, tantôt enfin, être supérieur par ses extraordinaires capacités d’adaptation à l’environnement, sa prodigieuse inventivité que possèdent à un bien moindre degré les primates ou les corneilles capables de forger des outils, d’en modifier le mode de fabrication.

Différences et ressemblances

D’où vient la différence abyssale entre l’homme et la bête dont on dit qu’il n’est séparé de la seconde que par une minime différence chromosomique qui se solde par des résultats dramatiques sur les capacités d’existence. Tout dépend à ce moment du site où ont lieu les mutations infinitésimales sans commune mesure avec les conséquences des différences induites. Ainsi l’homme serait une espèce dramatique par son caractère d’être et de faire et surtout son anticipation de la mort. Le propre de l’homme est de produire de la différence par l’excès d’extension de son cortex et la richesse évolutive du système nerveux telle que chaque individu du passé est le chimpanzé de la génération précédente. L’interaction avec le milieu et l’environnement est constante sous des formes différentes selon les horizons, les sites, les conditions d’existence sans mentionner l’éternelle compétition entre animaux de même espèce et inter espèces, sur un globe très petit où la guerre fait rage. Pourtant existent des formes primitives ou élaborées d’empathie, d’altruisme, de conscience de soi, qui produit la souffrance devant celle de l’autre, même s’il est animal comme l’avait évoqué Nietzsche à la vue d’un cheval de fiacre souffrant avant d’avoir été abattu.

Serial killer

Quel étonnement devant la mort en série des abattoirs de Chicago, le traitement infligé au gibier amputé de la dignité conférée par le chasseur, les comparaisons ahurissantes entre le traitement des poulets et celui des déportés d’Auschwitz. On entre dans ce domaine à l’intérieur de celui du tabou dans un univers dépourvu d’expérimentation dans un domaine où on conçoit par la pensée un phénomène dont on va faire évoluer les paramètres à partir d’objets en évolution, fragiles, sur lesquels il est impossible de revenir en arrière en tant qu’objets historiques auxquels on peut donner des règles universelles qui sont amenées à se modifier par des singularités évolutives, pour chaque espèce. C’est ainsi que se produisent les différences avec leur régularité dans la manière dont elles se produisent pour finalement demander à l’enfant qui est au fond de chacun d’entre nous si l’homme est un animal, question à laquelle il est répondu : « oui et non… ».

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