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Dangers de l’antiracisme ?

Races et racisme

Du travail pour tout le monde

lundi 28 octobre 2013, par Picospin

Gobineau a lancé les fondements sur le racisme dans son « Essai sur l’inégalité des races humaines, » texte bien écrit, ce qui ne signifie pas que cette pensée ne contienne des absurdités dangereuses.

Kant et le racisme

Chez Kant aussi, on ne manque pas d’évoquer les concepts de races humaines, dans ses cours d’anthropologie, il met en place un système conceptuel selon lequel il y a des races humaines qui ne sont pas capables de se moraliser. « Sans distinction d’origine de race, de religion », constitution de la France de 1958, c’est la manière de dire que nous prenons compte du passé dans cette formule apparaît la république il n’y a pas de place pour la race et Sarkozy a dit de supprimer le mal qu’est la pauvreté, il s’agit de s’opposer à la race, car il n’y a pas de place pour le racisme, pour lutter contre le racisme on a besoin du mot race. C’est l’idée d’une construction comme la Vénus exhibée au nom de la science et de la foire où l’on paie pour toucher ses fesses, au nom d’un racisme tempéré, récupéré par un surcroit de connaissance par Cuvier, qui s’appuie sur la science et l’exhibition, s’en empare et l’emploie comme un fossile vivant.

Un chainon manquant

Ce serait un chainon manquant où les naturalistes voient les noirs au bas de l’échelle, au niveau du simiesque. Le mal vient de plus loin, en ivoire de mammouth, la première Vénus hottentote, repose sur une taxonomie, une classification, une volonté de classement qui s’accompagne d’une exhibition comme toute exposition des autres que sont les sauvages que l’on peut aller voir dans les zoos, alors que nous apportons la bonne parole. Après la catastrophe de Katrina, en Louisiane aux Etats-Unis on se rend compte que la grande majorité des victimes est noire, après la catastrophe dans une ville comme New Orleans, c’est le cas des passagers des 3è classe du Titanic, le racisme est une construction sociologique, avec exhumation des victimes de cet ouragan, catastrophe naturelle, politique, humaine, car les digues ont cédé en raison des économies faites pour les construire. C’est le combat de Rousseau contre Voltaire, la Louisiane est le pays le plus pauvre des États-Unis, les plus pauvres sont noirs et femmes ; le voile de couleur, couvre l’esclavage et la ségrégation après la déclaration d’Obama selon laquelle on pouvait sortir de la race ce qui n’a pas été fait.

La classe sociale recouverte par la race

Les spectateurs ont vu que les pauvres étaient noirs, dans un recouvrement de la classe par la race, le Lotus bleu d’Ergé, accusé de racisme colonial, machine de guerre, les Européens croient comme les Chinoises que les rivières de Chine sont pleines d’enfants en train d’être tués, selon la logique de l’inversion des termes, Tintin met en scène les stéréotypes de la race blanche, Tchang est déracialisé, les yeux sont peu ridés, Tintin et Tchang, caricature du Chinois, c’est dans le conflit où il est généreux avec les Chinois contre un Japonais caricatural, dans des caricatures de la propagande de guerre, on hyperacialise les Japonais, car nous sommes dans la concession internationale, où sévit Gibbons qui serait un super sale con qui énonce des vulgarités, en mettant en scène, la multiplicité des approches européennes possibles, le colon, contradiction, dimension de l’orientalisme, est-ce que l’antiracisme n’est pas employé pour légitimer l’antiracisme, est-ce une discours réversible, l’antiracisme doit obliger à se débarrasser de l’anti-vieux, jeune, qui ne sert qu’à un concept, pour donner au racisme un concept plus clair pour avoir une méthode de pensée, capable de dénoncer les phénotypes et un excès il faut reconstruire nos comportements et la nation ?

Racisme et antiracisme

Le racisme est un problème, l’antiracisme pourrait le devenir. L’incident de Mukden, où Mitsuhiratu dessine ses caricatures de la politique de guerre. L’antiracisme peut être légitimé, les Juifs seraient des colons, selon la conférence de Durban, il faut pouvoir se débarrasser d’un concept de racisme trop vaste, qui ne sert à rien et perd sa faculté de lutter contre le racisme. Pour le rendre cohérent, il faut disposer d’une force de lutte, façon de penser qui dénonce les sténotypes et un excès d’universalisation, travail que chacun doit faire sur soi et la nation.


D’après l’émission "Philosophie" d’Arte par Enthoven du 27 octobre 2013