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Quelles conditions pour l’égalité des chances,

Réforme de l’école en Amérique avec Obama

Les droits civiques en cause ?

vendredi 16 octobre 2009, par Picospin

Justice est ainsi rendue au parti démocrate qui aurait ainsi lutté de façon exemplaire contre la pauvreté à l’exception de ce que le New York Times considère comme de la plus haute importance.

Excellence

L’auteur de l’article consacré à ce sujet considère que les écoles d’excellence constituent à ses yeux l’arme la plus efficace contre la pauvreté si on compare ce secteur à ceux de l’alimentation, de l’habitat ou du confort de vie. Cependant, une restriction doit être apportée à l’optimisme de ce bilan, c’est que, soumis trop souvent et trop vigoureusement à la pression des syndicats de l’enseignement, ce parti s’est opposé aux réformes ce qui s’est soldé au niveau de l’éducation par une intégration inappropriée d’enfants en difficulté scolaire, mesure qui a cimenté la construction de classes de 3è catégorie et d’écoles ayant un niveau plus que médiocre. C’est à cette situation que vient de s’attaquer le Président Obama en déployant tous ses efforts pour améliorer cette situation. Il sera toujours temps d’évaluer les progrès accomplis à l’aide de ces réformes et en particulier de juger l’attitude des Démocrates face aux réformes envisagées et à l’hostilité rencontrée auprès des syndicats de l’éducation.

Des habitudes ancrées

Il n’est pas facile de bouleverser les habitudes et les conditions de fonctionnement des écoles qui ne remplissent que médiocrement leur mission quand aucune solution alternative ne se présente et que les éléments les plus faibles de cette chaine ne peuvent ni être remplacés. Un tel exemple d’immobilisme se présente dans la ville de New York où les syndicats empêchent tout remplacement d’enseignants incapables, voire ineptes, sinon incompétents. Une telle situation conduit inéluctablement à la faillite du système scolaire en raison d’une part de la nullité de l’enseignement et de la nécessité de payer un plein salaire aux enseignants les moins productifs. De la sorte, une grande partie de ces derniers sont parqués dans des classes dites « sans provision » comme les chèques du même nom où ne se crée aucune activité positive. Dans cette perspective, un article dévastateur du New Yorker raconte l’histoire d’un enseignant que l’administration a tenté de priver de ses fonctions parce qu’il n’a pas cru devoir corriger les devoirs de ses élèves, de suivre sa carrière, de mettre de l’ordre dans sa classe et même de remplir le rapport des activités scolaires.

Des syndicalistes punis

C’est à ce moment que fut dénoncé l’argument massue de la punition subie pour avoir milité au sein d’un syndicat, raison qui a été confirmée par un observateur indépendant et qui a conduit à déclarer l’enseignant comme incompétent. L’avocat de l’administration scolaire a conclu cette affaire en déclarant que les enfants de cette classe avaient subi une sorte de viol « furtif ». Les obstacles à l’accomplissement de sérieux efforts de réforme sont essentiellement d’ordre financier en raison du cout élevé auquel risque de se solder le licenciement des enseignants en question. En plus de 2 ans, deux professeurs seulement ont été licenciés ce qui fait dire à un proche de cette situation que les parents souffrant de ces inepties ne tolèrent la situation que parce qu’elle ne touche pas réellement leurs propres enfants. D’autres situation de cet ordre ont été recensés comme par exemple la détection d’haleines imprégnées d’alcool chez certains professeurs qui travaillent dans des établissements des quartiers pauvres ou en grande difficulté dans lesquels aucun parent digne de ce nom ne tolérerait de semblables dérives.

Obstacles aux réformes

Bien entendu, il y a d’autres raisons que celles énoncées ici qui constituent des obstacles à des réformes sérieuses et efficaces. C’est ainsi que les chercheurs en sciences de l’éducation on repéré des causes significatives à la dégradation du système scolaire dans les quartiers défavorisés et auxquels il serait possible de remédier comme des incitations à attirer les enseignants enthousiastes et à les garder, les mesures efficaces pour détecter les meilleurs éléments et les possibilités de se débarrasser des éléments les moins efficaces. Contre cette allégation, les syndicats insistent sur le caractère parfois arbitraire et injuste des décisions prises à l’encontre des enseignants. C’est pour cette raison qu’une expérience est en cours pour améliorer la situation de l’éducation en mettant en place un système d’évaluation comportant celui qui s’adresse en particulier aux performances des enseignés. N’est-ce pas là que se situe le front principal des droits civiques et de promouvoir enfin correctement le système d’éducation de la séparation entre écoles et en même temps celui de l’égalité des chances ?

Questionnement éthique :

1. Est-il légitime, sinon opportun de considérer le droit à l’éducation égale pour tous comme faisant partie intégrante des droits civiques ?

2. Comment peut-on résoudre de façon équitable et efficace le conflit toujours latent entre l’efficacité d’une organisation du travail et son inhérente contre partie incarnée par l’opposition des syndicats agissant au mieux de intérêts de salariés ?

3. Comment sélectionner correctement les candidats aux fonctions d’enseignants dans les établissements scolaires pour tous d’une part et ceux plus volontiers destinés aux élèves provenant de familles défavorisées ?

4. Est-ce que l’école à elle seule est capable de résoudre la question de l’égalité des chances ?