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Réforme de l’éducation, du jugement et de l’encouragement au progrès

mercredi 7 décembre 2011, par Picospin

Ma réflexion est de vous inviter à m’accompagner dans ce chemin pour défricher les bas côtés de cette activité. C’est ainsi que je viens d’apprendre aujourd’hui même que dans certains milieux bien informés et bien disposés à l’égard de la jeunesse, on réfléchit sérieusement à la question de délibérer sur l’option de supprimer les notes des élèves des classes du primaire sinon du secondaire pour les remplacer par des couleurs

Rénovation

Cette rénovation permettrait d’après les auteurs de la proposition de redorer - c’est le cas de le dire - le blason des élèves pour le remplacer par des couleurs plus vives qui leur permettraient d’augmenter substantiellement leur estime de soi sinon leur joie de vivre et la gaieté due seulement à la sortie de la grisaille ambiante pour entrer dans le milieu plus joyeux des couleurs vives, des formes plus originales et d’un formatage plus adapté au monde moderne qui entoure la tristesse qui sied généralement à l’enseignement qui, pour la plupart doit se tenir, pour la France tout au moins dans une cadre désuet, des pierres usées et grises, des murs éteints et si possible des meurtrières faites pour garder les apprentis dans un cadre sinistre qui n’est guère propice à l’innovation, à la joie créatrice, à la féérie des couleurs et à l’épanouissement de la personnalité. Si cette prise de conscience est réalisée, il n’est que grand temps de passer à l’acte de la création d’une nouvelle entité du jugement enfin capable de renverser les valeurs anciennes et d’en imposer de nouvelles, plus aptes à la rénovation, à la décoloration puis à la mise en place de nouveaux coloris.

Gages

Voilà enfin les gages donnés à une nouvelle jeunesse plus heureuse de vivre, de s’épanouir, de vivre, de jouir de l’existence et de se sentir capable de changement, de métamorphose, de renouveau. Depuis longtemps, on cherche dans les hautes sphères le moyen et les méthodes de rénover les techniques surannées qui enfermaient les êtres en devenir dans une statuaire de mortification dont la sortie était d’autant plus difficile qu’elle était soutenue par la tradition parentale, le conservatisme suranné et la statuaire de l’antiquité. Faut-il supprimer les notes à l’école ? Le débat revient régulièrement sur le devant de la table. Neuf des 51 collèges de Charente ont décidé de passer du débat à la pratique en se lançant dans une méthode alternative d’évaluation des élèves. Les écoliers ont reçu dans leur boîte aux lettres un bulletin non pas composé de notes mais de couleurs : rouge pour les connaissances non acquises, orange en cours d’acquisition, vert, acquises. Une partie des professeurs et des parents étaient réticents. « Pour certains, c’était une hérésie.

Rituel ou ritualisation

Les notes faisaient partie du rituel de la 6e », explique à Sud Ouest Thierry Guillabert, le conseiller principal d’éducation au collège Aliénor-d’Aquitaine du Château-d’Oléron. Pour ses défenseurs, ce système est par ailleurs plus motivant pour les élèves. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, très attaché aux notes n’est cependant pas partisan d’une généralisation au niveau national. Est-on certain dans les milieux les plus évolués de l’Education Nationale que l’esprit y est assez souple, assez tolérant et assez évolué pour s’autoriser une sortie de la rigidité des habitudes ancestrales et conservatrices qui - croit-on - sont les gardiennes, les vestales d’une lumière qui ne jette que par étincelles, sa lumière ambiguë sur les activités humaines, en particulier celles qui sont les garantes de la formation des nouveau cerveaux, ceux qui demain devront emporter vers un futur sinon un au-delà la jeunesse avide d’espérance, de renouveau, de changement et d’une nouvelle éthique susceptible de rassembler, d’innover, de partager et de confronter des opinions contradictoires.