Ethique Info

Accueil > Education > Education > Reportages sportifs sur les Chaines de Télévision

Comment rendre la correction et l’aisance à la langue française

Reportages sportifs sur les Chaines de Télévision

Les désastres des retransmissions sportives écrites et orales

mercredi 28 janvier 2009, par Picospin

C’est la première fois que j’ai l’occasion de voir les images avec leur incrustation en lettres blanches sur fond noir.

Deuil

En effet, après une telle exhibition, il est temps de prendre le deuil et de la porter aussi longtemps que possible. Ce n’est plus à une cacophonie à laquelle nous avons affaire mais à une – excusez le néologisme osé – à une cacographie. Cette dernière consiste à écouter les inepties prononcées par les reporters sportifs et à regarder les incrustations qui reproduisent par écrit les commentaires sportifs dits par les « sportifs » chargés de faire un compte-rendu de la rencontre. L’ensemble est désolant. On a coutume de dire en France actuellement que le constat est « accablant » pour élever au niveau voulu les faiblesse, incorrections, fautes de syntaxe, fautes d’orthographe, fautes de frappe dont le mélange est détonnant et fait littéralement exploser la langue française. Il n’est guère étonnant que dans ces conditions, les enseignants - « accablés » par ces résultats – soient désolés par le constat d’une régression majeure de l’écrit et de l’oral de notre langue dont le bilan vient d’être publié officiellement pour la classe de CM2 qui décidément sert de témoin – pour l’instant heureusement muet – de la décadence de la dite langue.

Catastrophes en série

Constater cette catastrophe survenue en plus de 20 ans constitue un élément pessimiste qui concerne aussi bien les conditions d’apprentissage que la réception du contenu. Dans ce bilan et pour la première fois- en exclusivité – comme on dirait au cinéma, on a l’occasion d’additionner et mieux, de multiplier les fautes en les groupant à partir de la version orale et de la version écrite. Dans la première, on peut relever les énormes fautes de syntaxe, de construction des phrases, de l’absence totale des formes interrogatives ou négatives qui se présentent au rythme fantastique de une tous les 3 à 4 mots. Dans la seconde, cette impression est renforcée par la version écrite qui sert de révélateur aux fautes d’orthographe qui accompagnent le discours de ces Messieurs les commentateurs. L’ensemble est impressionnant à voir et à entende. Il fait grincer les dents, heurte l’esprit et le cerveau, perturbe en choquant la musique de la langue et de son expression écrite comme le feraient de fausses notes sur la portée musicale ou des couacs joués inconsciemment ou à dessein par un quatuor, un trio ou un duo puisque c’est le nombre habituellement rassemblé de professionnels du reportage sportif pou se livrer au reportage d’un événement sportif, le plus fréquemment exécuté étant celui d’un match de football, sport préféré de la plupart des téléspectateurs tout au moins en France.

Suppression de la pub

Ce n’est assurément pas la suppression de la publicité à la Télévision d’Etat à partir d’une certaine heure de la soirée qui serait habilitée à réduire les impropriétés citées ci-dessus. La suppression du spectacle désolant décrit ici ne saurait passer que par celle, associée des incrustations en blanc sur fond noir et des paroles enregistrée par des micros très ou trop, sinon excessivement fidèles. Il appartient désormais à la direction des chaines publiques, sinon privées, aux commentateurs sportifs, à l’administration de la TV et au delà aux Ministères concernés, sans doute aussi au CSA et en tout état de cause au Président de la République d’intervenir pour assurer une qualité des prestations digne de la France. C’est assurément ce qu’a désiré ardemment M. Sarkozy quand il s’est lancé dans son programme de rénovation de l’audiovisuel. Nous lui souhaitons bonne chance devant l’ampleur du désastre actuel et de l’importance des travaux de rénovation à accomplir pour que, derrière cette véritable catastrophe nationale, surgisse un programme restauré, réhabilité et enfin digne de représenter la France, sa culture et sa langue.