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Respect, galanterie ? Où est la vérité ?

Retour aux origines : France ou Amérique ? Qui est coupable ?

Des bonnes moeurs en France et aux USA

dimanche 26 juin 2011, par Picospin

Un vent mauvais comme disait en son temps le Maréchal Pétain est revenu d’Amérique après avoir quitté la France pour ya accompagner DSK qui, avec la bénédiction de son Président avait rejoint son poste directorial à la tête du FMI.

Un pays inconnu

Sans doute, la surveillance morale dans ce nouveau pays que DSK croyait connaître mais dont il n’avait pas encore percé tous les secrets lui offrit un accueil auquel il n’était guère habitué. Il fut donc fort surpris de se retrouver nez à nez avec une escouade d’agents en civil, de haute et forte stature qui croyaient représenter la vertu et la morale qui venaient de changer de camp dès qu’il avait quitté sa chambre d’hôtel pour prendre un ascenseur le conduisant le plus directement possible de l’aéroport Kennedy devant un état-major policier dont la mission était de montrer à tout étranger de la nation américaine qu’il serait traité d’égal à égal, non seulement par rapport à d’autres suspects mais aussi tout personnage puissant quel que soit son rang et ses moyens financiers. On murmure que cet argument n’a pas de sens dans ce pays libre et égalitaire puisque tout le monde y est traité uniformément. Cette assertion n’est pas toujours exacte puisque les riches échappent à leur destin moyennant une caution respectable dont peu d’individus peuvent s’acquitter.

Un destin

Quand je dis destin, j’utilise un euphémisme qui signifie prison, ici remplacée par un coquet appartement situé en plein milieu de Manhattan, dont on sait qu’il constitue un des quartiers les plus cossus du monde. Dans cette prison dorée, on déménage, transporte des meubles coquets, installe le dernier cri de la technologie moderne et hisse le confort au plus haut niveau d’atteinte des célébrités mondiales auxquelles les deniers ne manquent guère. Dans le cas qui nous préoccupe, ils sont dus à la fortune colossale d’un richissime citoyen qui a laissé son héritage entre les mains de sa fille, autrefois journaliste intelligente devenue compagne de notre présumé coupable. L’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue. Il a moins été acquis par notre antihéros du jour que par les investissements intelligents, astucieux, pertinents et bien choisis du père de la mariée dont les relations avec l’art sous forme de tableaux expliquent la fortune faite et aussitôt transmise. Il se trouve qu’aux États-Unis, les lois, les us et coutumes, les relations humaines sont fort différentes de ce qu’elles sont en France.

Angliciste mais pas politique

Si DSK parle bien l’anglais, cela ne veut pas dire qu’il connaît parfaitement tous les détails de le vie américaine, surtout quand elle concerne les relations complexes mais droites entre hommes et femmes. Alexis de Tocqueville, fin connaisseur de l’âme humaine ne s’y est pas trompé qui ne cesse d’expliquer à qui veut l’entendre, c’est à dire ses lecteurs, les aspects politiques, moraux, pédagogiques, de la vie publique et privée américaine depuis 1835, à un moment où l’on se fichait éperdument du nombre d’exemplaires vendus, et aussi de l’utilité pratique d’un M. de Tocqueville qui rassemblait des lecteurs de poids comme Chateaubriand, Vigny, Lamartine, pourtant inconscients de l’importance des faits révélés et interprétés par le premier malgré l’attraction sur son œuvre de célébrités internationales comme Cavour en Italie, Metternich ou un ancien Président des Etats-Unis, sinon le Roi de Suède. Cet accompagnement précoce n’empêcha en rien l’auteur en manque de célébrité de combler cette lacune par l’écriture considérée comme une aimable occupation pour « tuer le temps » au lieu de la cultiver. Il profite des pages blanches laissées à sa verve, son imagination et son jugement pour confondre les mœurs en cours en France caractérisées par une immunité singulière accordée à l’homme et une autre à celle de sa compagne. Ce qui peut faire d’un acte alternativement un crime ou seulement une faute, inique partage des droits qui outre-Atlantique se transforme en déshonneur aussi bien pour le séducteur que pour sa victime.

Alternance

Sommes-nous si loin de cette alternance quand on considère que les Américains témoignent rarement aux femmes ces égards empressés dont on se plait à les environner en Europe ce qui n’est en rien en contradiction avec la supposition généralement affichée d’une vie vertueuse et délicate. Ce jugement va de pair avec la punition de mort du viol, crime considéré comme justiciable d’une poursuite inexorable quand il s’agit de l’honneur d’une femme, de son indépendance, faits qu’il convient de punir par le plus sévère des châtiments quand ils sont délibérément enlevés malgré elle.

Un évènement ?

Nous voici rendus au terme actuel de l’événement qui vient de remplir les colonnes des journaux, épuiser les analystes et juristes et laisser sans voix les malheureux partisans d’un homme d’état appelé aux plus hautes fonctions pour les laisser aux mains de la meute de tous ceux qui ont intérêt à l’en priver. Qui avait prévu cette tournure des évènements en fonction de ses connaissances de la vie américaine ? Est-ce le véritable mystère, la vraie énigme à résoudre avant d’aller plus loin dans une enquête difficile, douloureuse et épuisante.