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Robotisation de la société : quelles conséquences ?

samedi 6 avril 2013, par Picospin

Ces « Hubots » nouvelle génération d’androïdes ressemblant à des êtres humains, beaux et éternellement jeunes, achetés neufs ou d’occasion, répondent à tous les besoins des habitants d’une charmante localité scandinave. Ils sont corvéables à merci, ne dorment jamais, aident la famille à faire le ménage et les courses, assistent les personnes âgées, aident les enfants à faire leurs devoirs, remplacent les mères de famille quand elles sont exténuées pour lire des contes, fables et histoires bien après leur endormissement, remplacent les ouvriers dans les usines et servent éventuellement de partenaires sexuels quand le besoin s’en fait sentir.

Une si jolie cité

Les habitants de la petite cité s’attachent à eux, plus pour leur utilité que pour les relations qui se nouent avec eux mais s’en détachent aussi bien quand ils se rebellent, veulent se révolter que quand la place qu’ils occupent au sein des foyers devient prépondérante. Est-ce un nouvel esclavage qui se dessine dans leurs rapports avec leurs « propriétaires » ? Lorsqu’une frange de la population humaine invente quelque chose de neuf, elle ne peut plus faire machine arrière ce qui l’oblige à assumer ses responsabilités. Pour les auteurs de ce document de catégorie sociologique et philosophique, la série fonctionne comme un miroir pour nos propres existences, une série de science fiction moins que d’essence dramatique. Cet événement artistique, documentaire, d’actualité vient à point nommé pour rompre les séries politiques actuellement sur les petits écrans pour désavouer le monde politique, fustiger les classes dominantes et gouvernantes et stigmatiser les comportements économico-financiers de certaines couches de la population la plus aisée, la plus favorisée qui met prudemment à l’abri ses réserves en capitaux. Il entre à vif dans le débat éthique qui a pris comme cible principale le monde technoscientifique où l’on ne se préoccupe plus guère des valeurs et qui ne supporte aucun jugement moral.

Neutralité

Cette attitude balance entre la neutralité réelle ou feinte du chercheur ou de l’ingénieur et leur nombre croissant soucieux de contribuer à un monde désirable et de soutenir le caractère humaniste de leur activité ce qui permettrait de vivre mieux grâce à leur implication dans la fabrication d’objets du « mieux-être » et de la confiance qu’ils inspirent dans les domaines des sciences et des techniques. Ces objets font partie du contexte dans lequel nous affirmons des valeurs, une axiologie, des comportements dont la portée atteint les limites de la conscience et les intérêts partagés avec nos semblables. L’éthique cherche à identifier les critères du bien-être, du mieux vivre en tenant compte des éléments de l’environnement avec la présence du décor, des animaux et des machines qui les entourent pour assurer la cohésion et l’harmonie entre l’individu et son entourage. Cette ambition réconciliatrice dont dépend la moralisation de la technique passe par une réflexion approfondie sur les relations entre le monde humain et animal et celui de l’univers des machines et celui des esclaves construits par l’homme au seul profit de son service. Le pas de plus, celui qui fait franchir le Rubicon, ligne de séparation incontournable entre la technique productrice de robots et l’humain a été réalisé par l’enjambement d’un pont reliant l’humain à un autrui « robotisé ». Est-ce le défi final posé à une éthique posthumaine avec ses préjugés qui prétendaient limiter l’application des valeurs morales aux seuls humains ?

Initiatives

Qu’en est-il des machines qui ont moins de pouvoirs d’initiatives que l’animal mais qui sont aussi moins versatiles ? Elles courent maintenant vers leur autonomie par des systèmes de feed-back, la multiplication des capteurs prêts à jalonner leur évolution vers une certaine autonomie dont on n’imagine pas encore la limite. Pourront-elles un jour accomplir les tâches les plus complexes jusqu’ici dévolues en exclusivité aux humains ? Ceux-ci peuvent-ils être frappés de terreur à l’idée de devoir un jour maîtriser le comportement de monstres à l’image d’un Frankenstein, créature créée par l’homme et qui finit par échapper à son emprise ? En vertu de la prémonition possible de la fabrication envisageable de robots dotés de systèmes d’information complexes capables de réagir sous des formes et des initiatives surprenantes, ce que nous appelons intelligence pourrait bien finir un jour par apparaître chez les robots les plus sophistiqués, les plus complexifiés. Cette hypothèse est loin d’être inconcevable si l’on songe à la multiplicité et à la complexité des tâches programmables pour les robots du futur qui auront à remplacer auprès des personnes âgées les plus handicapées et les plus vulnérables les humains fatigués de s’exténuer auprès des premiers et de moins en moins adaptés à la lourdeur des missions qui leur seraient confiées. C’est à ce point que risque d’entrer en jeu l’idée d’un vivre ensemble, d’une coexistence moins intergénérationnelle que sociétale ou politique.

Statut des robots

Quel pourra être leur statut s’il est défini par leurs « employeurs » qui auront à négocier les conditions de leur travail, de leurs loisirs ( ?) de leur maintenance à assurer par une « couverture technique » à défaut de l’être par une garantie « sociale ». On va jusqu’à parler du droit des robots comme on a déjà évoqué celui des animaux, au moins domestiques, puisque des hommes en ont pris la responsabilité jusqu’à la fin de leurs jours. Irons-nous jusqu’à chercher à savoir si ces autres seront des moyens à notre disposition ou des fins, cas auquel il faudra emprunter la voie kantienne, assurément peu prévue pour la solution de ce type d’interrogation. On a bien vu dans le film suédois que propriétaires humains et robots achetés comme des esclaves cherchaient dans un premier temps à amorcer un dialogue, précurseur d’une sorte de respect, voire de l’attente d’une autonomisation d’esclaves qui auraient accédé à leur libération, autre condition pour rendre équivalents les échanges entre maître et subordonné réduit à l’état de propriété. N’aurait-on pas inventé ou réinventé à cette occasion la relation éthique réciproque entre deux modèles de subordination « susceptibles d’engager l’échange de l’humain et du non-humain » et d’animisme en tant qu’imputation « par les humains à des non-humains d’une intériorité identique à la leur » ? Faut-il pour autant pousser les investigations dans ce domaine jusqu’à l’exploration des contenus axiologiques dégagés par les relations intercommunautaires entre humains et robots ?

Des larmes

Dans l’exemple proposé par le film suédois, on est très proche de voir apparaître au coin des cils de certains personnages, une larme, reflet d’une émotion en train de naître ou à peine réprimée. Est-il temps de soumettre cette investigation au « Cerveau de Cristal » décrit par Denis le Bihan à propos de sa création « neurospin » qui interroge l’activité du cerveau à partir de la neuro-imagerie par l’IRM en posant des questions inédites à l’éthique ? De là à aborder les difficiles questions posées sur l’empathie en particulier, il n’y a qu’un pas que les chercheurs n’hésitent pas à franchir et qui seraient prêts à le faire pour peu qu’on leur en donne l’autorisation et les moyens. La question est posée sur une éventuelle relation morale à engager entre l’homme et le robot androïde à l’instar de ce qui se passe avec les animaux domestiques « dotés de quelque chose comme une subjectivité » pour le moins d’une faculté de souffrir « qui impose qu’on les traite au même titre que des personnes ». Si une telle hypothèse prend corps, comment la conscience universelle devra-t-elle si prendre pour assister en toute neutralité aux massacres des animaux de toutes sortes engagés depuis la nuit des temps envers les divers gibiers des humains et qui se mutent en organisation industrielle de tuerie au seul service du prédateur suprême de la planète. Est-ce que le robot ne pourrait pas prendre symétriquement la place de certains agents dans des relations interhumaines de surface.

Émotions

Elles n’en sont pas pour autant totalement dénuées d’émotions primaires, de la joie à la tristesse, voire à la colère, ne serait-ce que celle suscitée artificiellement par les défilés, les manifestations de masse où me mimétisme l’emporte sur le sentiment. Cette hypothèse est d’autant plus crédible que des écrits font part de ci de là d’équivalents en signaux électriques et chimiques interprétés par le cerveau comme pour produire un sentiment particulier. La tentation risque d’être grande chez les « producteurs et fabricants de robots de les programmer de telle sorte qu’il soit en mesure de transformer les signaux en comportements émotionnels sans nécessairement faire intervenir dans ces processus l’intervention d’une conscience. Le bouleversement des moyens d’échange entre les humanoïdes trace le chemin pris entre lettres parfumées et électronique par ordinateurs ou SMS dont la réduction à des signaux primaires pour ne pas dire primitifs caractérise les substitutions en cours de développement dans les nouvelles générations. Est-ce que l’avenir d’une civilisation consistera à l’accueil obligatoire, nécessaire ou souhaitable d’un autre que moi comme « la promesse d’une cohésion nouvelle et salutaire » tient-elle de l’utopie ou d’une réalité à portée de parole, d’acte, sinon d’écriture ?


Besnier JM. Demain les posthumains. Paris, Librairie Arthème Fayard, 2012.
Descola Ph. Par delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.
Le Bihan D. Le cerveau de Cristal, Paris, Odile Jacob Sciences, 2012.

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