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Combien consomment les autos ?

Rumeurs, murmures et compassions

Le prix du pétrole

lundi 3 mai 2010, par Picospin

. L’auteur des rumeurs, est considéré par le droit comme un citoyen français et ne bénéficie pas de la protection du droit des journalistes comme le secret des sources. En tout état de cause, il bénéficie de la présomption d’innocence." S’il avait été journaliste, sa responsabilité aurait pu aussi être engagée, sous réserve du secret des sources et du droit à l’information.

Circulation d’informations ou de vent ?

On peut se demander si deux informations circulant dans les médias sont sujettes à caution ou si elles doivent être considérées comme crédibles. Aucune d’elle ne fait la moindre allusion à la vie privée d’un ou de plusieurs individus. La première concerne les consommation d’essence annoncées au nom de véhicules mis en vente récemment sous forme d’une publicité très ou trop favorable à la marque automobile en question. De plus en plus de clients s’aperçoivent que les chiffres indiqués par les constructeurs se placent nettement au-dessous de la réalité. Une telle différence inquiète les acquéreurs des voitures qui se demandent à juste titre s’ils conduisent mal ou si leur voiture répond mal aux sollicitations des pédales d’accélérateur et aux changements de vitesse proposés. Les discordances entre réalité et publicité inquiète er rend perplexe des acheteurs qui ont fait confiance aux indications des marques incriminées.

Une politique de la publicité sans fondement

A ce moment, poussés dans leurs derniers retranchements, les représentants des diverses marques sollicités répondent que les conditions de mesures de consommation publiées sont fort différentes de celles rencontrées dans la réalité. Cette dernière comme on le sait ne ressortit pas à une circulation virtuelle dans laquelle il n’y a ni frottements, ni résistance à l’air, ni pentes, si douces soient-elles. Il s’agit autrement dit de conditions idéales qu’on ne rencontre jamais dans la réalité de la vie qui est dure et complexe comme on le sait. Un banc d’essai n’est ni une autoroute empruntée par mistral, ni une départementale, creusée d’ornières et de trous qui détériorent les suspensions, usent les freins et provoquent les moteurs. Comme il est confortable à ce moment d’affirmer que les différences entre des circonstances de laboratoire et de fonctionnement sur rues ou routes ne sauraient être comparées ce qui explique à l’évidence les fortes différences enregistrées entre fiction et réalité. Voilà une explication rationnelle apte à satisfaire la curiosité légitime des propriétaires qui n’ont plus qu’à ouvrir largement leur portefeuille pour en extraire billets ou cartes de crédit. Les indications fournies par les constructeurs ne sont que légèrement déviées de la réalité.

Pauvre acquéreur

Ce fait est à mettre évidemment sur le compte de l’acquéreur qui n’a plus qu’à enfouir sa tête dans le sable. Cette situation devenant fort dangereuse pour lui-même et les autres voyageurs, la moindre notion de civisme l’oblige à extraire sa tête du sable pour diriger son attention vers la route afin d’éviter des rencontres fortuites avec d’autres véhicules dont le hasard voudrait qu’ils soient plus légers ou combien plus lourds que celui conduit par le pilote concerné. De cette situation périlleuse, rien n’empêche de passer à la marée noire qui envahit une partie des côtes des Etats-Unis habitées d’un côté par des pauvres, de l’autre par de riches propriétaires de Floride et au milieu par des habitants du Mississipi qui voient leur fleuve changer de couleur à vue d’œil et les alligators porter le deuil de leur espèce en cours d’extinction. On attend la miraculeuse intervention des robots chargés d’accomplir une mission impossible en raison de la profondeur extrême du site d’extraction du pétrole. L’autorisation de forer a du être accordée par quelqu’un et des personnes connaissant la direction des vents dominants.

Erreurs et errances

Ici, il est à craindre qu’une erreur cardinale a du se produire pour qu’autant de couleur noire ait été jetée sur le rivage en si peu de temps, empêchant les mangroves de respirer et les poissons de se nourrir et d’aspirer un peu d’air pour une impossible survie. Reste la dernière rumeur, l’ultime murmure, concernant la compassion manifestée par les frères européens à un des plus anciens bastions de la culture, de l’intelligence, de la philosophie, de la langue, du théâtre et de la mythologie, la Grèce ailée, décapitée de son Acropole et creusée de son Epidaure où résonnent les dernières sonorités de voix en disparition. Il fallait à tout prix aider ce pauvre pays confronté à la faillite avec des fonds empruntés à faible taux et revendus à Athéna au prix fort ce qui permettait à chacun de s’assurer de confortables bénéfices arrosés des pleurs, des lamentations des souscripteurs affectés par tant de malheurs que la fatalité avait envoyés à Europe. Qu’a-t-on fait de cette fille perdue, échappée de son pays pour longer la côte méditerranéenne pour rêver d’avenir, de bonheur, de plages ensoleillées avant de rencontrer le beau et divin Zeus soumis à la jalousie de son impossible épouse Héra et de se laisser séduire par une Turquie prête à se fondre dans sa famille et d’élever de charmants enfants du nom de Minos et Rhadamanthe avec lesquels ils s’installeront en Crête, dans la solitude d’une ile offerte à leur joie et des olives noires juteuses et savoureuses ?

Questionnement éthique :

1. Est-ce que le Principe de précaution est bien un des faits idéologiques majeurs de ce début de millénaire ?

2. A-t-on bien fait de faire entrer dans le droit le principe de précaution ?

3. Est-ce bien le reflet et l’expression du bon sens bien que son application intégrale inspire des décisions et des actions déraisonnables ?

4. Est-ce que cette nouvelle idéologie entretient des rapports l’opinion publique des rapports conflictuels sur la connaissance et ses médiateurs pour générer une nouvelle forme de populisme qu’on pourrait intituler le "précautionnisme" ?