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De l’accélération au ralentissement

Sagesse chinoise

Il faut savoir conduire des autos et des boeufs

mardi 16 août 2011, par Picospin

Comme un mauvais élève qui n’arrive pas à suivre les cours de ses maitres et reste assis au fond de la classe, près du radiateur quand il fait froid. Ce qui est souvent le cas de l’Empire du Milieu où la température n’est pas toujours des plus clémentes. Cette fois, il semble que cette Chine révolutionnaire à tout prix ait accéléré le mouvement de l’histoire.

Un credo abandonné ?

N’est-elle pas en train d’abandonner le credo du capitalisme enjoignant de progresser imprudemment et impunément sous peine de se trouver en queue de classement à l’instar de celui que fièrement publie celui de Shanghai, le nec plus ultra de la compétition intellectuelle et technico scientifique entre les institutions les plus performantes du monde. D’ailleurs, si certains représentants de l’excellence française ne se sont pas fait faute de signaler une certaine injustice dans cette appréciation des niveaux universitaires, on n’est pas mécontent de revenir à un peu plus de pondération dans les évaluations internationales pour peu qu’on veuille tenir compte de l’originalité de l’enseignement national où coexistent universités et Ecoles nationales pour remplir les têtes déjà bien pleines des candidats hypersélectionnés ayant droit à bénéficier de la qualité « unanimement reconnue » de la dite formation. Devant cette reconnaissance arrachée à prix d’or aux pontifes de la ville chinoise, on se prend à apprécier avec plus d’indulgence et de sympathie les oukases tombant de la bouche et des savants calculs de l’institution dont on loue les efforts pour tendre à plus de justice.

L’allure de l’escargot ?

Dans cette bousculade pour reconnaître quel est celui qui avance le plus loin mais pas nécessairement le plus vite vers le destin le plus approprié, le plus sur et le plus sécurisant de l’espèce humaine, la population chinoise prend le bœuf par les cornes. Elle avertit son pouvoir central et parfois impératif sinon trop rigide que la course indéfinie et infinie vers toujours plus de progrès à n’importe quel prix peut avoir des conséquences délétères, dangereuses et inhumaines envers l’homme et son environnement dans un pays qui a voulu à tout prix devancer les autres pour leur montrer que son savoir faire le rendait éligible pour toutes les excellences y compris celles de l’industrialisation massive, de l’invention à toute vitesse et de l’acharnement vers la production de masse, au risque de l’entrainer dans des accidents catastrophiques si on ne garde pas un certain recul devant les résultats escomptés. A cet égard il n’est que d’observer l’évolution des progrès moins que des révolutions industrielles qui viennent d’aboutir à l’échec des transports par nouvelles voies ferrées. Le message envoyé par scientifiques, imagerie et industries en provenance du Japon n’a fait que renforcer une certaine méfiance envers des vitesses de développement trop rapides pour un contrôle raisonnable des résultats avant de glisser un pas supplémentaire vers toujours plus d’invention, de nouveautés, d’initiatives sans rétrocontrôle de la qualité des produits mis sur le marché intérieur et international.

Trop d’avance nuit

A avancer trop vite dans le sens de la plus grande pente, on risque de déraper le long des obstacles en prenant des risques inconsidérés. Après la folle course de la technologie et de la production de masse, on peut faire confiance à la sagesse chinoise pour marquer un certain ralentissement et jeter vers l’arrière un regard attentionné, critique, sans être décourageant et intelligent sans être pervers. Qu’une certaine population chinoise ait choisi délibérément, sans les encouragements du pouvoir central de ralentir la course échevelée vers toujours plus de progrès dans tous les secteurs et tous les sens illustre à point nommé les interrogations qu’elle se pose sur son avenir.

Et le nucléaire ?

Il ne serait pas inconvenant que l’Europe en général et la France en particulier se pose la même question au sujet de l’industrialisation nucléaire dans laquelle elle a collectivement investi trop d’intelligence, de moyens et d’affection pour revenir en arrière sans que le risque soit pris d’un pavillon tricolore tombant en berne devant les regards éplorés de la nation. La décision d’amputer un membre vaut souvent mieux que d’attendre l’installation de la septicémie qui emporte le malade. Cette phrase n’est pas extraite d’un proverbe chinois mais de la réflexion simple et mesurée d’un enseignant et enseigné de l’institution pédagogique nationale qui a du mal à figurer sur la liste de Shanghai.

Questionnement éthique :

1. La sagesse chinoise a-t-elle compris que les innovations technologiques permettent de résoudre certains problèmes techniques tout en en créant d’autres ?

2. Le principe de précaution dans sa complexité et ses contradictions sera-t-il suffisant à agir en développant de nouvelles recherches pour lever les incertitudes sur les risques que peuvent comporter les innovations technologiques ?

3. Jusqu’à quel point doit-on reconnaitre que le progrès scientifique peut engendrer de nouveaux maux comme des destructions de l’environnement ou des menaces pour l’espèce ?

4. A-t-on le droit de mettre en place des mesures de précaution même si le risque n’est pas prouvé ?

Messages

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