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Education

Saoul comme un cochon ?
Saoul comme un singe sauvage ou un cochon
Quelle signification et quelles ressemblances ?

Article rédigé par Picospin le dimanche 25 janvier 2009

Cette coutume de garder un cochon pour le vendre au cours d’une tombola date du 19è siècle lorsqu’un pourceau s’était échoué sur une plage de Californie au décours d’une tempête.



Un baptême

Les habitants du village baptisèrent l’animal du nom de l’endroit où on découvrit cette bête, décidèrent que c’était un don de dieu et par conséquent devenait la propriété de la commune puis le vendirent aux enchères au cours de la saison consacrée à l’abattage des porcs. Cette façon de faire permettait à la communauté de couvrir les frais de la fête de Saint Antoine qui est un des patrons de la région. Depuis cette date, les organisateur de la fête ont acheté un porcelet au mois de juin, l’appelèrent Antoine qu’il fût sanglier ou truie (l’incarnation la plus récente est en réalité une « Antoinette » lui placèrent un collier autour du cou et le laissèrent suffisamment lâche pour que l’animal puisse se promener dans toute la ville. Les habitants du village mirent devant leur porte tous les reliefs de leurs repas pour que l’animal ait le loisir de récupérer tout ce qui était tombé par terre à partir de leurs vergers. Comme j’avais pu obtenir des billets pour la tombola à l’intention de mes neveux qui étaient de retour en Angleterre, j’ai profité de l’occasion pour me rendre à la fête de Saint Antoine. J’ai trouvé ma petite amie, la truie près de la statue de bronze en train de perdre quelque peu le contrôle de sa vessie ce qui m’intrigua et m’incita à me poser la question de savoir si elle n’avait pas abusé de la boisson locale qui relevait d’une brasserie locale dont la réputation consistait à fabriquer une bière locale considérée comme hautement diurétique. Je n’ai pas pensé que cette question était indiscrète à son sujet car une grande variété de créatures consomment de l’alcool même à l’état sauvage depuis les frelons jusqu’aux éléphants. Beaucoup trouvent leur voie dans le plaisir de se lancer dans des régimes consistant en fruits fermentés, nectar de diverses plantes mais beaucoup d’entre eux présentent ensuite des signes d’ébriété après l’absorption de si bonnes choses.

Le désir

Leur inclination pour des substances aussi naturelles et succulentes est bien compréhensible car l’éthanol est une substance séduisante, très riche, qui contient plus de sucre que le sucre raffiné et dont la localisation de l’arôme est facile à détecter. Cette soif naturelle a été exploitée par l’homme depuis l’aube de l’humanité comme l’a déjà décrit Aristote qui avait remarqué depuis longtemps que les ânes sauvage peuvent être capturés en mettant en dehors des fermes des jarres contenant du vin de palme. C’est cette même méthode utilisée pour la capture qui était déjà en vigueur au 19è siècle lorsque Darwin avait commencé à décrire le comportement de l’homme qu’il considérait si proche de celui de l’animal. Ces derniers peuvent s’enivrer comme les hommes. Ils attrapent la gueule de bois, se sentent mal les lendemains de ces libations, ont mal à la tête et ont mauvaise mine. Quand on leur offre du vin ou de la bière, ils les refusent, s’en détournent avec dégoût et se précipitent vers les jus de fruits et de citron. Certains mammifères avec lesquels nous partageons un ancêtre commun présentent non seulement une prédilection pour pour l’alcool mais montrent à son endroit une exceptionnelle tolérance.

9 drinks

Certaines de ces espèces parviennent à se procurer du nectar de palme fermenté dans leurs forêts de Malaisie où chaque nuit ils parviennent à consommer l’équivalent de 9 boissons alcoolisées sans aucune détérioration de leur comportement. Peut-être avons-nous, nous humains pris l’habitude de boire beaucoup avant d’avoir eu accès à la plénitude de notre humanité ? Le porcs ne rencontrent pas énormément d’alcool au cours de leurs prégrinations dans leur vie sauvage. La tendance des animaux domestiques à se laisser aller à la consommation excessive d’alcool est bien connue. Il est clairement cruel de forcers les animaux à boire ce qui est équivalent à les empoisonner. Même si certains d’entre eux comme les chiens, les chèvres, les vaches et les cochons sont capables de développer un goût forcené de leur propre initiative. Aristote avait remarqué que le cochon grec devenait ivre quand on les remplissait de peux de raisins pressés. On a observé le même phénomène en Nouvelle Angleterre lors de l’époque coloniale où la production et la consommation de cidre étaient colossales.

Ebriété

L’état d’ébriété qui s’en suivait avait suscité de nombreux commentaires à l’époque. C’est alors que j’ai décidé de demander à un de mes amis qui tenait quartier général à St Antoine si Antoine buvait. Sa réponse fusait, négative car disait-il, toute incarnation et réincarnation d’Antoine reste parfaitement sèche. Le souvenir du destin tragique d’Antoine 1998 est encore dans toutes les mémoires. Cet avatar particulier a donné naissance à la fête de la sardine dont la forte consommation a provoqué une soif inextinguible. Il l’a éteinte en buvant plusieurs litres de vin rouge, s’est couché pour faire une sieste au soleil et finit par mourir d’une attaque cardiaque. Personne ne s’est plus présenté pour réclamer une rencontre avec Antoine en 2009. Le billet gagnant portait le N° 8920 et son propriétaire avait jusqu’au 21 janvier pour se présenter mais hélas, ne l’a pas fait ce qui fait que le cochon sera vendu aux enchères en ville cette semaine.

New York Times 24.1.09 Drunk as a Skunk … or a Wild Monkey … or a Pig By Iain Gately

Questionnement éthique :

1. Quel rapport cette fable peut-elle avoir avec les problèmes posés par l’éthique ?

2. Est-il légitime de comparer le comportement des mammifères envers l’alcool à celui des hominidés ?

3. Est-ce qu’on peu considérer cette histoire comme le symbole de la survenue de l’alcoolisme chez les jeunes ?

4. Y-aurait-il une morale à cette histoire dans la mesure où le cochon saoul ressent les effets délétères de l’alcoolisme comme la gueule de bois, les maux de tête puis la nécessité de s’adonner à une sieste fatale au soleil, cause de son attaque cardiaque ?




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