Ethique Info

Accueil > Société > Services rendus à la nation par le cannabis

Le cannabis sert-il à être heureux ?

Services rendus à la nation par le cannabis

Peut-être dans certains cas ?....

lundi 25 avril 2011, par Picospin

Cette contamination, trop négligée jusqu’à une époque récente, est aujourd’hui préoccupante par ses conséquences environnementales, sanitaires et socio-économiques. Il est alors primordial d’éviter la propagation des pollutions à d’autres sites et de dépolluer les sites contaminés pour permettre leur restauration.

Remède aux pollutions du sol

Pour remédier à ces pollutions, de nombreuses techniques de dépollution existent, physico-chimiques, mécaniques ou encore biologiques. Parmi ces techniques, des méthodes biologiques présentent l’avantage d’être moins coûteuses moins lourdes à appliquer et surtout plus écologiques. Restaurer des ressources essentielles comme les sols en utilisant la capacité de certaines plantes à fixer, extraire, modifier ou détruire un polluant (charges organiques, plomb, azote, phosphore, germes...), c’est ce que propose la phytorémédiation, une de ces techniques peu coûteuses en développement à l’heure actuelle. Voilà une nouveauté qui risque de faire réfléchir bon nombre d’entre nous. L’interrogation ne concerne pas que le mythe, une solution miraculeuse ou mythique moins au problème général de la drogue qu’à celui de la reconstitution, de la guérison ou de l’entrée en convalescence des sols contaminés par les irradiations provenant des failles des centrales nucléaires comme celles survenues à la suite des séismes et tsunamis de Fuskushima au Japon.

A quoi servent les végétaux

Après avoir connu la phytothérapie, nous voici soudain confrontés à la « phytoremédiation ». Ce terme étrange entré dans la littérature médicale à saute-mouton étonne, surprend et rend perplexes les plus assagis de observateurs de la littérature scientifique moderne. De quelle poche, ce terme et surtout sa significations sont-ils sortis à un moment où le monde de la technologie, de l’énergie, de l’ingénierie, de la chimie, sinon de la botanique est en proie au désespoir, au défaitisme, à la dépression pour n’avoir pas su prévoir les dégâts immenses causés par les catastrophe nucléaires. On en avait difficilement cru prévoir certaines. Ce sont d’autres qui se sont produites et, pire, elles n’ont pas eu lieu séparément ménageant un temps de latence entre leur date d’entrée dans le cosmos pour laisser le temps à l’homme de science et de raison d’échafauder une réaction de défense. Elles sont survenues par séries, comme si le monde des quanta, imaginé autrefois par Plancke, avait eu l’idée saugrenue et diabolique d’envoyer aux hommes des malheurs par paquets.

De la glissade à l’explosion

Au Japon, tout a commencé par un simple glissement de plaques tectoniques pour finir par un tsunami géant dont la hauteur mesurait deux fois plus que la plus grande prévue par les scientifiques les plus expérimentés, les calculatrices les plus sophistiquées et les plus fiables. La surprise vient, telle une explosion, rappeler au monde que des solutions pourraient exister qui seraient capables de faire appel aux plantes, ces délaissées par la nature et l’homme, pour réparer ce que la main dangereuse parfois, meurtrière souvent de l’homme a accomplie pour menacer la planète des conséquences insoupçonnées de son action unique ou de ses agissements irresponsables. Il se trouve que le vecteur d’une application peut-être décisive demain dans la correction des déséquilibres physico-chimiques d’un Prométhée, devenu fou par la prise de conscience de sa puissance et de ses égarements, fait appel à un produit bien connu non seulement des services de police mais aussi et surtout par ses usagers et les médias. On en parle beaucoup ces jours-ci à propos de ses effets maléfiques et de son éventuel danger pour les âmes faibles et délaissées.

Libéralisation du cannabis ?

C’est au point que des pays aussi conservateurs sur le plan des institutions, des lois et réglementations que la France n’ont pas manqué d’envisager sa libéralisation pour éviter que l’interdiction rigoureuse et prolongée n’apporte plus de catastrophes que d’avantages, à l’instar de quelques pays qui ont déjà franchi le pas de sa levée d’interdiction. Planter du cannabis pour décontaminer les sols ? La solution, qui s’appelle la « phytoremédiation », fait appel à des plantes, dont, éventuellement, le cannabis dont la consommation régulière touche plus les hommes que les femmes mais dont la popularité ne cesse de croitre puisqu’un sujet sur 5 a déjà éprouvé le désir de le gouter, en particulier chez les adolescents de 17 ans. Ces chiffres restent toutefois largement inférieurs à ceux du tabagisme et de l’éthylisme qui atteignent des pourcentages respectifs de 33% chez les hommes pour le premier et 51% pour le second. L’idée peut paraître anecdotique, mais elle a néanmoins été sérieusement étudiée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). "Tout le monde en rêve. Mais l’histoire du cannabis, c’est peut-être une bonne plaisanterie." "L’idée, c’est d’utiliser des plantes qui fixeraient la radioactivité et l’amèneraient dans la tige.

Extraire la radioactivité

En coupant les tiges, vous extrairiez la radioactivité du sol." Il faudrait ensuite se débarrasser de cette récolte polluée, en l’incinérant. Mais les cendres constitueraient autant de déchets radioactifs. "Des gens qui ont voulu faire des expériences nous ont sollicité. On a mesuré les taux de radioactivité dans le sol, puis dans les plantes pour voir quel est le transfert entre les deux. Au final, c’est encore très décevant". Nettoyer permet de se débarrasser de la radioactivité sur des espaces limités, comme les routes. "Dans la zone interdite qui entoure Tchernobyl, des camions passent régulièrement nettoyer les routes qui se recontaminent en permanence, parce que la radioactivité est juste là, dans le bas-côté. Dès qu’il y a du vent, les poussières reviennent". Les toits des bâtiments peuvent aussi faire l’objet de lavages, à grands renforts de produits décapants. Mais les bénéfices sont limités en raison de la forte quantité de rejets chimiques. Les différents types de césium et les iodes sont les radioéléments qui posent le plus de problèmes à long terme. Il faut 30 ans pour que disparaisse la moitié de la radioactivité du césium qui pendant les premières années, tend à pénétrer dans le sol.

Enterrer en profondeur

Pour s’en débarrasser, il suffit de l’enfouir profondément dans le sol. Si la zone interdite de 30 km qui entoure Tchernobyl devrait rester inhabitable pour "plusieurs centaines d’années", on peut imaginer le même scénario à Fukushima où, comme à Tchernobyl, les travaux pour démanteler les réacteurs endommagés prendront des années. Il faudra ménager jusqu’à la centrale japonaise un accès décontaminé en permanence pour permettre l’accès des travailleurs opérant sur le site ce qui risque d’être interdit longtemps. La zone de 20 km autour de la centrale accidentée avait été évacuée dans les premiers temps de la crise nucléaire, peu après le séisme et le tsunami du 11 mars. Environ 80.000 habitants ont ainsi laissé derrière eux leurs maisons et leurs biens.

Recherches et récupérations

Selon les dispositions prises jeudi par les autorités japonaises, chaque famille pourra envoyer l’un de ses membres pour récupérer des possessions abandonnés pendant une durée maximum de deux heures. "Faire l’aller-retour ne pose aucun problème car si vous restez un minimum de temps vous n’allez recevoir qu’un faible débit de dose. Si les habitants de la zone ne pourront pas emporter n’importe quel type d’objets, ils pourront prendre des objets personnels ou des souvenirs à l’intérieur des maison mais pour récupérer des choses dehors, la situation devient beaucoup plus problématique. Les riverains de la centrale ne sont donc pas au bout de leurs peines.

Questionnement éthique :

1. Dans quelle mesure les progrès de la technique ont-ils rendu nécessaires la formulation du principe de responsabilité et de précaution ?

2. Quelle est la quantité de risques engendrée par le progrès scientifique ?

3. Faut-il avoir des preuves du risque pour agir et répondre par le principe de précaution ?

4. A-t-on le droit de mettre en place des mesures de précaution même si le risque n’est pas prouvé ?

Messages