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Soir de Fête du travail

lundi 2 mai 2011, par Picospin

La première pour confirmer ce que j’avais évoqué à plusieurs reprises. Hommes et femmes politiques ne se préoccupent guère des affaires de l’état et en tout état de cause plus de leurs propres problèmes que de ceux de la collectivité au service de laquelle ils ont pourtant été élus.

Comme ils consacrent plus de temps à paraître qu’à être, on se demande bien comment ils en trouvent pour se consacrer à la réflexion, à la délibération avant toute prise de décision. C’est peut-être bien pour cette raison que ces dernières, indispensables à la conduite d’un état, d’administrations multiples, ne sont prises qu’au compte goutte, souvent au hasard sinon dans des délais inadéquats, à contre courant et en tout cas dans des délais trop longs pour avoir une influence déterminante sur les responsables, les utilisateurs les exécutants et le peuple. Tous ont du mal à comprendre l’exigence de délais trop longs pour faire acte de réaction utile et percutante face aux actions et projets déclenchés par la concurrence. C’est ainsi que j’ai pu observer sur des images fort télégéniques et riantes la marche en avant d’une secrétaire du Parti Socialiste à l’issue d’un match de football pour soutenir son équipe locale, celle de Lille, fort méritante par ailleurs puisque jouant pour garder la tête du championnat de France. N’avait-elle rien de mieux à faire que de lorgner sur un ballon pour l’accompagner dans les filets adverses au lieu de se pencher avec conviction sur les projets, les éventualités, l’avenir, les probabilités d’une victoire ou d’une défaite et les conduites à tenir dans l’une ou l’autre de ces survenues.
On parle beaucoup en ce moment des problèmes raciaux au sein des équipes de football en raison de certaines discriminations dites raciales dont on discuterait en haut lieu pour restreindre la formation des jeunes joueurs trop bronzés dont on ne saurait pourtant se passer en raison, disent certains, de leur carrure indispensable à une défense efficace des lignes arrières de l’équipe nationale quelle que soit son origine. De préférence française, à la rigueur africaine. Je voulais en venir à l’activité plus que réduite des responsables de l’administration de l’État qui passent plus de temps au petit déjeuner et aux visites des sites importants du pays qu’à l’examen des dossiers sensibles dont les interrogations diverses exigent concentration, cohésion, compréhension, sinon analyse rigoureuse. La discipline et le travail qu’on exige des jeunes élèves réprimés pour leur violence et leur indiscipline éviteraient que soient commises par des langues qui fourchent trop vite des erreurs d’enfants de CM1 portant sur les dimensions d’un hectare par un Ministre de l’Agriculture, ou de la situation du Japon sur notre malheureux globe qui vient de dériver, sous le nez et à la barbe de terriens bien éduqués de l’hémisphère nord à celui du sud. On savait les rescapés de l’éducation nationale plutôt faibles en géographie. Cette idée est cette fois confirmée par les déclarations d’une députée européenne, sachant donc embrasser les rotondités de la planète sans montrer en tout cas une parfaite connaissance de ses creux, de ses rotondités et de ses bosses. Un érotisme de surface trop pudique pour être vrai.
On sait bien que le repos total de la Fête du Travail est un acquis social. Faut-il pour autant qu’il profite surtout à la classe politique supérieure au détriment des couches les plus usées et les plus fatiguées d’une nation qui l’est déjà à un degré excessif ?