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La vie difficile des concurrents ?

Solidarité ou égalité ?

Que faire et comment faire pour la jeunesse

lundi 2 février 2009, par Picospin

Voici en quels termes le Président de la République a présenté les nouvelles attributions de Martin Hirsch qui avait déjà montré ses capacités d’organisateur, de réalisateur et d’inventeur à propos de ses activités au sein de la fondation d’Emmaüs.

Une annonce attendue

L’annonce de la nomination de Martin Hirsch par Nicolas Sarcozy s’est concrétisée en ces termes : "Avec le Premier ministre François Fillon, nous avons demandé à Martin Hirsch de devenir haut-commissaire à la jeunesse et de porter, en accord avec ses collègues, une politique de la jeunesse", a déclaré M. Sarkozy. Notre projet, c’est de travailler autour de l’idée d’un droit à l’autonomie. Toute la politique de la jeunesse du gouvernement doit être tournée autour de l’idée de renforcer l’autonomie des jeunes. Quelqu’un à qui on donne les moyens de l’autonomie est un jeune qui devient libre de faire des choix tout en étant responsable. L’autonomie c’est uniquement la liberté qui n’existe pas sans la responsabilité. Nous devons essayer de répondre à la demande d’autonomie des jeunes, pour leur donner les moyens de choisir en être libre et responsable. Personnalité d’ouverture, Martin Hirsch, 45 ans, ancien président de la fondation Emmaüs, est entré au gouvernement en mai 2007 pour mettre en place le revenu de solidarité active (RSA), qui doit entrer en vigueur à la mi-2009. Comme Martin Hirsch est un homme qui toute sa vie s’est engagé, je vois beaucoup d’intérêt à ce qu’il devienne celui qui, au sein du gouvernement porte cette idée auprès des jeunes. Selon l’Elysée, la nomination de Martin Hirsch au poste de haut-commissaire à la Jeunesse modifie les attributions du secrétaire d’Etat.

Que faire de la jeunesse ?

Que faut-il faire d’une jeunesse et pour une jeunesse chahutée dans tous les sens au gré non seulement du vent et de la voilure mais des décisions hâtives, souvent contradictoires, incohérentes prises par des responsables de l’éducation qui la promène de lois en règlement, de schémas en projets, de contrôle des connaissances en concours à travers le dédale des nouvelles offres de carrière qui se veulent novatrices et capables de faire intégrer les écoliers, les élèves puis les étudiants dans de confortables institutions chauffées tiédies par les traces caloriques laissées par leurs prédécesseurs ? Comment en amener leurs éléments les plus actifs, mais aussi les plus mal lotis à l’indépendance, l’autonomie, la réflexion, la sécurisation, sans leur imposer le dur chemin des compétitions sauvages les obliger à se frotter à une rivalité qui nie l’homme pour privilégier ses aptitudes à la compétition comme on conditionne tout compétiteur en le transformant en coq de combat devant des spectateurs médusés de voir autant d’énergie déployée ou gaspillée aux dépens d’une humanité devenue méconnaissable à force de cibler l’égalité, pièce maitresse de l’édifice bâti par la République.

Des lévriers au régime

Pendant ce temps, les nouveaux lévriers peaufinent leur forme sous les lampes électriques qui mangent leurs yeux, gaspillent les énergies et annihilent définitivement toute velléité de mise en œuvre de la moindre solidarité tant on fait sacrifier cette dernière à la juste compétition, celle qui possède la vérité car du haut des ses demi-points d’écart, elle juge, classe construit l’avenir des uns et détruit celui des autres. Assurément, il y aura beaucoup de travail pour rétablir de l’humain dans cette arène, ces joutes de la connaissance, ces combats de Titans faisant exploser des cerveaux dont les mèches ont déjà été allumées pour éliminer leur cible rivale. Bonne chance au Commissaire chargé d’une solidarité active qui aurait intérêt à se montrer à cet emplacement en même temps qu’à celui de toutes les ouvertures à la vie. Selon le communiqué de l’Elysée, Bernard Laporte, ne conservera que le portefeuille des Sports.