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Solitude et désir de mort dans nos sociétés

lundi 1er juillet 2013, par Picospin

Le voilà condamné à la solitude entre ciel et terre, entre pics et crevasses, entre le haut et le bas. Est-ce une solitude de ce type que craignent et doivent affronter jour après jour les 6 millions de Français concernés par la solitude dans laquelle ils se débattent, sans aide ni contacts, ni sollicitude, ni même amitié. Selon l’enquête annuelle réalisée par la Fondation de France, le nombre de personnes qui n’ont pas de relations sociales est passé de 4 millions en 2010 à 5 millions en 2013, au sein des réseaux de sociabilité que constituent la famille, le travail, les amis, connaissances et relations de voisinage.

Absence de liens

En 2013, 27% des Français ne possèdent qu’un seul réseau, près de 40% n’ont pas de lien avec leur famille, plus de 35% n’ont pas de contact avec leurs voisins et 25% ne disposent d’aucun réseau amical actif. Pour les moins de 40 ans, la solitude a doublé en 3 ans. Chez les jeunes de18-25 ans, le phénomène prend une ampleur surprenante et touche plus de 5% d’entre eux. Les personnes âgées sont aussi victimes de l’isolement au niveau inquiétant de 24% contre seulement 16% en 2010. La Fondation de France s’emploie à redoubler d’initiatives pour faire baisser ces chiffres, gonflés à l’occasion de la hausse du chômage qui brise les liens, culpabilise les consciences, procède à l’exclusion sociale et génère honte et perte d’estime de soi. Mise en place de jardins partagés, réhabilitation de logements par des habitants, la Fondation de France, accompagnée par de nombreuses autres associations met en place quantités d’actions pour proposer des solutions à ces déchirures au sein de la société.

Projets du CCNE

Plus récemment encore, on apprend que le CCNE ne va pas tarder à rendre un rapport sur son avis sur la fin de vie, en particulier les conditions pour rendre plus dignes les derniers moments de la vie d’un patient dont les traitements ont été interrompus et l’assistance au suicide. Le texte insiste sur la difficulté de mettre en perspective notre regard sur l’agonie dès lors que la foi s’est retirée de notre monde actuel. Devant cette vacuité des mots et des signifiants, le monde actuel préfère parler en lieu et place d’euthanasie d’aide à mourir, de suicide médicalement assisté, de mort dans la dignité tous euphémismes chargés de se substituer au fait de tuer qui implique une chaine de responsabilités, depuis le politique qui vote la loi jusqu’au médecin qui l’applique et prescrit le produit létal, du préparateur qui le confectionne aux personnes des laboratoires qui le fabriquent. Tous peuvent se sentir complices même si la mort est bien accomplie à la demande expresse du patient. Le regard des populations sur ce « meurtre » n’est pas uniforme et dépend en grande partie des cultures au sein desquelles cet acte interdit a lieu.

Souffrir ou tuer ?

Les protestants seraient plus sensibles à la souffrance qu’au « meurtre » lui-même et en pays catholique, comme en France, il y a des présupposés politiques générés par un passage éphémère du totalitarisme qui a aiguisé craintes et terreurs de dérives dangereuses. Les gens s’y expriment au nom de l’intérêt individuel plus que de celui de la collectivité même si dans le cas d’une demande de mort le candidat impose sa mort aux proches qu’il informe de sa décision, leur demande de l’accompagner et les invite à le regarder mourir. Pendant que se développe ce gout pour sa propre mort, cette dernière est mise à distance, s’aseptise en s’isolant de la communauté des vivants en même temps qu’elle s’impose tout en en effaçant l’image réelle par sa symbolisation virtuelle . Est-ce cette substitution qui favorise l’épuisement du rituel autrefois tourné vers le défunt auquel il fallait faciliter l’accès au monde des morts pour éviter qu’il ne reste accroché à celui des vivants ? Les obsèques visent à assembler les vivants pour mutualiser leur chagrin sans que ces objectifs soient atteints dans toute leur plénitude.

Recherche de douceur de vivre

Si les adjurations pour une mort douce recueillent autant de succès, c’est pour satisfaire le besoin de vivre les derniers instants dans une douceur relative, celle d’un confort assuré par l’absence de douleur, une agonie sans souffrance, la recherche du confort auquel les vivants tiennent tant et la recherchent d’autant plus qu’il est devenu moins le parangon de la vertu que celui du bien-être. L’agonie est devenue le moment redouté au point qu’on tente par tous le moyens d’en éviter la survenue et d’échapper à son passage. De cette pensée terrorisante vient l’engouement pour les religions orientales qui confinent aux philosophies toutes celles qui suggèrent plus l’existence d’un recul de la religiosité que de celui de la spiritualité.

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