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Que faire des activités sportives ?

Sport de compétition ou d’épanouissement ?

Une alimentation, une carrière ou un délassement ?

jeudi 10 juillet 2008, par Picospin

L’Etat n’a plus d’argent et ne souhaite plus en dépenser pour le sport. Les sports ne sont plus gérés par un ministère de plein exercice et les conventions d’objectifs avec les fédérations sportives sont en nette diminution (- 10 % en moyenne), en pleine année olympique

Des restrictions

L’Etat n’a plus d’argent et ne souhaite plus en dépenser pour le sport. Les sports ne sont plus gérés par un ministère de plein exercice et les conventions d’objectifs avec les fédérations sportives sont en nette diminution (- 10 % en moyenne), en pleine année olympiqueL’horizon du sport français est barré par la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui est construite sur la seule logique comptable. Cette réforme est une occasion ratée de moderniser le système sportif français et de repenser un modèle dépassé. Elle aurait ainsi largement gagné à un peu d’imagination et, surtout, de concertation. Les porteurs de cette réforme auraient ainsi pris conscience de la nécessité de proposer un nouveau modèle équilibré entre les principaux acteurs du sport : l’Etat, les collectivités territoriales et locales, les fédérations sportives et leurs partenaires privés. Les fédérations sont en mesure de prendre une tout autre place dans l’organisation du sport français. L’Etat n’est en effet plus c apable d’exercer toutes ses missions, ni sur le haut niveau, ni sur le développement des pratiques, ni sur les valeurs sociales et éducatives. Les fédérations, dans ces différents domaines, ont acquis des compétences qui doivent pouvoir être mieux valorisées.

Responsabilités

Aptes à assumer leurs responsabilités, elles sont les garantes d’un véritable service public du sport, de l’équité territoriale et de la diffusion des pratiques partout en France. Elles doivent être reconnues et ne peuvent plus être à la merci de subventions annuelles évoluant au gré des politiques ministérielles successives et des arbitrages budgétaires des autorités responsables. La force du mouvement sportif français repose sur son maillage territorial, au niveau des régions, des départements et des communes à travers les structures déconcentrées et les clubs. Dans ce cadre, les collectivités territoriales et locales, qui financent déjà 85 % de l’action sportive, doivent pouvoir intégrer la gouvernance du sport. Il est ainsi indispensable de créer des conférences régionales du sport, regroupant l’ensemble des acteurs locaux, chargées de coordonner les différents programmes de développement de la pratique et des équipements. De son côté, le Centre national pour le développement du sport (CNDS) doit prendre son autonomie. Il doit être un outil impartial pour assurer le financement de la vie associative sportive française. A l’heure où les fédérations et l’ensemble du mouvement sportif sont mis dans une situation très délicate, il est nécessaire de lancer un dialogue constructif avec tous les acteurs du sport français.

Construction dans la crédibilité

L’Etat est en passe de perdre sa crédibilité. Il doit accepter d’engager la concertation pour que nous puissions aboutir rapidement à l’avènement d’une gouvernance du sport qui respecte réellement toutes les parties en présence. Même si elle a déjà été rejetée par le secrétariat d’Etat aux sports, à la jeunesse et à la vie associative, le Président de la Fédération d’Athlétisme renouvelle sa proposition de lancer un "Grenelle du sport" dans les meilleurs délais pour que soit bâti un avenir plus radieux pour l’organisation du sport dans notre pays, et qui devra prendre en compte la dimension européenne et mondiale des activités sportives, en particulier dans leur rôle social, économique et éducatif. Il est temps de s’y engager volontairement !

Questionnement :

1. Quels sports ?

Tous sont des sports d’endurance, que chacun peut pratiquer 52 semaines par an quelles que soient ses ressources.La marche à pied fait déjà du bien, surtout quand elle prend les noms charmants de pêche à la truite, parcours de santé, parcours à la boussole, randonnée pédestre, reportage photographique, botanique, observation des animaux, tir à l’arc, golf. La marche nordique, aidée de bâtons, est un sport plus complet.
À partir d’un certain âge, la marche est la première étape avant d’accéder aux autres sports de santé : il faut d’abord être capable de marcher une heure sans douleur des tendons ni des articulations. jogging : sur le bitume ou sur tous terrains (cross-country), selon les préférences. Par exemple, une bonne demi-heure, une fois par semaine, suffit déjà, jusqu’au-delà de 75 ans, à entretenir le souffle et l’agilité, ainsi que la force des membres inférieurs. Ni une pluie fine, ni le gel n’y font obstacle. Remarquer le bien-être qui apparaît au bout d’une dizaine de minutes.la bicyclette ménage encore plus l’organisme, parce que celui-ci est porté… tant qu’il n’y a pas de chute. Comme les sports précédents, elle se pratique en plein air, ce qui facilite le rafraîchissement des muscles et l’évaporation de la sueur. L’effort est plus régulier sur bitume ou sur" tous chemins" que sur "tous terrains". Quand l’état de santé contre-indique la bicyclette, le vélo d’intérieur prévient les accidents de la circulation. La natation ménage l’organisme tout en le fortifiant, et pratiquement sans risques. Elle est irremplaçable quand il fait trop chaud pour les autres sports, ainsi qu’en cas de grossesse. Alterner la nage sur le côté et sur le dos développe la souplesse et combat le mal de dos.

2. Compétition ?

On ne peut qu’être effaré par les efforts excessifs qui sont exigés de la part de ce que l’on appelle les athlètes de haut niveau. A cette hauteur, n’y a-t-il pas une sollicitation exagérée des organes d’exécution comme les muscles, les articulations d’un côté, le coeur de l’autre dont on a évoqué récemment des difficultés d’adaptation que l’on a trop facilement mis sur le compte d’une anomalie congénitale, c’est à dire de naissance. Le coeur est un muscle comme les autres, susceptible de grossir à mesure qu’il est sollicité pour accomplir des efforts disproportionnés. Regardez bien les muscles hypertrophiés de certains footballeurs ou rugbymen et vous aurez le reflet de ce qui se passe au niveau du coeur. Seulement, dans cet organe qui travaille depuis les premiers instants de la vie et ne s’arrête qu’à la mort, l’augmentation de la masse musculaire aboutit à une diminution des cavités programmées pour recevoir et éjecter 60 fois par minute le sang nécessaire à la vie de l’organisme. De la sorte, tout l’espace occupé par cet organe l’est pour y loger le muscle qui travaille donc à vide. C’est dans ces conditions qu’on a vu mourir subitement des footballeurs sur le terrain au cours ou juste après l’effort. Excès ? Sans doute comme sont excessives les centaines d’heures nécessaires aux joueurs et joueuses de tennis pour accéder aux têtes des classements. Ces efforts démesurés entament leurs muscles, articulations, tendons et les forcent souvent à u repos prolongé avant de pouvoir reprendre la compétition.

3. "Aller au bout de soi-même" est devenu une des devises utilisées aussi bien par les chercheurs d’exploits de l’extrême que par ceux qui ont pour ambition de tirer de l’exercice du sport un moyen d’enrichissement pour eux-mêmes et leur famille. Peut-être est-ce louable ? Mais à quel prix ?

4. En réponse à la « crise du lien social », le sport est souvent présenté comme un ciment ou du moins comme un modèle d’intégration pour les « jeunes des cités ». Dans ce contexte, le sport devient « social » et la jeunesse des quartiers populaires apparaît comme le groupe cible des nouveaux dispositifs « socio-sportifs » mis en œuvre par les pouvoirs publics. Le sport peut-il pacifier et redynamiser une banlieue ? Quels sont les sports pratiqués dans les quartiers ? Selon quelles modalités ? Pourquoi privilégier le sport dans les politiques urbaines à destination des quartiers de relégation ? Les auteurs se proposent précisément de questionner les catégories utilisées pour approcher cette réalité tout en l’illustrant à partir d’enquêtes sociologiques récentes.
Ce travail de synthèse pourra-t-il constituer à la fois un outil de réflexion pour chercheurs et étudiants en sciences sociales et un outil d’aide à la décision pour tous les acteurs des politiques publiques du sport ?