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Les résultats paradoxaux du Championnat d’Europe des Nations

Surprises ou mauvaise information ?

Quels sont les enjeux de cette compétition ?

dimanche 22 juin 2008, par Picospin

On peut naturellement invoquer les irrégularités du calendrier, l’asynchronisme de la compétition nationale, les rôles respectifs des entraîneurs, des joueurs, du staff technique avec ses physiothérapeutes, ses psychologues, ses directeurs sportifs et présidents. On peut aussi s’interroger sur les motivations individuelles des sportifs qui jouent dans des formations étrangères, de ceux qui restent sagement dans leur pays, gardent des ambitions modérées et préfèrent la vie casanière au sein de leur entourage parlant la langue maternelle que le changement d’atmosphère. Qui a raison, qui profite le plus de ces décisions et quel est en définitive le vrai bénéficiaire des décisions du footballeur sinon de ce que l’on appelle son agent ?

De belles rencontres

Une remarque fait actuellement l’unanimité : l’exceptionnelle qualité des rencontres, leur relative correction malgré un arbitrage dont la plupart s’accordent à critiquer l’insuffisance sinon la médiocrité. On propose à cet effet, la multiplication des caméras, un positionnement différent des arbitres, le recours aux documents plus qu’aux témoignages visuels. On voit aussi d’année en année grandir les sportifs, surtout dans certains pays sans qu’une explication rationnelle ait pu être donnée à ce phénomène. Certains enfants ont-ils été élevés aux hormones se demandent certains devant les tailles inhabituelles acquises par les joueurs parvenus à l’âge adulte. On voit aussi de façon étrange deux entraîneurs issus du même pays et de la même formation préparer les joueurs de deux équipes différentes comme c’est encore le cas des Pays Bas qui ont pour manager un ancien joueur vedette de leur équipe nationale et qui se trouvait face à face avec un concitoyen devenu entraîneur de l’équipe nationale russe.

Questions d’entraîneur ?

Le second vient de battre nettement le premier ce qui après tout peut montrer la haute qualité du jeu enseigné et pratiqué dans le pays d’origine de ces deux ex-joueurs. Que signifie l’exceptionnelle qualité de la formation russe dont les joueurs font preuve d’une grande vitesse d’exécution, d’une rapidité et d’une précision dans l’exécution des mouvements fondamentaux ? A quoi est-elle due puisque deux responsables de la même origine, issus de la même école de sports n’obtiennent pas les mêmes résultats avec deux équipes nationales différentes ? Lorsqu’on commença à regarder d’un peu plus près les nouvelles formations russes, on s’aperçut avec une énorme surprise que subitement une équipe, St Petersbourg, montrait sur le terrain des qualités insoupçonnées face à une équipe française, Marseille, qui l’avait jugée au dessous de sa véritable valeur et qui la battit sans rémission. Il est peut-être intéressant de regarder de temps en temps ce qui se passe en dehors de l’hexagone et d’analyser minutieusement les changements, améliorations, nouvelles idées et tactiques qui auraient pu être inventées dans la modestie, le silence, et l’attente de la confirmation des résultats des innovations. Qui faut-il sélectionner, les plus jeunes, les plus murs, les plus expérimentés, ou un assemblage de tous ?

Réponses ou questions ?

Qui peut et qui doit répondre à ces questions ? Les caciques enfermés dans les bureaux d’une administration sclérosée et vieillissante ou les jeunes pousses qui restent sur les terrains, les écument dans toutes les diagonales à la recherche d’un ou des oiseaux rares qui peuvent devenir, à force de travail, d’entraînement, de répétition, d’apprentissage les vedettes de demain et l’ossature d’une équipe renouvelée, rajeunie et enthousiaste. Pendant ce temps, la triste télévision, avec son ossature publicitaire ne laisse entendre que les commentaires désuets, criards, inarticulés de spécialistes qui ont un profil de professionnels, alors qu’ils ne sont que des amateurs. Pendant ce temps aussi, on ne le voit pas défiler faute de disposer sur l’écran dans son quart supérieur gauche d’une horloge analogique ou digitale capable d’indiquer seulement l’heure qu’il est, le temps écoulé, et celui prévu pour la fin de la rencontre. Il est vrai que pour une fois, nous étions en Suisse qui, comme chacun sait est la patrie des grands fabricants : Longines, Patek Philippe, Movado, et autres marques déposées qu’on retrouve plus souvent au devant des devantures des célèbres horlogers que sur le petit écran dont, cette fois, on n’a vu aucune incrustation.