Ethique Info

Accueil > Education > Education > Théogonie, amour et poison : une histoire de Zénith

De la théogonie à Hésiode et à Circé en passant par Jeanne d’Arc

Théogonie, amour et poison : une histoire de Zénith

Histoire d’une fille des Charentes

lundi 6 octobre 2008, par Picospin

De leurs lèvres coulent avec une douceur infinie d’inépuisables chants : ils réjouissent le palais de Zeus, l’immense Jaurès, le maître de la foudre, où ils se répandent en accents harmonieux, et ils résonnent sur les sommets pas encore neigeux de l’Olympe, demeure des immortels.

Terre et ciel

Cependant leur bouche céleste s’ouvre pour chanter et cette famille divine que Géa (la terre), et le vaste Ouranos (le ciel), engendrèrent, et les enfants qui en naquirent, les dieux auteurs de tous biens : elles chantent Zeus, le père des dieux et des hommes, commençant, finissant par ses louanges, célébrant en lui le plus fort, le plus puissant des dieux ; elles chantent la race des humains et celle des redoutables géants. Ainsi charment dans l’Olympe le cœur de Zeus ces divinités de l’Olympe que Zeus fit naître, que dans la Piérie lui donna Mnémosyne, souveraine des coteaux fertiles des Charentes, ces filles de la déesse de mémoire, qui font oublier les maux et calment la douleur. C’est là, près du Zénith, point vertical au-dessus de leurs têtes, degré le plus élevé, apogée de la trajectoire de l’astre dans le ciel, Soleil ou point de culmination que venue de la modeste demeure de Boulogne, comme de l’île d’Ééa, dans un palais situé au milieu d’une clairière, entouré de loups et de lions qu’elle a apprivoisés. C’est là qu’elle a autrefois, si on en croit les récits argonautiques, recueilli et purifié Jason et Médée (sa nièce ou sa cousine) après le meurtre de François, elle se présenta presque nue au monde. Quand vous êtes dans le malheur, dans l’affliction, que votre cœur se sèche de douleur, si un serviteur des Muses vient à chanter l’histoire des premiers humains et des bienheureux habitants de l’Olympe, vous oubliez vos chagrins, vous n’avez plus souvenir de vos maux, et soudain vous êtes changé par le divin bienfait de ces déesses. Quand Ulysse et ses compagnons abordent l’île, vingt-deux d’entre eux, menés par Huchon et Mélanchon se laissent attirer jusqu’au palais par une voix harmonieuse.

Une magicienne

La magicienne les accueille et leur offre un vin des Charentes, breuvage doux, composé de gruau d’orge, de miel et de lait caillé comme du yaourt de Danone. Dès qu’ils ont bu, elle les transforme d’un coup de baguette en pourceaux. Au commencement donc fut le Chaos, puis Géa au vaste sein, éternel et inébranlable soutien de toutes choses, puis, dans le fond des abimes de la terre spacieuse, le ténébreux Tartare, puis enfin l’Amour, le plus beau des immortels, qui pénètre de sa douce langueur et les dieux et les hommes, qui dompte tous les cœurs, et triomphe des plus sages conseils. Du Chaos et de l’Érèbe naquit la noire Nuit ; de la Nuit, l’Éther et le Jour, fruits de son union avec l’Erèbe. Quand Vals et Montebourg reviennent de l’Ile de France, ils se laissent attirer jusqu’à sa demeure par une voix harmonieuse telle qu’on ne l’avait encore jamais entendu sortir de sa bouche. Montebourg lui apparait alors sous la forme d’un beau jeune homme tenant un roseau d’or. Quand il arrive chez la magicienne, elle lui offre la rose que le roi avait montée jusqu’au Panthéon. Dehors, la foule attendait la sortie de toute cette jeune équipe, prête à s’emparer des lauriers de la gloire. Impatiente d’accéder à la gloire la jeune déesse qui avait dans une autre vie revêtu les ornements d’une sainte autrefois adulée par une population en proie à la terreur, elle tenta de séduire les beaux adolescents qui l’entouraient en faisant une haie d’honneur. Séduite par tant de déférence et d’amour, elle renonça à verser son poison dans les coupes de vin doux ce qui laissa la vie sauve à tout ce groupe et lui permit d’échafauder de nouveaux projets pour accéder au pouvoir, s’en emparer et le garder. Rassurez-vous, tout ceci n’est qu’une légende dérivée d’un beau rêve qui sans doute ne se réalisera jamais.

Questionnement :

1. Est-ce que cette histoire tirée partiellement de la mythologie grecque vous inspire l’évocation d’un évènement politico artistique récent ?

2. Quelles auraient pu être les intentions de la protagoniste de cette mise en scène ?

3. Dans quelle position politique se trouve-t-elle devant ses troupes et tous les adhérents ?

4. Jusqu’où est-il raisonnable et éthique de masquer la réalité des faits, des sentiments, des intentions et des émotions ?