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Quel jour ou quels jours pour aimer, créer et contempler ?

Travailler le Dimanche ?

Faut-il des lois pour cela ?

vendredi 24 juillet 2009, par Picospin

Encore faut-il se poser la question de la signification du travail lorsque ce dernier cesse d’être une activité plaisante pour devenir un enfer. Ce dernier, à l’instar des feux allumés en Corse ou dans la garrigue marseillaise, cesse de l’être pour peu que l’on prenne les précautions et les dispositions pour le transformer, sinon en paradis, au moins en un purgatoire acceptable même si cette notion s’est progressivement effacée pour laisser la place aux deux séjours de choix posthumes que sont les pôles du malheur, de la culpabilité et des fautes et ceux de la béatitude obtenue par le séjour aux côtés de l’architecte de l’Univers, Maître des lieux de l’éternité bienheureuse, séjour des âmes qui, au terme d’une succession de vies de mondes en mondes, d’une succession d’épreuves, d’expiations, de progrès, ont atteint un niveau supérieur d’évolution et ne sont plus que conscience et clarté.

Opinion supposée attribuée à Yahweh

Yahweh est tendresse et pitié, lent à la colère et riche en bonté. Elle n’est pas jusqu’à la fin, sa querelle ; elle n’est pas pour toujours, sa rancune ; Il ne nous traite pas selon nos fautes et ne nous châtie pas selon nos offenses. Les Esprits portent en eux les éléments de leur bonheur et de leurs souffrances selon leurs mérites ou leurs démérites, et ces éléments sont le bagage qu’ils emporteront dans leur vie suivante car l’Esprit sera dans sa vie future ce qu’il s’est fait dans la vie présente car, Raphaël nous le rappelle : “les vies sont multiples et chaque vie est le palier nouveau de l’élévation” pour un Esprit qui est seul responsable de ses gestes. Cette théorie fondée sur la miséricorde dans la justice et sur la justice dans la miséricorde dément l’idée si contraire à cette justice divine que les enfants pourraient supporter la peine des fautes des parents ou pour le dire autrement « Les Esprits portent en eux les éléments de leur bonheur et de leurs souffrances selon leurs mérites ou leurs démérites, et ces éléments sont le bagage qu’ils emporteront dans leur vie suivante car l’Esprit sera dans sa vie future ce qu’il s’est fait dans la vie présente car, Raphaël nous le rappelle : “les vies sont multiples et chaque vie est le palier nouveau de l’élévation” pour un Esprit qui est seul responsable de ses gestes. Cette théorie fondée sur la miséricorde dans la justice et sur la justice dans la miséricorde dément l’idée si contraire à cette justice divine que les enfants pourraient supporter la peine des fautes des parents.

Réincarnation

Sinon, on a le choix de s’adresser à la réincarnation, pleine de surprises, pour certains d’espoirs et d’occasions d’enrichissement. Pour parler de la question de l’enfer et du purgatoire, il faut remonter jusqu’à l’époque lointaine où nos ancêtres commencent à enterrer leurs morts. Pourquoi le font-ils ? Pourquoi ajoutent-ils, dans les lieux de sépulture, des objets, de la nourriture, des pièces d’argent… ? Cette pratique lointaine permet de comprendre que, très tôt dans l’histoire humaine, va naître cette idée d’un lieu où séjournent ceux qui sont morts. C’est l’Hadès grec, le schéol juif ou les enfers dont parle le Credo des Chrétiens. Chaque civilisation développe des mythes qui répondent aux questions liées à la mort. L’enfer rappelle, de manière forte, que le choix humain détermine son avenir. Le paradis est ouvert à tous ceux qui le voudront vraiment. Dante est inspiré par les guerres entre Guelfes - partisans de l’autorité papale - et Gibelins - défenseurs de la suprématie politiques des Empereurs - puis entre Guelfes Noirs et Guelfes Blancs qui seront révélateurs du jeu complexe des alliances qui marquent la scène politique de la cité. Ces conflits seront le prétexte à l’affrontement entre nobles et bourgeois, sur fond de rivalités et convoitises régionales et étrangères.

Dante et sa Comédie

La Divine Comédie de Dante est l’une des expressions les plus pures de l’humanisme chrétien du XIIIème siècle, pour lequel le Mal n’est que la privation du Bien et l’Enfer, l’abîme engendré par le premier ange rebelle. Elle fait l’inventaire des crimes et des mérites, dessine la géographie intérieure de ce gouffre dans une fresque morale qui décrit l’univers de fond en comble et assigne à chaque personnage historique ou mythique, sa place dans l’au-delà. Elle s’inscrit dans un univers entier tel que le conçoit l’astronomie du Moyen Age avec la Terre représentée sous la forme d’un globe immobile divisé en hémisphère boréal qui comprend toutes les terres émergées et hémisphère austral qui n’est formé que de mers. Jérusalem est située au centre de l’hémisphère boréal et le Purgatoire le milieu de l’hémisphère austral, à l’antipode exact de Jérusalem, au sein des eaux la montagne. L’hémisphère boréal renferme un entonnoir d’énormes dimensions, dont la pointe aboutit au centre de gravité du globe. Dante s’inspire de la terminologie chrétienne des sept péchés capitaux et de « l’Ethique » d’Aristote pour décrire l’Enfer. La promenade dans l’univers du Moyen Age proposée par Dante offre de nombreuses surprises et inspire craintes, angoisses plus que calme, plénitude, confiance, paix, quiétude et tranquillité. Qui fait allusion à la séquence des évènements de la semaine telle qu’elle aurait pu être voulue ou réglementée par un Architecte ou Horloger suprême organisateur des emplois du temps ?

Joie de la création

La joie de la création, de sa création propre, de l’invention, de la démarche suprême de l’imagination ne peut-elle avoir lieu à n’importe quel moment de la vie ? Doit-elle s’inscrire dans le contexte d’un monde qui ne serait plus qu’une succession d’évènements au sein de laquelle l’homme serait coincé entre l’infini du passé et celui de l’avenir, deux pôles entre lesquels il s’agite pour s’embarquer dans la vitesse, possible hantise de la mort déguisée en frénésie, ivresse sinon fougue ou fureur ? Que ces sensations aient lieu le jeudi ou le dimanche, est-ce si important ? Que cette rage qui éclate au début ou à la fin de la semaine, va-t-elle changer de couleur, passer du soleil brûlant aux menaces de l’orage un samedi ou un dimanche ? Pourvu que le jour choisi entre les 7 soit celui où on caresse les enfants, on aime les siens et les autres et on ait le temps de contempler la création à partir de ses origines.

Questionnement éthique :

1. La célébration du 7è jour de la semaine pose dans toutes les religions des problèmes qui sont résolus en fonction de l’attachement des gens aux doctrines religieuses les plus rigoureuses depuis l’interdiction de tout acte "profane" jusqu’à l’arrêt de toute activité fut-elle celle de se servir d’un ascenseur ou de tout dispositif alimenté par l’énergie électrique. Faut-il tenter de libérer la civilisation de cette pression rituelle ?

2. S’il est vrai que pour des raisons de permanence du dialogue familial il convient de trouver un jour dans la semaine pour entrer en relations plus particulièrement avec les enfants, cette tâche ne peut-elle être accomplie plus spontanément selon les disponibilités et les désirs de chacun ?

3. Que peut-on penser de l’évocation du ciel et de l’enfer auprès des enfants qui risquent d’en être éprouvés, traumatisés par l’angoisse que ces descriptions sont susceptible de produire sur des âmes fragiles ?

4. Ne peut-on tenter de transformer le travail en joie, création, invention, plaisir épanouissement plutôt qu’en esclavage, contrainte insupportable, aliénation, sinon entreprise douloureuse ?