C’est en cela que les propositions de M. Sarkozy sont pleines d’intérêt car elles sont susceptibles de renverser de vieilles habitudes d’une vieille civilisation qui reste attachée au calendrier plus qu’à la nécessité, à une certaine tradition religieuse plus qu’à une laïcité dont on se gorge. D’un autre côté, l’esprit de solidarité dont on se targue en haut lieu autant que partout ailleurs peut incliner vers la célébration du jour sacré du repos hebdomadaire ensemble, le même jour sans s’attarder sur les conséquences de l’indisponibilité pour cause d’arrêt et de pause le 7 ième jour, héritage immuable des écrits bibliques dans les monothéismes. Ces derniers ont-ils encore leur mot à dire dans une société qui tente de prendre son destin en mains après lavoir confié si longtemps à celui de l’hétéronomie même si celle-ci était représentée par un Dieu unique, maitre du monde même si de méchantes langues affirment qu’Il ne l’est plus tant que çà, à preuve, les horreurs d’Auschwitz qui auraient du être freinées, sinon empêchées si cette figure biblique était encore en possession de la toute puissance à Lui attribuée. Venant de Nicolas Sarkozy, le débat sur la sacralisation du Dimanche est d’autant plus passionnant que le Président a montré à plusieurs reprises son attachement à de bonnes relations spirituelles, affectives ou diplomatiques avec le Vatican dont l’attachement à la célébration de la Messe du dimanche n’est plus à démontrer. Dès lors s’est instaurée une situation conflictuelle interne qui fait osciller le navire sous l’effet combiné de la houle, du flux et du reflux et produit sur les âmes et les corps sensibles une impression de malaise puis des nausées et des vomissements. On espère pour lui que le Président prendra rapidement une décision opportune pour le libérer lui d’abord, ses collaborateurs ensuite de la lourde charge d’une décision qu’on espère mue plus par une délibération démocratique que par un arrêté arbitraire.
