Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Un Hindou

Nouvelles d’une médecine indienne standardisée

Un Hindou

Bas cout et grande qualité

mardi 5 juin 2012, par Picospin

C’est en tout cas de ce pays que viennent des initiatives susceptibles d’apporter le bonheur aux peuples, comme le prétendaient autrefois les thuriféraires de l’application d’un marxisme pur et dur, rapidement transformé en totalitarisme insupportable pour la majorité des pays qui ont commis l’imprudence d’adopter trop vite cette doctrine à leur usage dans l’espoir d’obtenir comme par miracle plus que par la raison la stabilité économique, la conformité à l’éthique et le comportement fraternel des individus composant les sociétés placées sou l’influence sinon le joug d’un dogmatisme qui s’est révélé devenir une des tyrannies les plus funestes et les plus criminelles qu’i ait été donné de constater sur notre terre de malheur, pourtant habitée parfois, mais non constamment par des individus aussi brillants sinon clairvoyants que Marx, Adam Smith ou autres prétendants à l’organisation et au renouvellement de sociétés en voie de paupérisation sinon d’extinction.

On sait que la civilisation indienne est une des plus raffinées du monde et que sa population éduquée sait inventer, imaginer et moderniser à l’exemple des installations et des fabrications effectuées dans la région de Bangalore où se situe, comme par hasard l’hôpital ou la clinique, appelez cet établissement comme bon vous semble où se déroulent quotidiennement les miracles décrits dans l’édition du journal le Monde de ce soir. Il semble que le journaliste qui a eu le bonheur, la chance et le plaisir de découvrir cette merveille de réalisation de santé ait été pris dans l’enthousiasme de la découverte, au moins autant que ceux et celles de Christophe Colomb et de ses équipiers quand ils avaient cru découvrir l’Amérique. A la différence de leurs prédécesseurs, ils ne se sont pas trompé de sujet, ni d’objet de la découverte et n’ont pas pris le Centre de Soins pour une usine automobile comme leurs devanciers portugais ayant pris des vessies pour des lanternes moins que les Antilles pour les futurs Etats-Unis. Le génial innovateur à la tête de cet établissement du miracle permanent a remplacé la complexité par la simplicité et la pratique de la chirurgie par une organisation des plus rationnelles qui tient plus du management que de la recherche médicale et de la rationalité plus que de la technique d’ouverture et de fermeture du thorax que de la réalisation d’interventions complexes, risquées dépourvues de bénéfices réels pour la « clientèle » nombreuse qui se précipite dans cette maison de santé aux nouvelles normes d’excellence. Pourquoi le sont-elles devenues ? Très simplement parce que le génial patron de l’établissement se sert moins pour lui que pour ses fidèles patients en confiance des meilleures armes de la pratique économique, financière et managériale moderne. Aussi des méthodes les plus modernes de la communication, du commerce et de l’industrialisation, des techniques de diffusion de l’information médicale, technique et financière. Il s’est donné un modèle unique et simple à partir duquel il s’étend à d’autres applications ce qui est le moyen le plus simple de conjuguer des concepts comme on le fait pour la fabrication des automobiles et des aéronefs. On n’en diffuse pas plusieurs modèles à la fois mais un seul, le prototype dûment travaillé et perfectionné qui sert de schéma de fabrication pour les suivants dérivés de la même série de plus en plus sophistiqué à mesure que l’expérience profite aux employés. Incrustés dans la même tâche, il y acquièrent habileté, vitesse d’exécution et expertise à mesure des expériences répétées qu’ils entretiennent avec l’objet de leur création et du souci constant de s’enrichir des effets de leur activité. Partis de la réparation des cœurs, ils se lancent à l’assaut des yeux, des articulations et des yeux en réduisant les frais d’exploitation par les plus grand nombre, en standardisant plus les activités de gestion que celles liées à l’exercice de la médecine, des interventions et de la chirurgie. Les réactions aux nouvelles technologies sont instantanées ce qui permet d’en apprendre les applications et d’en inventer rapidement de nouvelles dans le temps le plus courts et d’en faire profiter les nouveaux établissements et institutions en création et en multiplication. Plus de secrets à garder au sujet des technologies de l’information, des iPad et autres gadgets d’aujourd’hui et de demain, des SMS, de la communication et de la surveillance à distance. Au lieu de se disperser, les centres d’élaboration scientifique et technique se rapprochent pour le meilleur profit et service d’une clientèle également répartie entre la richesse et la pauvreté. Dans son hôpital, le docteur Devi Shetty cherche à rationaliser toutes les tâches. De la blouse que l’on va chercher aux vestiaires à l’infirmière qui tend les instruments au chirurgien. Il y a un siècle, l’américain Henry Ford avait adopté la même méthode pour assembler les voitures à moindre coût et en un temps record. Ce qui est bon pour Ford l’est aussi pour la chirurgie : voici venu le temps des opérations du coeur à la chaîne. Chacun étant spécialiste de deux ou trois types d’opérations, il travaille plus rapidement. " Plus un chirurgien pratique d’opérations, meilleur il est "" Je suis venu pour avoir le bon diagnostic. Au Bangladesh, les hôpitaux vous forcent à subir des opérations pour faire du profit. " Certains patients quittent le bureau les yeux remplis de larmes, parfois à reculons et les mains jointes, d’autres s’agenouillent aux pieds du " saint " docteur Devi Shetty. Ce reportage n’est pas un conte de fée. Quand j’ai été moi-même en tant que cardiologue interventionnel en Inde il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de constater les mêmes types de comportement et les mêmes réactions affectives lors des conversations entre médecins et malades. Je garantis que ces discours sont authentiques.

Messages