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Un autiste prend les armes

samedi 15 décembre 2012, par Picospin

Dans ce débat, aucun signe de compassion pour une nation éprouvée par un deuil d’autant plus cruel qu’il touche les éléments les plus jeunes et les plus porteurs de sa population, qui, comme rappelé par ailleurs ne se rendent pas toujours et pas encore compte de ce que signifie la mort.

Aucun mot sur le courage et l’abnégation de cette enseignante qui, au péril de sa vie, a conduit ses élèves hors de cette enceinte de tous les périls pour leur éviter la rencontre avec un tueur d’occasion dont les motifs sont flous, encore inconnus mais qui serait atteint par une maladie proche de l’autisme. Ceci explique-t-il cela ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Si cette hypothèse se confirmait, c’est plus la responsabilité des psychiatres que celle d’Obama qui serait engagée. La nécessaire, obligatoire, prudence requise avant de poser le moindre diagnostic serait de ce fait la mesure la plus utile, la plus éthique et la plus noble avant de lancer tous les chiens à l’assaut de l’Amérique qui ne sait comment contrôler la vente de ses armes, puis de son Président dont on peut difficilement nier l’influence et la volonté de doter son pays d’un système de santé décent malgré les obstacles posés sur sa route par l’inspiration hédémoniste d’une bonne fraction de ses habitants. Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique qui se caractérise par des difficultés significatives dans les interactions sociales, associées à des intérêts restreints et des comportements répétés. Le langage et le développement cognitif sont préservés par rapport aux autres troubles du spectre autistique, dont une maladresse physique et une utilisation atypique du langage sont souvent rapportées. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), classification très générale des troubles psychiatriques et apparentés faite par l’Association américaine de psychiatrie, référence la plus souvent désignée pour définir ce syndrome, DSM-IV F84.5 [299.80] Syndrome d’Asperger écrit qu’il s’agit d’une altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent l’altération marquée dans l’utilisation, pour réguler les interactions sociales, de comportements non verbaux multiples, tels que le contact visuel, la mimique faciale, les postures corporelles et les geste, une incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau du développement, un manque de réciprocité sociale ou émotionnelle, le caractère restreint, répétitif et stéréotypé, des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoignent une préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation, l’adhésion inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels, les maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs, une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans d’autres domaines importants. M. Obama a tout fait ou tout au moins beaucoup de choses pour faire admettre aux individus récalcitrants de son pays qu’ils devront désormais apprendre à partager, à faire appel à la solidarité plus qu’à la charité dont on sait qu’elle commence souvent par soi-même. Qu’il ne puisse du jour au lendemain se débarrasser ou faire comprendre à son pays qu’il doit renoncer à l’utilisation extensive d’armes de combat, relève plus de l’histoire des Etats-Unis, d’une fixation conservatrice outrancière, irrationnelle que d’un retard à la compréhension d’une situation héritée de prédécesseurs en quête d’avenir, d’innovations, d’inventions pour le bien-être de la population. Qu’il ait encore le plus grand mal à se débarrasser des lobbies qui saturent la vie politique est un fait que beaucoup d’autres connaissent à divers niveaux, dans de multiples secteurs et dans beaucoup de domaines. Est-ce bien à la politique en France d’en faire la critique, elle qui connaît mieux que d’autres l’importance et les bienfaits ou méfaits de l’héritage, du conservatisme, de la tradition, de l’immobilisme et de l’impuissance à « faire bouger les lignes » ?