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Une rédemption ?

Un battant au Sénat

Le dur combat pour la santé des Américains

vendredi 28 août 2009, par Picospin

Que cette dernière soit impliquée ou susceptible de l’être dans les décès de certains des membres de cette famille tentaculaire n’est pas du ressort de l’homme privé qui n’a jamais été réellement chargé d’une telle enquête. La rumeur qui est souvent plus solide que l’hypothèse ou le bruit de fond avait bien voulu attribuer ces issues à un lien particulier avec ce que l’on appelle à tort ou à raison la mafia et qui avait en son temps été appelée par le chef de cette illustre famille pour apporter des voix précieuses et fidèles aux candidats nombreux pour des postes politiques attendus, investigués et considérés comme indispensables pour peu que l’on eut souhaité s’investir profondément dans la vie politique du Capitole et prendre le pouvoir au nom d’une religion minoritaire dans un pays jusqu’ici entièrement tombé entre les mains des catholiques.

Guerre de religion au cap ?

Cette phrase ne signifie nullement que la famille de Jannisport et de Cape Cod ait voulu déclencher une guerre de religion alors qu’elle ne cherchait qu’à rester fidèle à une foi qui semble avoir soutenu jusqu’au bout le défunt Sénateur entièrement voué à la défense et à la promotion d’une système de santé étendu à tous les citoyens de façon égalitaire, sans laisser personne à la porte des établissements hospitaliers ou hospitalo-universitaires. A cette occasion, quelles sont les nombreuses voix qui s’élèvent de l’autre côté de l’Atlantique pour célébrer la qualité de la médecine française qui ne laisse personne en dehors du cycle de soins et qui refuse de laisser dans les bureaux d’accueil des sans chemises qui n’ont que le choix de le rester s’ils ne peuvent exhiber une carte de crédit capable de couvrir les frais d’hospitalisation consécutifs à leur séjour dans un lit de diagnostic, d’urgence, ou de soins.

Un nom pour une loi

C’est au point que des collègues du défunt Sénateur ont proposé que son nom fut donné à la loi devant assurer tout Américain contre les aléas de sa santé. Beaucoup de ses collègues espèrent que le deuil qui les frappe tous leur rappellera la nécessité absolue de terminer un travail et de venir au bout d’une mission à laquelle le Sénateur Kennedy était particulièrement attaché. Que ce revirement idéologique fasse suite à une jeunesse tourmentée par des frasques en tous genres ne change rien au sérieux de la tâche que le dernier représentant vivant de la riche famille de Cape Cod s’était donné. Pour asseoir encore plus solidement les répercussions de ses engagements, Ted Kennedy s’était impliqué aussi et surtout dans d’autres tâches d’ordre social pour lesquelles il n’a cessé de chercher des compromis en vue de les faire aboutir, même au prix de reculs, négociations ardues, pourparlers, tractations sinon transactions, discussions arbitrages ou contestations. Ce furent ceux et celles de l’éducation, de l’enseignement et de l’immigration qui lui tenaient le plus à cœur.

Un rôle capital

A ces propos, les personnalités les plus en vue du parti démocrate n’ont pas hésité à invoquer le rôle capital joué par Ted lorsqu’ils affirment que « sa disparition ne fera que renforcer et durcir la colonne vertébrale des démocrates afin qu’ils obtiennent quelque chose de la formidable obstination de ce géant du Sénat. C’est aussi l’opinion de la Présidente du Sénat , Nancy Pelosi qui n’a pas hésité à prévoir que « le rêve d’un accès aux soins de qualité pour tous les Américains deviendra une réalité cette année à cause de la prise en main et de l’inspiration du Sénateur ». Si dans ce débat sans fin au suet de la santé, le Président Obama s’est abstenu de tout commentaire écrit au suet de la disparition de Kennedy, il ne put s’empêcher de rappeler la façon équilibrée avec laquelle il entama et poursuivit les luttes idéologiques intenses qui se déroulèrent sur le plan législatif. Ce qui ne le conduisit que plus ardemment à se battre pour les causes qu’il estimait justes et importantes et qui lui tenaient à cœur sans pour autant négliger ou interrompre les amitiés solides qu’il avait forgées de part et d’autre des lignes de clivage politique.