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Un beau jeune homme : dites-moi comment il se nomme ?

dimanche 28 août 2011, par Picospin

Ces dernières auront reçu bien auparavant les bénédictions des laïcs et des religieux pour réorganiser la communauté sinon les tribus sous le haut patronage des « forces du bien » mandatées par on ne sait quel dieu du soleil couchant. Il avait autrefois pris le masque d’un séduisant jeune homme d’origine libyenne. Il serait né aux environs de la 2è guerre mondiale à l’occasion du passage des forces aériennes françaises libres en route pour l’URSS, dont un élément particulièrement représentatif aurait cajolé une jeune fille du désert, fière de pouvoir offrir à la liberté un échantillon de sa production destinée aux armes.

Un colonel prestigieux

Ce fut le colonel qui survint pour plus de 40 ans de dictature. Il s’y laissa aller à des manoeuvres de toutes sortes au cours desquelles il séduisit de hommes d’état, en irrita d’autres pour être toléré par la plupart pour son port altier, son sens de la mise en scène pour opéras ou opéra comique, sinon opérettes, ses puits de pétrole et son importance stratégique en Méditerranée. Tout dernièrement, très proche de nous, une victime de ses facéties prit ombrage de ses écarts de conduite qui l’emmenèrent à ridiculiser son hôte au point de faire défiler éléphants, chameaux et cornacs féminins de music hall sur les marches du palais. C’est sur cette exécution pour opérette qu’on laissa partir l’indésirable hôte en ajoutant qu’on ne l’y prendrait plus à laisser piétiner le pavillon tricolore par des animaux à deux ou trois bosses mâchouillant camomille, tilleul ou autre herbe propre au sommeil et gardant par devers eux des stocks de boissons rafraichissantes et de réserves énergétiques dont le plein est fait à coups de lèvres en ventouse capables d’absorber 135 l d’eau en 10 minutes, soit plus de 13 l par minute soit plus de 800 l à l’heure.

La fin des chameaux ?

A cette allure, on craint pour cet irascible animal du désert qu’il ne soit imposé par un État pour s’acquitter des taxes sur les boissons qu’on veut subrepticement introduire en France très prochainement. Loin des chameaux et de l’escadrille Normandie-Niemen, voilà notre possible apprenti dictateur l’objet de la sagacité des Nations dites Unies qui par la voie d’une de la plus puissante d’entre elles n’a pas craint de bombarder le « bunker » du colonel en riposte aux attentats sur avions civils commis par ce « criminel » en puissance. A ce point, il est indispensable de se poser la question de l’éthique sur le droit des peuples et des nations de commettre des actes d’agression sur des institutions et individus présumés plus coupables qu’innocents pour des délits susceptibles d’être considérés comme crimes contre l’humanité. Ces problèmes étant dépassés, il importe de se demander quelle mouche pique les chefs de certains gouvernements de la Méditerranée pour s’acharner sur la communauté libyenne pour tenter de lui arracher ses richesses en solide et surtout en liquide et la dépouiller de ses biens au nom de la reconstruction de la liberté par un CNT dont la composition reste insondable.

Appels au secours

Comme il ne cesse d’appeler au secours, les plus généreux des gouvernements s’empressent de vouloir aider ce pauvre comité pour qu’il ne devienne pas la proie des mieux aidants dans la concurrence impitoyable que se livrent au-dessus des puits de pétrole et des routes en construction sur le littoral libyen, les compagnies si promptes à la charité qu’elles se proposent de réaliser par elles-mêmes ce que les autres n’osent encore pratiquer par pudeur, dignité ou simple politique économique. A cet égard, beaucoup d’observateurs, estiment que France et Italie se lancent dans une course aux contrats et que les deux pays se livrent une véritable « guerre économique ». « Maintenant que la bataille est —presque - terminée, va commencer la deuxième phase de l’opération au cours de laquelle on parlera de reconstruction, d’affaires de milliards d’euros pour refaire routes, ports, installations industrielles, villes entières. C’est toujours Paris qui va appuyer sur l’accélérateur et Rome qui suivra sans trop freiner ». L’Italie se ferait-elle dépasser par l’Hexagone ? C’est Sarkozy que le numéro deux de la rébellion libyenne rencontre en premier, avant de rendre visite à Berlusconi et c’est bien la France qui convoque en septembre, en accord avec le Royaume-Uni, la conférence des « amis de la Libye », « une grande conférence internationale pour aider la Libye libre de demain, pour bien montrer que nous passons à l’avenir. « Notre gouvernement a longuement hésité avant de se ranger sous la bannière de l’Otan.

Pour un expert du monde arabe, Rome pourrait payer cette « position ambiguë », d’autant plus que le chef du CNT, a promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les États ayant aidé la Libye « en fonction de la qualité et de la quantité du soutien » qu’ils auront apportées aux insurgés. On se demande mollement dans les milieux politiques où Kadhafi a bien pu passer depuis que sa maison a été détruite et pillée par les révolutionnaires ? Qui s’en émeut vraiment ? on commence à se rendre compte que la dictature exige beaucoup et rapporte peu. Au plus le déboulement des statues, la pendaison, ou le tribunal de la Haye, au moins l’exil et le vieillissement en république bananière. Faites votre choix…