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Un bon professeur

jeudi 5 juillet 2012, par Picospin

En un mot, elle serait la musicienne des mathématiques. Cette qualification n’a rien d’étonnant quand on connaît le rapport étroit qui relie les mathématiques à la musique et inversement.

Musique et maths

C’est si vrai qu’autrefois la musique étaient enseignée à côté des mathématiques qui à cette époque ne devaient pas déclencher les réactions hostiles et les paniques au cours de son apprentissage et des exercices que cette matière engendrait auprès des élèves. Paniqués à l’idée de s’asseoir sur leurs bureaux inconfortables, ils envisageaient déjà à l’avance les heures épouvantables qui leur étaient dévolues en cas d’échec, c’est à dire dans la perspective d’une solution erronée de leur problème puisque comme nous n’avons cessé de le répéter à plusieurs reprises dans nos chroniques, il est mal vu en général et particulièrement en France de se tromper, de rendre une copie dont le contenu ne correspond pas à celui attendu par l’équipe des correcteurs destinée à s’en emparer pour la soumettre au couperet de la correction, quitte à en extraire les réponses, les points de vue, les opinions les plus fantaisistes, les plus humoristiques sinon parfois les plus spirituelles. Sortir ainsi de leur contexte tragi-comique ces éléments de réponses, de phrases, de sentences c’est évidemment retourner le couteau dans la plaie des responsables de cette situation et de cette citation.

A qui la faute ?

En être arrivé à ce point d’incompréhension ne saurait être de la faute des apprenants, des enseignés mais pourrait bien devoir être mis au compte de la qualité de l’enseignement dispensé par le corps enseignant, parfois plus prompt à l’accusation d’autrui qu’à l’humble retour sur soi-même. Notre héroïne du moment s’est emparée d’un dossier douloureux pour une Education Nationale qui prétend être, sinon devenir la première ou une des premières de la planète. C’est dans cette perspective qu’on espère en haut lieu supprimer l’innumérisme, cette maladie qui enfin ose dire ou crier son nom en d’autres termes, on veut nommer par là un équivalent de l’analphabétisme, cette tare ou maladie portée par les pays pauvres comme ces derniers véhiculent des maladies transmises par les insectes grouillant dans les communautés du malheur, tels que poux ou autres hontes de la misère. La visée plus lointaine serait de faire des maudites mathématiques l’équivalent d’une langue maternelle ce qui n’est pas nécessairement la certification d’une qualité et encore moins une garantie. La qualité de la langue maternelle parlée ou écrite dépend avant tout de sa réception et du travail accompli sur elle-même à partir des éléments transmis par parents, ancêtres, culture et milieu favorable ou défavorable à l’apprentissage.

Réforme

En pleine réforme des mathématiques modernes, elle a signé son premier livre « Échecs et maths » et a commis un premier « Dico des mathématiques » qu’on qualifie déjà de révolutionnaire. De livres en dictionnaire, de comités de réflexion en prises de paroles médiatiques, elle se bat pour que l’expression "élèves en difficultés" sur ce terrain des mathématiques cesse d’être entendu. Pour elle, ce ne sont pas les enfants qui sont en difficulté, mais l’enseignement qui achoppe sur la diffusion de ce savoir et son utilisation par une langue adaptée à son objectif et compréhensible pour tous. Elle se refuse à cautionner l’injustice dans l’enseignement du fait de son inadaptation à la culture, à l’environnement à la langue parlée par des élèves en difficulté pour ne pas dire difficiles, moins par ce qu’ils sont que par le milieu « défavorisé » dans lequel ils ont été obligés de vivre et l’environnement contraignant qui les a « précontraint » à l’incompréhension et à l’absence de communication. C’est le moteur, grâce auquel Stella Baruk, par sa méthode, a déjà sorti de l’ornière des maths de nombreux naufragés.

Miracle : le Boson de Higgs

Ce petit ou grand miracle mérite au moins confirmation par la répétition de résultats plus que prometteurs, qui en cas de confirmation, pourraient devenir un instrument de diffusion, d’enseignement, de facilitation pour le dialogue des mathématiques, la promotion de cette méthode de relation scientifique entre tous ceux qui se servent de cet instrument pour s’aligner sur un même discours, un langage simple et compréhensible plus qu’un discours compliqué, inutilement complexifié, versant dans l’ésotérisme au lieu d’être éclairé par la simplicité. Sans devenir l’apanage des intelligences d’exception, des surdoués et servir plus d’instrument de pouvoir que d’exercice agréable, prenant et surprenant au profit des grandes tâches proposées à l’humanité…ne serait-ce que la confirmation des vertus du Boson de Higgs…