Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Un dôle d’archange venu d’Australie plutôt que descendu du ciel

Où va-t-il se rendre ?

Un dôle d’archange venu d’Australie plutôt que descendu du ciel

De la pureté au sacrifice

dimanche 5 décembre 2010, par Picospin

Cette situation exceptionnelle et dramatique a obligé les dirigeants de ce pays à renforcer sa sécurité contre les incendies. On connaît les conséquences de ces épisodes du feu qui avaient ravagé la Californie il n’y a pas si longtemps et qui continuent chaque année de nettoyer de ses merveilleuses forêts pleines de senteurs le maquis corse qui parfume de ses arômes uniques le ciel et la mer et jusqu’aux côtes de la Méditerranée.

Empêcheur de tourner en rond ?

On sait encore peu de choses sur l’empêcheur de tourner en rond qui vient de mettre le feu aux poudres des gouvernements, des ambassades, des diplomaties tout à coup, dénudées, déshabillées par les portraits qu’en ont fait caricaturalement les télégrammes et autres notes circulant d’une mission diplomatique à l’autre sou le regard médusé et interloqué des personnels diplomatiques en place dans les capitales pour les transmettre. Quand on regarde le portrait du personnage à l’origine de ce trouble international qui plombe des relations et dresse les uns contre les autres les représentants des nations, on a de la peine à comprendre comment ce charmant jeune homme tantôt blond tantôt brun, coiffé ou décoiffé, est parvenu à imposer sa loi de transparence universelle, de rectitude morale et de respect des individus selon des lois presque bibliques entérinées par des experts de la représentation nationale, de la transmission de données et d’une nouvelle croyance en un monde débarrassé des vaines formules de compliments dont la flatterie le dispute à la platitude. Le fondateur de Wikileaks, Julan Assange est dans l’eau chaude. Ses révélations ont suscité l’embarras pour plusieurs couches de la société. Même la LNH n’y échappe pas.

Ennemi à abattre

Pour de nombreuses nations, y compris le Canada, il est l’ennemi à abattre. Or, que doit-on retenir de toute cette saga ?
Doit-on se questionner sur nos droits fondamentaux. On dit que la démocratie se fait par la liberté d’expression : "la possibilité d’exprimer librement ses opinions sans en être inquiété par autrui". Mais cette liberté a des limites. Au-delà des grands principes, nous pouvons nous exprimer en suivant plusieurs règles. On ne peut pas, entre autres, exprimer des positions racistes, mysogines, intolérantes, violentes, car ces limites sont légitimes. Mais qu’en est-il de la délation ? Et quand celle-ci touche les leaders politiques, doit-on l’encourager ou le dénoncer ? Et les manières douteuses d’acquérir l’information ? Par délation, on entend une dénonciation méprisable et honteuse, car moralement ou éthiquement douteuse. L’information divulguée par Wikileaks se fait par des manipulations de bases de données ou par le vol d’informations compromettantes par ceux y ayant accès.

Quelles informations

Si l’information n’est pas légitime et ne peut porter préjudice à la personne victime. Étant donné qu’il s’agit généralement d’informations volées, on ne peut en tenir compte. Au contraire, vu l’importance de certaines informations et puisqu’elle touche le fragile environnement diplomatique qui encadre les relations internationales, il faut décider d’une action et condamner l’élite qui se trouve dans une position compromettante. Julian Assange subit des menaces de part et d’autre. Un conseiller politique a souhaité son assassinat. Doit-on protéger un homme pour avoir divulgué des informations compromettantes, ou, au contraire, doit-on le condamner pour les méthodes qu’il utilise au nom de la morale et de l’intérêt des états, sinon de la paix et du recours à la diplomatie plutôt qu’aux armes. Demandez à Poutine et Obama ce qu’ils en pensent.