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Questions non résolues

Un étrange championnat d’Europe de football

Quelles compétences et quels hasards du calendrier ?

lundi 23 juin 2008, par Picospin

Ce pari sur l’avenir, qui n’est plus celui de Pascal sur l’existence de Dieu mais celui des entraineurs et des présidents divers qui veillent d’un œil concupiscent sur les ressources dont dispose le football doit prendre en compte un certains sinon un grand nombre de paramètres parmi lesquels la qualité des joueurs est loin d’être la seule.

Fraîcheur

On s’est aperçu que la fraîcheur physique devenait un élément constitutif du succès final tant les équipes décalées ou en phase entre leur calendrier et celui imposé par les organisateurs des grandes compétitions comme celle que nous sommes en train de vivre pouvaient être avantagées ou handicapées par une préparation inappropriée. Les Russes sont en pleine compétition actuellement ce qui leur conférerait un avantage manifeste sur la plupart des équipes en compétition qui arrivent en fin de saison fatiguées, exténuées, en bout de course, happées par le moindre incident de jeu susceptibles de les déséquilibrer, de provoquer blessures, traumatismes articulaires ou musculaires, hématomes en espérant que les coéquipiers échapperont aux fractures osseuses ou du crâne comme celle survenue à ce pauvre gardien tchèque. On se souvient que son traumatisme avait été sévère au point que depuis cet accident, il porte une sorte de casque dont l’effet se situe sans doute entre une protection physique et un réconfort moral. Il n’est pas certain que ce dernier ait été complètement efficace tant il semble qu’il ait montré un certain retard dans les interventions qu’il voulait engager et que peut-être il redoutait inconsciemment à cause du souvenir conscient ou inconscient de son lointain accident.

Borborygmes

Les commentateurs sportifs qui remplacent leur langage rationnel et articulé par des borborygmes pourraient sans doute mieux faire en expliquant les circonstances des fautes, des pénalités méritées ou imméritées, des fautes d’arbitrage dont on se refuse toujours à améliorer les performances par l’introduction de systèmes vidéo qui permettraient de revoir les circonstances de fautes, les distances et le positions des protagonistes. Pendant que les hautes autorités de ce sport au milieu desquelles se situent des personnes respectables mais un peu vieillissantes réfléchissent et supputent les chances et risques, avantages et inconvénients, les appareils pourraient déjà être utilisées pour apporter une précision plus aigue et une détermination plus volontaire aux problèmes posés par un arbitrage entièrement subjectif même si plusieurs arbitres participent aux évaluations. On a vu l’amélioration qu’avait apportée l’installation d’un système physique au niveau du filet de tennis quant à l’arrêt total de toute discussion, polémique, contestation de la part des joueurs. Ils ne perdent plus de temps en vaines palabres, ne se déplacent plus vers l’arbitre sur sa chaise élevée pour essayer de le convaincre de leur bonne fois ce qui les renvoie à eux-mêmes et leur permet de se concentrer sur leur propre destin.

Palabres

Il semble donc que la forme physique joue un rôle bien plus important qu’on ne l’avait cru à considérer la vitesse à laquelle jouaient les Russes encore en pleine action. Ce qui laisse rêveur sur le choix des méthodes de préparation choisies par les diverses équipes et surtout leurs responsables et particulièrement leur entraîneur. A cet égard, était-il bien inspiré de proposer aux membres de l’équipe de France de monter à près de 2000 mètres pour leur stage de préparation sous prétexte de les « oxygéner », sous une température glaciale qui les a obligés lors de leurs compétitions à 0 mètres de s’acclimater à la chaleur même si la raréfaction en oxygène suscite la fabrication d’hémoglobine qui assure une meilleure utilisation de l’oxygène disponible. Avant de prendre de telles décisions, ne convient-il pas de se livrer à des expériences de physiologie même si l’on sait par ailleurs que les habitants des hauts plateaux utilisent mieux leur oxygène que ceux qui vivent « en bas » toute l’année. Il n’est que de considérer les performances de Ethiopiens dans les marathons pour se convaincre de cette réalité. Il reste à désigner le meilleur entraîneur des équipes restantes. Qui ? Celui qui dispose du meilleur effectif dont i a su tirer les meilleures performances, celui qui a su insuffler à l’image de Dieu le souffle le plus vigoureux aux hommes à sa disposition ou celui dont la préparation a été en plus grande conformité avec les lois de la physiologie de repos et à l’exercice ? Vous n’avez que l’embarras du choix pour voter si vous le désirez même si ce site ne doit pas vous permettre d’être récompensé par une voiture à gagner à l’occasion de chaque match, comme vous le propose notre reporter national Thierry Rolland qui ponctue ses discours par de courtes incitations à l’effort : « Allez » où, quand et comment ?

Questionnement éthique :

1. Est-il raisonnable et juste que les salaires de certains joueurs atteignent des sommes disproportionnées ?

2. Est-ce que ce déséquilibre n’est pas responsable d’une attraction trop forte entre les directions des grands clubs riches et les éléments les plus pauvres des jeunes générations ?

3. Peut-on constater un phénomène de ce type dans d’autres activités humaines en dehors du monde des sports ?

4. pourrait-on profiter de l’enseignement des "fondamentaux" d’un sport pour donner aux élèves en formation une idée de ce qu’est la physiologie du sport, la justice, le respect de l’adversaire, du public et même des arbitres ?