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Cardiologue ou financier ?

Un exemple a contrario de la compétence en politique

Médecine ou l’ENA ?

mercredi 26 octobre 2011, par Picospin

La personne chargée de diffuser les messages les plus compréhensibles pour le peuple dont je faisais partie était en place depuis à peine quelques mois, appelé à ce poste hautement stratégique par un Président de la République certes assez proche du départ mais dont beaucoup attendent avec angoisse la prolongation de son mandat par le biais d’une nouvelle victoire aux élections présidentielles dans un délai rapproché de 6 mois.

Cette personne avait occupé précédemment le poste envié d’auteur de lois concernant les problèmes si délicats de l’approche de la mort, lorsque se posent les épineuses questions de l’euthanasie et plus encore des soins palliatifs. A ce titre, il avait été l’auteur renommé et jugé fort compétent de lois régulant la distribution si couteuse malgré et à cause d’une intervention minimale des techniques, mais maximale en ressources humaines. On lui avait accordé quelques connaissances en médecine à cause de ses antécédents de cardiologue dans une charmante citadelle ensoleillée de la Côte d’Azur dont il était le maire depuis fort longtemps. Grande a été la surprise de quelques-uns de constater les énormes compétences en matière financière, économique et bancaire, matières dans lesquelles apparemment aucun enseignement ni formation spécialisée n’était donnée habituellement dans les Facultés de Médecine ou les services pilotes de la Cardiologie. C’est à ce stade que beaucoup se sont souvenus de la réputation conférée aux habitués des postes ministériels qui savent tout sinon beaucoup de choses ce qui encourage les organisateurs des postes administratifs du gouvernement à leur accorder toute confiance pour résoudre les difficiles problèmes inhérents à des spécialités dont la maitrise exige des compétences élevées, approfondies et sécurisées. Peut-être cette personne avait-elle subi un entrainement intensif avant de se précipiter sur le bureau magique qui allait lui ouvrir la voie royale des secrets des finances, des mécanismes de la bourse ou des subterfuges de l’attribution des notes mythiques par les agences de notation chargées d’évaluer le comportement de tel pays face aux impératifs d’une crise dont la résolution n’apparait guère aisée dans le contexte non seulement européen mais mondial. Cette personnalité devait avoir des compétences insoupçonnées ou tout au moins devait avoir subi un « briefing » de haut niveau pour s’autoriser à se présenter devant les micros et les caméras nationales afin de délivrer les messages inspirés par le gouvernement, les ministres concernés et leur chef à tous, le Président de la République. On murmure en effet que la politique est une matière dans laquelle les hommes - mais certainement aussi les femmes comme l’est actuellement Mme Lagarde au FMI - sont chargés de la gestion, de l’organisation et du gouvernement des affaires publiques. La compétence en cette matière est donc très large, contrairement à d’autres matières comme les mathématiques où les compétences requises relèvent uniquement du raisonnement et de la logique. L’homme politique doit savoir conserver et développer la cité pour le bien de tous ce qui exige au minimum la capacité de gouverner d’avoir la bonne pratique dans les affaires de la cité à travers des informations fiables et scientifiquement colligées sur le mode de vie, les préoccupations et le profil sociologique de la population. La connaissance de l’avis de chacun est primordiale pour la conduite des affaires, la manière de mener les discussions pour trouver les arguments convaincants en fonction des objections avancées dans le seul but d’aboutir à un compromis. En politique, il faut savoir et savoir-faire. Un homme politique est un maitre pour briser la volonté particulière et pour forcer à obéir à une volonté universellement valable. Les politiciens seraient avides de pouvoir et d’argent, sinon d’honneurs ce qui les inciterait à cultiver les paroles les plus endormantes pour l’esprit, les plus réductrices contre la méfiance mais aussi les plus sages, les plus justes et les plus légitimes ce qui dessine la figure de l’homme parfait dont l’existence n’a pas encore été révélée à ce jour sur notre planète même transformée ou enchantée par les écologistes. Comme la vie en société implique pour l’homme la création d’une communauté politique, c’est donc lui qui devient ou est maitre de la vie bien plus que la nature. Raison de plus pour souhaiter bonne chance à ceux qui s’embarquent sur l’Arche de Noé en espérant pour eux de ne pas se perdre dans les 40è rugissants et de risquer le naufrage pour toutes les bêtes embarquées sous la responsabilité des homme qui les ont embarquées.