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Un gâchis

mercredi 24 août 2011, par Picospin

Reste que personne ne s’est posé les vraies questions sur l’éventualité d’un piège rencontré quelque part au sein d’un hôtel à direction française où notre célébrité politico-financière trouvait refuge on ne sait pourquoi alors que la ville de New York en général et le quartier de Manhattan en particulier ne manquent pas de chambres, voire de suites pour abriter un après midi ou une nuit avant de prendre l’avion pour Paris.

Le destin ne l’a pas permis en raison de la meute de chiens policiers qui le poursuivait après lui avoir confisqué un passeport qui avait perdu sa qualité de diplomatique pour devenir un simple carnet de bord pour voyageurs en détresse pressés de rentrer au pays. Il paraît que le justice américaine est plus efficace et moins versatile que la française et qu’elle ajoute à ces qualités de promptitude et de réactivisme plus que de réflexion, un sens de l’instinct si subit que les châteaux sont en train de s’écrouler alors que les suivants ne sont pas encore construits. Dans cette affaire, les intérêts étaient multiples, parfois divergents, parfois convergents en faveur des ligues de vertu féminines qui n’attendaient que ce signal pour passer à l’offensive contre les brimades dont les femmes sont victimes. A cette lutte pour l’égalité et contre le mensonge, s’allient les défenseurs de la cause des noirs qui ne manquent pas une occasion de prendre leur revanche contre les injustices, les souvenirs de la ségrégation et le racisme ambiant contre lequel le combat des bienpensants ne suffit pas à rétablir un équilibre ethnique souhaité par les uns, honni par les autres. Les discussions fusaient sur les antennes des chaines de TV françaises qui ont profité de ce scoop pour augmenter leur part de marché au cours de débats restés dignes dans l’ensemble, d’une qualité technique convenable même si des question essentielles n’ont pas été posées telles que le choix de l’hôtel Sofitel, les raisons réelles du départ du plénipotentiaire français aux Amériques sous et malgré les avertissements du mandataire, président de la République comme s’il avait eu un pressentiment défavorable envers son délégué, à la fois envoyé spécial et rival d’un moment. Ce dernier a du voir dans un rêve stellaire d’un cosmos en perpétuel expansion, les grandes avenues de New York et de Californie s’ouvrir devant ses pas de conquérant, même si pour certains ils pouvaient apparaître comme ceux de l’inutile. Dans cette affaire, n’est-il pas temps de rendre un hommage appuyé à l’amour d’une femme qui au milieu des vicissitudes de la vie politique et relationnelle a su apporter à tout moment la lueur de l’espoir et l’appui de la confiance. Les journalistes se plaignent trop souvent du discrédit dont souffre leur profession. N’est-il pas temps de leur faire remarquer que la hiérarchisation des informations et commentaires des événement du monde exige une autre forme de classement entre l’intimité, établie ou artificielle des ébats dans une suite « française » d’Accor et les mouvement actuellement engrangés au sein des pays arabes dont le Président de la République tire gloire après avoir oublié une volteface au cours de laquelle éléphants et girafes libyens défilaient sur les Champs-Élysées au grand dam des observateurs pourtant neutres qui contestaient les intentions des visiteurs venus d’Afrique pour venir s’essuyer les pieds dans les plis du drapeau tricolore. Ceci est un acte diplomatique important, significatif et ineffaçable. Les démêlés de l’ex Directeur du FMI avec une justice américaine maladroite, peu inspirée et victime de tergiversations à base de négociations l’est beaucoup moins qui confond le droit des affaires avec celui de l’égalité, de l’équité et de la juste sanction