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On ne prend jamais assez ou trop de précautions ?

Un généreux principe contre une mauvaise cause

Une planète bloquée

mardi 20 avril 2010, par Picospin

Le Principe de précaution a fait son apparition dans le ciel de France malgré la descente des cendres qui n’a pas réussi à obscurcir le paysage.

Les compagnies d’aviation crient évidemment misère et vont pleurer aussi longtemps que les essuies glaces des cockpits ne sècheront pas les larmes des crocodiles versées par les dirigeants des compagnies confondues plein tarif et "low cost". On va continuer de gémir jusqu’à ce que des fonds soient débloquées pour subvenir aux besoins des agences de voyage et des compagnies nationales qu’il faudra soutenir au nom du principe de solidarité qui remplace avantageusement celui de bienfaisance et d’amour. Restera à résoudre le problème de l’ingérence du Principe de Précaution dans toutes les affaires dans lesquelles la moindre responsabilité de l’état, du gouvernement, des autorités est engagée. Jusqu’au moment où la coupe débordant, les vases renversés, on donnera un coup de pied à ce vieux Hans Jonas pour qu’il veuille bien retirer de ses contes philosophiques l’amendement concernant la prudence et l’immobilisme. Ainsi rendra-t-on à l’action la place éminente qu’elle mérite, le dynamisme qu’elle apporte et l’énergie qu’elle permet de faire déployer. Alors les avions voleront, les abeilles butineront pour donner du miel, les prairies refleuriront pour faire éclore des parterres multicolores et les hommes unis se rassembleront à nouveau pour lancer de grands projets, se remettre à la recherche, les cosmonautes recommenceront à explorer l’espace pour y entendre le chant des oiseaux et les chercheurs repartiront à la conquête des sciences et de la connaissance pour continuer à vivre, à aimer et à croire.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que le Principe de Précaution est applicable en toute circonstance ?

2. Comment en équilibrer son application entre le trop souvent et le trop rare ?

3. Devons-nous tenter de trouver un consensus raisonnable pour apprendre à nous servir de cet instrument avec discernement et modération ?

4. Entre paralysie et excitation, où, comment et avec quels moyens devons-nous trouver la solution qui convienne au plus grand nombre ?