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Encore une histoire de médicaments

Un ingénieux docteur

Que faire pour éviter les comportements malhonnêtes de groupes pharmaceutiques

lundi 11 février 2008, par Picospin

Cette machine peut soit remplacer le cœur usé ou malade d’un individu de façon définitive ou temporaire. Dans le deuxième cas, il est placé quelque part dans le thorax ou l’abdomen en attendant la pose d’une greffe cardiaque provenant d’un patient « cliniquement mort », dont l’Electroencéphalogramme reste désespérément plat, ce qui signe l’absence de toute activité cérébrale. Cette caractéristique est maintenant considérée comme signature de la mort cérébrale et partant d’une mort clinique.

Un bon docteur

Ce bon docteur avait inventé il y a déjà un quart de siècle cette machine de substitution qui avait été saluée à l’époque comme une avancée significative dans le traitement palliatif des cardiopathies graves. Il avait disparu de la circulation – pas la circulation du sang mais celle tout aussi impétueuse des medias – pendant un temps suffisamment long pour que l’oubli remplace la renommée. Il vient de réapparaître dans le monde médical – et à la télévision -pour faire la publicité d’un produit appelé Lipitor aux Etats-Unis et qui vise à diminuer le taux de cholestérol sanguin. Comme tout le monde ne le sait que trop, cette substance est combattue comme l’ennemi absolu de la santé puisqu’il a la renommée diabolique de transformer les graisses absorbées en obstacles mortels dans les artères. Dans les spots publicitaires, notre homme public ne se contente pas de discourir sur ce médicament préventif mais aussi d’y ajouter sa propre conception de la prévention de l’athérosclérose qui consiste, comme chacun le sait à « bouger » à faire de l’exercice pour éviter la sédentarité, source de tous nos maux. La publicité confiée à des stars de la médecine ou de la chirurgie n’est pas un fait nouveau. Celle-ci a simplement remis en question la pertinence d’engager des hommes de l’art médical pour faire de la publicité pour un médicament donné. C’est à ce point que des questions ont surgi sur les compétences professionnelles de Jarvik, qui est certes médecin mais n’est pas cardiologue et n’est pas autorisé à exercer la médecine. Si bien qu’on est en droit de se demander quelle autorité il a pour recommander la prise d’un médicament hypolipémiant et quelles performances le qualifient pour promouvoir la pratique de la rame. On peut se poser la question de savoir pour quelles raisons M. Jarvik a commencé à prendre du Lipitor et si ce n’est pas pour faire plaisir au fabricant de ce médicament.

Une "bonne" compagnie ?

Pfizer qui en est responsable cherche à tout prix à promouvoir ce produit en raison de la concurrence de plus en plus efficace des produits génériques vendus à des tarifs nettement inférieurs. Répondant à des questions sur sa situation actuelle, Jarvik a précisé qu’il avait accepté de travailler pour le Lipitor parce qu’il s’est toujours dédié au combat contre les maladies de cœur d’autant plus que son père est mort de cette affection et que le grand public mérite d’être renseigné sur les bienfaits de certains médicaments capables de freiner l’évolution des maladies graves. Après l’expérience décevante du Vioxx qui a été retirée du marché il y a 3 ans en raison de la gravité de ses effets secondaires, il avait été entendu que la publicité des nouveaux produits devait être retardée jusqu’au moment où des éléments de certitude étaient acquises sur leurs effets positifs et leurs effets secondaires. Des critiques ont été émises sur des photographies montrant un substitut du Dr Jarvik en train de pratiquer du rowing dans un bassin virtuel. Aux commentaires publiés à propos de cette tricherie, la compagnie a répondu qu’elle se tenait toujours derrière les malades qui on besoin de ses produits et que par ces actions publicitaires, elle encourageait la pratique assidue du dialogue entre soignants et soigné. Un pharmacologue de l’Université de Buffalo a déclaré pour sa part que le message lancé par M. Jarvik qui est une personnalité scientifique de renom, est malhonnête car il donne l’impression de prendre du Lipitor alors qu’il serait en excellente santé au point de pratiquer le rowing de façon intensive quel que soit le plan d’eau sur lequel cette performance s’est déroulée. Sans méconnaître le fait que pour cet acte, il s’est fait doubler par un spécialiste de ce sport.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que la publicité est un des meilleurs moyens d’informer la société sur la qualité, les caractéristiques et les objectifs des produits ?

2. Est-ce que les laboratoires sont habilités à promouvoir leurs médicaments ?

3. Qui doit assurer l’enseignement de la médecine, de la pharmacologie et des mécanismes d’action des médicaments : les fabricants, l’Université, les institutions publiques ou privées ?

4. Est-ce que les pouvoirs publics doivent accepter la publicité pour les produits pharmaceutiques par tous les moyens, y compris ceux qui trichent avec la réalité ?


Sources : New York Times : 7.2.08

Messages

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