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Un jugement et une évaluation : l’éthique des médias

mercredi 17 octobre 2007, par Picospin

Depuis six ans, l’association « Reporters sans frontières » (RSF) publie son classement sur la liberté de la presse. La France pointe cette année au 31e rang mondial. Elle remonte de six places par rapport à l’an passé. Mais elle teste derrière des pays comme le Ghana (29e), la Lettonie (12e) ou le Costa-Rica (21e ex-aequo). Pour établir ce classement, RSF s’appuie sur une collecte d’informations sur la situation des journalistes (menaces, violences, emprisonnements, niveau de censure) auprès d’un réseau d’organisations partenaires, permettant de couvrir 169 pays.

Un classement

Parmi les grandes puissances, soulignons le meilleur classement de l’Allemagne (20e), devant le Royaume-Uni (24e). Les États-Unis se situent au 48e rang. RSF souligne une amélioration de la situation avec la libération du blogueur Josh Wolf après 224 jours de détention mais en revanche, la détention sans charge, du cameraman soudanais d’Al-Jazira, Sami Al-Hadj, sur la base militaire de Guantanamo, et l’assassinat de Chauncey Bailey à Oakland, qui empêchent toujours le pays d’accéder au peloton de tête. La Russie (144e) recule et la Chine (163e), à moins d’un an des JO, maintient la pression sur ses journalistes. La lanterne rouge du classement est occupée par l’Érythrée, derrière la Corée du Nord où la situation de la presse n’est guère plus brillante.

Les grandes puissances

Depuis six ans, l’association Reporters sans frontières (RSF) publie son classement sur la liberté de la presse. La France pointe cette année au 31e rang mondial. Elle remonte de six places par rapport à l’an passé. Mais elle demeure derrière des pays comme le Ghana (29e), la Lettonie (12e) ou le Costa-Rica (21e ex-aequo). Pour établir ce classement, cette ONG s’appuie sur une collecte d’informations sur la situation des journalistes (menaces, violences, emprisonnements, niveau de censure) auprès d’un réseau d’organisations partenaires, permettant de couvrir 169 pays. Parmi les grandes puissances, soulignons le meilleur classement de l’Allemagne (20e), devant le Royaume-Uni (24e).
La lanterne rouge du classement est occupée par l’Érythrée, juste derrière la Corée du Nord, où la situation de la presse n’est guère plus brillante. Comme d’habitude, les pays où la presse est la plus libre se situent en Europe du Nord : Islande et Norvège, médaille d’or ex-aequo, Estonie, Slovaquie, médailles d’argent ex-aequo et Belgique, Finlande, Suède, médailles de bronze ex-aequo.

Et l’UE ?

RSF souligne également la situation préoccupante de deux pays de l’Union européenne : la Bulgarie (51e) et la Pologne (56e). A Sofia, les journalistes peuvent être pris à partie physiquement pour leur travail. En Pologne, un délit de presse est susceptible d’être puni par de la prison... Comme d’habitude, les pays où la presse est le plus libre se situent en Europe du Nord : Islande et Norvège, médaille d’or ex-aequo, Estonie, Slovaquie, médailles d’argent ex-aequo et Belgique, Finlande, Suède, médailles de bronze ex-aequo.

Questionnement éthique :

1. Quels sont les principes qui devraient régir les médias ? La première réponse qui vient à l’esprit est la responsabilité de la diffusion de l’information et le respect de la personne, sinon du citoyen.

2. Depuis quand a-t-on perçu les préoccupations de la société à ce sujet ? Il semble bien qu’elles datent au moins de l’époque de Balzac qui sa livrait déjà à la critique du monde de la presse, à un moment où cette dernière était encore loin d’avoir atteint les tailles gigantesques des empires actuels comme ceux de Murdoch, de Hearst avant lui, de Lagardère maintenant. Les informations prolifèrent, viennent de partout, sont difficilement vérifiables en raison du développement prodigieux des sources et de l’éclatement universel de données comme celles qui prennent naissance et sont répercutées par les blogs et les sites web.

3. Quelle est la part de l’image dans cette floraison de nouvelles, d’impressions, de répercussions sur le public, elles qui par leur diffusion massive exacerbent les curiosités, parfois malsaines des spectateurs sinon des « voyeurs » qui sont à la recherche de l’émotionnel plus que de l’émotion, du sensationnalisme plus que des sentiments, de l’immédiat plus que du recul. Ces évolutions contribuent à évacuer les éclairages approfondis, à donner à voir l’immédiateté du monde perçu en gros plan, sans analyse vraie ni théorie sous-jacente.

4. Quel est le rôle particulier de la télévision dans la dérive de l’information ? Le flux des images emporte tout à l’instar des torrents d’eau ou de boue - dans toute l’acception du terme - quand quelqu’un dirige à son gré un résumé simplifié du monde sensible, que devient le service de la vérité, mission essentielle du journalisme ?

5. Quelles sont les dérives principales auxquelles on assiste dans la modernité ? Ne doivent-elles pas conduire à un débat sur la déontologie des débats dans le but de réfréner la soif d’argent, de restaurer le sérieux intellectuel, d’édifier des médias plus responsables. Cette interrogation est d’autant plus grave de conséquences que ces derniers fabriquent une partie importante de l’humain moderne et créent notre imaginaire même si c’est da façon souvent factice.

6. Quelle est la part du marché publicitaire dans cette interrogation ? Dans « Pour une éthique des médias » (1991), F. Guattari répond que « la question de l’éthique des médias et de l’orientation prospective de nouvelles technologies de communication, d’intelligence artificielle et de commande constitue, avec la problématique écologique, un des deux axes de recomposition d’une pensée de progrès du monde moderne ». (Le Monde, 6 novembre 1991)

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