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Un sélectionneur de football à l’heure du choix et du spectacle

lundi 17 mai 2010, par Picospin

A charge pour les premiers de récolter le prix et les récompenses de leur choix et pour les seconds ceux du travail accompli ensemble en un an dans le meilleur esprit de camaraderie qu’il faut concilier avec celui de la compétition entre les clubs comme celle qui a lieu entre joueurs de la même équipe.

Le Messi

Si vous voulez mon avis, ce qui est loin d’être assuré pour moi – et je ne m’en vexerai pas une seconde – ma préférence en Europe va nettement au Barça qui à mon avis, et je ne suis pas le seul à l’exprimer produit le plus joli jeu parmi toutes les équipes qu’il m’est permis de voir sur les écrans de télé et dont les performances exceptionnelles sont largement due au petit joueur qui porte le nom prédestiné de Messi sans E à la fin de son patronyme. Il a parfois ses moments de faiblesse mais quand il est en forme, personne ne peut l’arrêter sur les chemins du but tant il sait chalouper, conduire la balle où il le désire et la loger au fond des filets adverses ce qui laisse toujours pantois le spectateur quand il considère sa petite taille, son poids léger et sa musculature qui est loin de ressembler à celle d’un haltérophile. Les mois qui viennent vont être consacrées aux recrutements, aux changements d’entraineurs, à l’élaboration de nouvelles tactiques pour surprendre des adversaires à l’affût de nouveaux dispositifs permettant, en fonction de l’effectif des anciens et des nouveaux joueurs de s’adapter aux nécessités de l’heure et aux ambitions affichées par le « staff » et à l’effectif plus ou moins consistant des vedettes disponibles au sein du club.

Conseils et remarques

Dans cet ordre d’idées, qu’il me soit permis de faire quelques remarques platoniques et en provenance d’un béotien au sujet des compositions et recompositions des nouvelles équipes qu’il s’agisse des teams internationaux ou nationaux. D’abord quelques réflexions au sujet des choix accomplis pour l’équipe de France, objet de toutes les sollicitudes à destination d’un coq quelque peu ébouriffé, les griffes plutôt rentrées et qui commence à se déplumer en raison d’une calvitie précoce. On lui avait trouvé le digne successeur méritant à un entraineur qui préférait le théâtre sinon la comédie à l’activité physique et sportive. Quand il avait eu le privilège de répondre au choix d’une fédération un peu âgée et ridée, il était en plein boum à la tête de son club en première ligue avec lequel il ne cessait d’aligner des victoires. Associé à son passé, cette performance lui assurait pleinement le mérite du choix et de la sélection. Cette situation ne devait malheureusement pas durer jusqu’à la fin de la saison au cours de laquelle les choses devaient s’effondrer progressivement au point de voir son équipe des Girondins que rien ne permet de rattacher au parti qui fit la gloire de la révolution de 1789, rétrograder de la première à la sixième place.

Décalage

Ce fut donc une sorte de décalage, de désynchronisation entre les réalités de la compétition nationale et les décisions prises trop tôt par les instances d’une fédération dont le handicap de l’âge ne permettait plus de réagir rapidement et instantanément à des variations brusques de régime et de performances. Est-on certain dès lors que les footballeurs destinés à défendre le maillot tricolore pourront répondre positivement aux sollicitations d’un entraineur qui pourrait être aussi bien en déclin que seulement dans une mauvais passe qu’il n’a pas su redresser à temps. D’autre part, le meilleur entraineur en France est de loin celui de Marseille qui a déjà à son actif des résultats exceptionnels non seulement avec des équipes françaises mais avec des équipes italiennes. Dans ces circonstances, que faire ? une idée originale serait de promulguer une loi – une de plus – qui inciterait à nommer comme entraineur de l’équipe nationale celui qui au cours de l’année précédente a gagné le championnat. Trop novateur, trop osé, trop risqué ?

Innovations

Une telle initiative mettrait en tout cas un terme aux discussions et polémiques sans fin qui alimentent cycliquement les conversations des cafés du commerce et les articles des journaux sportifs et autres sur la composition des équipes. C’est au point que le record d’audience à la télévision la semaine dernière a été attribué à l’annonce de la composition de l’équipe de France dont l’importance – sans doute moyenne par rapport aux problèmes qui traversent l’Europe et le monde – ne méritait sans doute pas cette glorification, venant de la part d’un ancien footballeur qui devrait occuper prochainement, en fin de carrière de sélectionneur, une place non négligeable dans la galerie des acteurs de théâtre ou de cinéma. Il est vrai que nous sommes en plein festival de Cannes…