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Comment va le monde Monsieur ?

Un tour de planète : invitation

Comme il peut, Monsieur

mercredi 19 janvier 2011, par Picospin

La planète tourne si vite autour d’un soleil qui sera bien en extinction un de ses jours, mois ou années qu’il finira comme les trous noirs à ne plus rien éclairer après la disparition des derniers lampadaires retirés pour vieillissement prématuré, sénescence avancée et intensité lumineuse insuffisante pour les yeux fatigués de certains lecteurs désormais saturés d’informations illisibles parce que contradictoires, incompréhensibles et abscondes.

Au commencement était le chaos

Le chaos a bien existé au commencement, cet instant si controversé où l’imprécision le dispute à la réalité de la survenue. Nombreux sont encore nos concitoyens, habitants d’une planète incompréhensible où l’on recense des inondations là où existait la sécheresse, l’abaissement d’un mercure qui ne fait même plus son travail de dilatation et de contraction pour indiquer aux malheureux terriens qu’il est l’heure de construire des igloos et d’attendre les loups et ours plutôt que panthères et serpents. Si ces manifestations climatiques paradoxales font sortir les habitants de leur couches et les rivières de leur lit, la logique si difficilement apprise au cours des scolarités perturbées par les interventions et décisions d’éducateurs prenant souvent le nom de Ministres prévaut davantage au sein des milieux politiques où la règle du mimétisme, si chère à René Girard, garde toute son importance, sa logique et son déroulement séquentiel.

Contagion

C’est ce que l’on appelle dans les milieux du journalisme la contagion, ce processus biologique, propre à la diffusion de pathologies diverses par le biais de vecteurs appelés tantôt virus, tantôt microbes et qui, tels des abeilles en plein travail de récolte de leur butin répandent autour d’elles en les livrant à domicile, les fruits de leurs efforts. La contagion, on n’en discute même pas la signification péjorative, le fait qu’il s’agit de transmettre des maladies, des ravages, le mal en général. Il ne reste plus qu’à choisir entre la mimésis, l’imitation, et les effets de masse comme ceux qui transportent des pays entiers d’une région à une autre quand l’heure de la transhumance a sonné et que des milliers, voire des millions de gens sont transportés du nord au sud plus que du sud au nord, et de l’est à l’ouest plus que dans la direction inverse. Les choix des destinations devient de plus en plus difficile compte tenu des évènements dits « naturels » comme les facéties du climat et des températures, de l’eau qui se calme ou se déchaine, des plaques tectoniques qui se soulèvent, se déplacent au rythme des injonctions d’une terre qui a de plus en plus de mal à accepter, sinon tolérer le comportement de ses locataires.

Des barbares sur la planète

Ils la bafouent, la salissent, l’incendient, la noient, au nom du droit ou de la liberté de circulation, de domestication, d’autoritarisme. De temps à autre, quand elle s’énerve, qu’elle recueille en trop grand nombre des manifestations agressives par des gens qui ne cessent d’en fouiller les entrailles, elle les enferme pendant des mois, les tenant prisonniers avant de les acquitter mais parfois aussi les voue à la peine capitale pour des délits qu’elle considère comme impardonnables. Elle se comporte dans ces aspects de façon plus sévère que ne le feraient les juges aguerris par des années de procès, de plaidoiries et d’accusations. Eux sont des professionnels de la magistrature, la planète elle doit compter sur les incertitudes d’une vie qui a déjà compté des milliers de coups mortels portés sur ses habitants pourtant les moins fragiles, dinosaures qui font la joie et la terreur simultanément du fait de leur taille disproportionnée, de leur trop longue queue et de leur maladresse de bipède pas encore stabilisé. Car cette terre de malheur pour les uns, de félicité pour les autres n’échappe pas aux caprices.

Les caprices du climat

Surtout ceux du temps comme le révèle la succession de El Nino, ce phénomène climatique particulier, différent du climat usuel, qui se caractérise par une élévation anormale de la température de l’eau dans la partie est de l’océan Pacifique sud, représentant une extension vers le sud du courant chaud péruvien, relié à un cycle de variation de la pression atmosphérique entre l’est et l’ouest du Pacifique est une conséquence régionale d’une perturbation dans la circulation atmosphérique entre les pôles et l’équateur et qui déplace les précipitations vers l’est dans l’océan Pacifique en empêchant la remontée d’eau froide le long de la côte de l’Amérique du Sud, ce qui coupe la source de nutriments pour ces eaux, nuit à la pêche, déroute les cyclones tropicaux de leurs routes habituelles, déplace les zones de précipitations et de sécheresse et change le niveau de la mer.

Des élèves en contrôle et sous contrôle

Voilà les notions que sont priés d’ingurgiter les malheureux élèves soumis en ce moment même aux fameuses évaluations dont on se demande si elles les ou leur servent, ou si elles doivent classer les enseignants engagés dans une âpre compétition avec le monde entier, jusqu’à trembler sous les oukases des examinateurs de Hong Kong, distributeurs des bons points aux nations. On disait autrefois que lorsque les Etats-Unis sont enrhumés, le monde a la grippe. Cet adage n’est plus en vigueur depuis que l’OMS s’est mêlé de décréter l’arrivée des épidémies et que les ministres de la santé ont été chargés de nous en prémunir dans les locaux désaffectés mais d’autant plus infectés.