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De quoi parle-t-il ?

Un véritable Comité d’Ethique

Quelle est son originalité ?

jeudi 25 novembre 2010, par Picospin

Elle décrit la bioéthique comme une "affaire d’hommes et de femmes, d’histoires singulières, plutôt que de principes désincarnés ». Vouloir un enfant alors que l’on est stérile, malade ou mourant, vouloir sauver la vie de celui que l’on aime au risque de perdre la sienne, vouloir être un homme quand on est né femme ou l’inverse sont autant d’épreuves dans la vie qui façonnent et sculptent l’être humain au sens où elles détruisent et construisent à la fois les individus qui les affrontent.

Des histoires

Les histoires racontées ici ont été recueillies par le « Centre d’éthique clinique » de l’hôpital Cochin à Paris, où docteurs, philosophes, juristes et sociologues accompagnent patients et médecins dans leurs interrogations, jusqu’à ce que soit prise la meilleur ou la moins mauvaise décision possible. C’est une plongée passionnante dans le concret de la médecine, au carrefour entre progrès scientifique et lutte pour la vie à laquelle elle nous invite. Ces histoires véhiculent des dilemmes éthiques parfois dramatiques qui remettent en cause nos certitudes morales. Certains dénoncent le ’bazar bioéthique’ qui pourrait s’ensuivre. Pour Véronique Foumier, « c’est en osant devenir solidaire de ces hommes et de ces femmes que l’on pourra dessiner les voies d’une nouvelle bioéthique." Au moment où s’approche le moment où sera entamée la révision des lois bioéthiques, cet ouvrage lève le voile sur des enjeux peu connus du grand public, ce qui mérité des félicitations à l’auteure de ce livre. Elle réagit aux compliments adressés que "Ce livre ne servira à rien." Comment peut-on écrire un livre qui défend avec tant d’efficacité des histoires individuelles dont la fin tient plus du "happy end" que d’autre chose. Comment décrire avec autant de sensibilité et d’intelligence, de connaissances sur la vie et la mort des situation aussi dramatiques que les indications de don de rein de son vivant, de don de lobe de foie de son vivant, pour n’en nommer que quelques unes, et dire que cela ne sert à rien.

Préambule

Ce préambule sert d’introduction à l’article destiné à éclairer les lecteurs et internautes sur les véritables sujets à l’ordre du jour dans le difficile problème de l’éthique médicale. Il n’est pas le seul. D’autres viendront qui exigeront de la part de tous des réflexions dont l’approfondissement ne manquera pas de creuser dans les couches archéologiques de la conscience individuelle et collective à l’aide d’outils dérivés de la philosophie, du civisme, de la solidarité, de l’empathie. Nous développerons au fur et à mesure de notre commentaire les questions soumises aux comités d’éthique dont l’existence n’est actuellement plus remise en question par personne. L’absence apparente de fonctionnement cérébral ne suffit pas à établir le diagnostic sans la preuve de l’existence d’un état irréversible. Elle est considérée par l’OMS comme le critère médico-légal du décès, à la différence d’un simple arrêt cardio-circulatoire. Contrairement à ce dernier, un individu en état de mort cérébrale est engagé dans un processus irréversible vers le décès définitif. Il n’est maintenu en vie que par des procédures de réanimation modernes. La mort était autrefois définie par l’arrêt de toutes les fonctions organiques, en particulier celles de la respiration et de l’automatisme cardiaque.

Définitions fluctuantes de la vie et de la mort

Depuis l’avènement des méthodes médicales de réanimation permettant de faire reprendre ces activités après leur suspension, ainsi que le maintien artificiel de la ventilation et de la circulation sanguine par l’appareillage médical, une définition plus précise devint nécessaire, avec La mort fut traditionnellement définie par l’arrêt de toutes les fonctions organiques, en particulier de la respiration et de l’automatisme cardiaque. Depuis l’avènement des méthodes médicales de réanimation permettant de faire reprendre ces activités après leur suspension, ainsi que le maintien artificiel de la ventilation et de la circulation sanguine par l’appareillage médical, une définition plus précise devint nécessaire, avec l’émergence du concept de mort cérébrale au cours de ces dernières décennies. Selon les critères qu’elle représente, un individu peut être déclaré mort même si son cœur continue de battre grâce à des mesures artificielles de maintien des fonctions vitales. Cet état constitue l’un des critères requis pour le prélèvement d’organes dans le but avéré d’une transplantation. En France, ce n’est plus le cas, puisque, depuis 2006, le prélèvement d’organes à cœur arrêté a été autorisé. Les critères nécessaires et suffisants pour effectuer des prélèvements en vue de transplantations et greffes d’organes ont été définis en 1968. L’individu en mort cérébrale ne présente aucune activité électrique cérébrale ce qui se traduit par la lecture d’un éléctro-encéphalogramme dit « plat » sur lequel n’apparait aucun accident et ne montre aucune réactivité à l’examen neurologique depuis l’absence de réponse à la douleur, la disparition des réflexes des nerfs crâniens – pupilles fixes par disparition du réflexe photomoteur pupillaire, disparition du réflexe oculo-moteur, du réflexe cornéen et de la ventilation spontanée.

Mort cérébrale

La mort cérébrale se différencie des états susceptibles de l’imiter comme l’intoxication alcoolique sévère, le surdosage en sédatifs, l’hypothermie, ou encore l’hypoglycémie, les comas profonds, et l’état végétatif chronique. Certains patients dans le coma sont susceptibles d’en sortir à condition de bénéficier d’un traitement approprié. D’autres souffrant de lésions neurologiques irréversibles conservent une respiration spontanée, ce qui est possible sous réserve que les centres respiratoires soient intacts. D’un point de vue histologique, le tissu cellulaire cérébral est nécrosé. Les causes de cette nécrose (ou mort cellulaire accidentelle) sont l’œdème cérébral, l’hypertension intracrânienne, et l’arrêt de la vascularisation cérébrale. Bien que certains physiologistes aient proposé d’intégrer la perte des fonctions néo-corticales dans le tableau de la mort cérébrale, pour les puristes, sa définition complète requiert de plus la destruction du cortex et du tronc cérébral. Le diagnostic de mort cérébrale requiert une procédure rigoureuse et standardisée afin de s’assurer de l’irréversibilité et de l’étendue des lésions. Les critères légaux reposent sur l’absence totale de réflexes à l’examen neurologique, dans toutes les sphères de l’activité cérébrale, la constatation de cette situation par deux médecins, et l’existence de deux tracés électroencéphaliques successifs plats de 30 min chacun, réalisés à 4 heures d’intervalle, sinon d’une angiographie. Un individu peut être déclaré mort même si son cœur continue de battre, même si cette situation se présente artificiellement par le maintien des fonctions vitales.

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