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Fondements neurobiologiques de l’Ethique

Une conscience : pour quoi faire ?

Une branche des neurosciences

vendredi 12 août 2011, par Picospin

Comme cette noble institution a renouvelé ses cadres, il fallait qu’elle marque cette action d’éclat visible par un renouvellement de ses programmes de recherche.

Un noble sujet

Celui qui vient d’être choisi a trait à la conscience, ce qui n’est pas un mince sujet même s’il a déjà été abordé à maintes reprises par des neuroscientifiques, de philosophes, des cinéastes (de génie il faut l’avouer, comme Stanley Kubrick qui n’était pas n’importe qui), des neurologues sinon des travailleurs de l’esprit, terme qui peut paraître un peu vulgaire pour des chercheurs qui tentent de pénétrer de plus en plus activement et profondément dans les mécanismes intimes de l’esprit. Comme l’article présenté par notre journal, souvent pris comme référence, n’est pas très alimenté en données scientifiques et reste aux bords du noyau dur de l’entreprise scientifique, il n’est pas aisé de comprendre au prime abord tous les tenants et aboutissants d’une entreprise sortie d’un projet ambitieux. Ce dernier chatouille depuis longtemps les neurones des chercheurs dont certains sont las d’avoir à se consacrer au difficile problème de l’immensité du cosmos même s’il est parcouru en tous sens par des engins spéciaux destinés à nous rapporter des informations sur des trous noirs qui existent ou n’existent pas.

Notre propre fonctionnement

On est pressé dans les milieux scientifiques de passer à d’autres genres d’exercices que ceux de la reconnaissance et de la connaissance de notre environnement proche et lointain pour entamer une nouvelle approche de notre propre fonctionnement. Il est vrai que cette initiative n’est pas une nouveauté percutante depuis que les molécules ont été appelées au secours des chercheurs par des savants de haute volée qui savent manipuler ces concepts avec une autorité et une aisance au moins plus sereine et plus sécurisée que celle avec laquelle un Laboratoire en France avait traité des médications à visée antidiabétique et amaigrissante. On se rappelle qu’elles avaient laissé sur le carreau un certain nombre de patients soumis à ce régime. Ce résultat pour le moins négatif avait déclenché de la part des autorités une série de mesures prises comme d’habitude dans l’urgence pour éviter que ne se créent des groupes et des associations de protestation contre le laxisme des lois, le retard d’application des décrets et les collusions d’ordre professionnel sinon psychoaffectif qui lient trop souvent les intérêts commerciaux, financiers et scientifiques. Le projet imaginé en Confédération helvétique n’est guère différent par sa prétention scientifique de celui de son voisin de Genève, celui du CERN où on tente de faire rencontrer à grande vitesse des éléments atomiques pour les faire fusionner dans l’espoir de voir apparaître devant nos yeux intrigués moins que ceux des scientifiques les processus déjà à l’origine de l’univers, au sein de la soupe primordiale qu’il fallait laisser refroidir pour la rendre comestible à l’esprit.

Soupe primordiale trop chaude

Tout comme on le ferait de la purée brulante servie trop tôt au souper des enfants qu’on avertit de ne pas gouter avant qu’elle n’ait atteinte une température qui n’incendie pas les papilles gustatives. Comme pour s’excuser, les têtes pensantes en charge des responsabilités scientifiques de ce projet préfèrent s’excuser d’avoir osé aller si haut dans leurs prétentions en ajoutant que « notre but n’est pas de créer une conscience, mais un outil de recherche pour explorer la manière dont s’y prend le cerveau pour faire fonctionner ses propriétés fondamentales qui sont la perception, l’action, les émotions les prises de décision, les motivations, le langage grâce auxquelles une conscience est susceptible d’apparaître.

La conscience de l’homme et celle du bonobo

Encore n’est-il pas inutile de savoir par quels mécanismes, sur quels ordres et initiatives cette dernière pourrait apparaître et pourquoi chez l’homme plus que chez le bonobo. Pour le dinosaure, il est manifestement ou malheureusement trop tard en raison d’un gros caillou venu du ciel il y a quelques centaines d’années qui lui a enfoncé la boite crânienne, brûlé son environnement de branches séchées, supprimé ses proies en même temps que ses prédateurs et inondé plaines et cimes.

Questionnement :

1. La conduite éthique est-elle le produit d’une causalité du fonctionnement cérébral ?

2. La lésion du lobe frontal est-elle responsable du non respect des conventions sociales ?

3. Quand le fonctionnement cérébral est correct l’éthique est-elle apte à choisir le comportement le plus adapté pour la survie ?

4. Le jugement moral ne serait-il réduit qu’à une évaluation correcte des profits et des pertes ?