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Sport

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Une demande en mariage
Vie publique, vie privée : quels rapports ?

Article rédigé par Picospin le mercredi 6 août 2008

Pour la première fois, le sélectionneur a accepté de parler d’"échec" à propos de l’Euro : "C’est un échec. Par rapport au public, on n’a pas eu le sentiment de donner tout ce qu’on pouvait donner", Mais s’il assume ses "parts de responsabilité" et reconnaît avoir eu un "coup de blues" en faisant le bilan de l’Euro, le sélectionneur français assure qu’il ne changera pas.



Fiasco

Et pour cause : son analyse du fiasco du mois de juin le conduit à penser que sa principale erreur a précisément été de ne pas rester fidèle à ses principes. "J’ai trop pensé que ce qui avait marché en 2006 marcherait en 2008. Je n’ai pas apporté ce que je suis, cette idée qu’il faut bousculer. Je n’ai pas suivi ma nature , je n’ai pas été moi-même à l’Euro. Et je ne vais pas recommencer". Convaincu que la responsabilité est "partagée avec les joueurs", Domenech précise qu’il refuse d’être le "bouc émissaire en permanence quand ça va mal". Un changement est néanmoins à attendre dans sa façon de communiquer : conscient du fossé qui s’est creusé entre les Bleus et leurs supporters, Domenech protégera moins ses joueurs et se réfugiera plus rarement dans le deuxième degré. Mais "le contact avec le public, ça vient des joueurs, ça viendra des joueurs", répète-t-il. Revenant sur le terrible gâchis de l’Euro, Domenech énumère les trois facteurs qui ont à ses yeux sonné le glas de l’équipe de France : 1. Tout d’abord une préparation tronquée, avec les finales très tardives des Coupes de France et d’Italie, programmées le 24 mai, qui n’ont pas permis à certains joueurs d’être prêts "comme en 2002". 2. Deuxième raison, qui découle de la première : le "décalage" entre les deux générations, "avec des jeunes qui avaient envie de prendre plus de place et des anciens moins performants".

Problèmes ?

"Le vrai problème, c’est que les anciens n’ont pas pu être à leur niveau à cause d’une préparation tronquée, et que cela a créé chez les autres un sentiment d’injustice." 3. Dernière erreur : la gestion de certains joueurs comme Thuram, à court de forme, et Vieira, blessé. Confirmé à la tête des Bleus il y a un mois par la Fédération contre la pression de l’opinion, Domenech a également dessiné les grandes lignes de l’équipe de France qui aura pour mission de se qualifier pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. "La véritable construction de l’équipe de France, c’est maintenant. Pourquoi tout chambouler ?", argumente-t-il pour justifier son maintien à la tête de l’équipe et sa volonté affichée de rester fidèle à ses principes. Si lui ne changera pas, la composition du Onze tricolore, elle, devrait être profondément modifiée. Grand banni de l’ère Domenech, Mexès pourrait enfin avoir sa chance en bleu, en tant que "remplaçant naturel de Lilian" Thuram. Mais le renouvellement devrait être bien plus profond et toucher d’autres cadres comme Makelele ou encore Sagnol. Les plans d’avenir du sélectionneur commenceront à se dessiner le 12 août, date à laquelle il communiquera la composition de son groupe pour le match amical Suède-France, le 20 août à Göteborg.

Questionnement :

1. Sur quelles performances et quelles caractéristiques a-t-on sélectionné cet entraîneur pour s’occuper de l’équipe de France ?

2. Que vient faire la demande en mariage au micro et à la TV dans cette affaire ?

3. Comment se fait-il que les autorités du football ont réussi à maintenir cet entraîneur en place après le désastreux parcours de son équipe ?

4. N’y-avait-il aucun autre concurrent plus apte à le remplacer ou à occuper ce poste alors que la France regorge de joueurs professionnels de qualité et d’entraîneurs au moins aussi compétents ?




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