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Fantasmes ?

Une frayeur enfantine

Terreur de ceux qui frappent à la porte

dimanche 8 août 2010, par Picospin

Cette solution est d’autant plus difficile à appliquer que justement ce qui caractérise cette population particulière, c’est l’absence de pays d’origine facilement discernable.

Est-ce qu’au cours de son déménagement en France, de l’exode, de sa fugue, M. Sarkozy a emporté avec lui le souvenir que lui ont laissé les Tsiganes qui inspiraient autrefois la terreur au moment où ils glissaient puis étendaient leurs bras à travers les grilles clôturant les villas, résidences primaires ou secondaires pour une mendicité prenant le masque de la quête, prémisse imaginaire pour les plus pessimistes, de chapardages ? Les frayeurs et angoisses des enfants ne se calment pas du jour au lendemain. Elles restent fixées dans les structures du cerveau appelées hippocampe et amygdale où sont stockés les éléments mémoriels et traitées les émotions. Cela, un enfant ne l’oublie pas au point de pouvoir en être traumatisé dans ses rêves, ses cauchemars chaque fois que l’occasion lui en est donnée. C’est aussi ce que ressentent encore les vétérans ébranlés, perturbés, par des scènes violentes ayant déclenché la peur qu’ils emportent avec eux, entourés d’un halo de mal-être aux conséquences dramatiques sur la conduite de la vie quotidienne. C’est pour cette raison que des psychiatres et psychologues viennent de se pencher sur cette pathologie dans le but de modifier les contenus des fantasmes et constructions oniriques générés par l’évocation mémorielle des peurs engendrées à partir de faits réels transposés par le souvenir. Grâce à cette psychothérapie, les cauchemars des vétérans américains des guerres menées en Asie et dans le Pacifique pourraient se transformer en rêves habillés de roses, de ciel bleu et d’étoiles scintillantes. Ce qui est tout de même plus agréable au sortir du sommeil de la nuit que la plongée dans l’inconscient qui vous emmène dans les bas-fonds des aventures les plus sordides, les plus meurtrières et les plus effrayantes. Le « New York Times », dans un de ses derniers articles vient de nous faire découvrir ce moyen de sortir de l’immersion dans le cloaque de la misère, la frayeur de la mort même si à la surface, les véhicules utilisés pour transporter femmes, enfants, bébés, animaux vivant dans leur roulotte, parfois la proie des flammes, font grincer de jalousie les spectateurs trop lointains de ces convois picaresques confinant à l’étrange, au pittoresque, à l’inquiétant sinon au mystérieux.