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L’égalité des chances ?

Une république libre et indivisible

Pour qui, pourquoi ?

dimanche 8 mars 2009, par Picospin

Cette revendication serait essentielle pour que fonctionne l’idéal républicain et que soit minimisée tout tentative de marquer sa différence, son individualité.

Doléances

Aucune doléance pour l’appartenance à une autre communauté que celle, sacrée, sanctifiée, de la République française ne saurait être tolérée pour que vive, sans exception le principe d’égalité devant la loi, composante majeure de la constitution, fondement de la vie en commun au sein de l’état et pierre angulaire, pivot du vivre ensemble français. Pour des raisons qui n’apparaissent pas toujours clairement, les instances chargées de la conduite des affaires en France semblent terrorisées par la perspective de la moindre fissure dans la communauté française comme si la moindre entorse à cette idéologie ou à cette doctrine devait conduire à l’effondrement en bloc, comme château de cartes branlant, d’une société, d’une collectivité, d’une fraternité, telle qu’il paraissait nécessaire de l’inscrire en lettres d’or et de la graver dans le plus beau marbre blanc. On craint, on panique devant la possibilité d’une séparation, d’une scission, d’un clivage avec la menace toujours présente d’une course vers l’insoumission, la déviation, et encore au delà vers une tendance insurrectionnelle ou une rébellion envers le centralisme représenté par une capitale sacralisée à toute occasion, et à laquelle on doit adoration, respect, déférence, faute de quoi toute velléité de mettre en exergue la moindre régionalisation, la plus petite et la plus modeste des villes dites de province pourrait être considérée comme un risque avant-coureur de la perte d’une fraction de la nation.

Danger

On considère souvent sous un angle dangereux pour la cohésion de l’état, la plus infime des tendances à vouloir marquer sa différence, son autonomie, son libre arbitre par rapport au pouvoir central comme ce peut être le cas pour les habitants de la Corse, île de beauté déjà un peu lointaine, où la langue se rapproche des racines latines ou italiennes, où la musique n’est pas berrichonne et la coiffe plutôt en cornette. Le désir d’unification, de dessiner une architecture de la République est si patent que les villages algériens ressemblaient pendant longtemps à ceux des confins de la Métropole, que les mairies y étaient construites selon le modèle républicain laïque même si des infidélités ont été faites à ce modèle par l’intrusion de références à ou aux religions comme c’est le cas sur les sites où se sont côtoyées sinon affrontées des courants religieux qui étaient fort éloignées de ceux qui ont fleuri au Maghreb. Comment en est-on venu en France à désirer et revendiquer l’uniformité souvent rébarbative par sa monotonie alors que des civilisations si diverses y ont écloses et que l’histoire y a laissé des pierres ciselées par l’homme, les religions, les guerres et le temps dont on ne pouvait attendre, sauf naïveté extrême, quelles se ressemblent toutes.

Traces

Quand on se tourne vers la maladie, les hospices anciens et les hôpitaux modernes, les traces du passage des malades y sont si évanescentes qu’aucune information pertinente, aucune statistique significative ne peut en être tirée puisqu’il est bien entendu que tout doit rester caché sous le sein de la République qui, sous peine de délation, ne doit laisser échapper aucun renseignement permettant de distinguer un être humain de son voisin proche et a fortiori lointain. Devant ce drame et ces contradictions, on vient de faire appel à un personnage susceptible de mettre fin en douceur à la contradiction entre la ressemblance et la différence puisque Yazid Sebag, l’heureux élu et choisi entre mille aura l’honneur sinon la tâche difficile d’unifier ce qui pouvait être séparé et de distinguer ce qui reste uni malgré les craintes, les susceptibilités, les frottements dits « communautaires » si décriés par ceux qui veulent se trouver au chaud dans le cocon d’une république une et indivisible. L’égalité des chances peut tendre vers une réalisation pratique que dans la mesure où les différences sauraient être reconnues et non effacées, les particularismes mis en exergue et non gommés, les difficultés soulignées et non aplaties.

Fautes

C’est la reconnaissance des fautes qui permet leur correction, la dénonciation des erreurs qui facilite leur mise à l’écart, la révélation des lacunes, leur comblement. Dans cette perspective et pour la réalisation de cet objectif, est-il vraiment indispensable de taire en permanence avec une gêne à peine sensible l’appartenance à l’ethnie, à la catégorie raciale ou à la langue pour placer tout être vivant humain dans une catégorie dissimulée, inavouée, secrète. Sinon, attendons-nous à saluer le retour des Inquisiteurs, les exécutants des rafles, et à vouloir dénicher derrière les masques des rabbins, les secrets des marranes.

Questionnement :

1. Faut-il respecter les signes d’appartenance à une minorité ?

2. Doit-on imposer par la force l’homogénéisation de la société sous une culture unique ?

3. Peut-on respecter les particularismes sans mettre en cause l’unité de la nation ?

4. Est-ce que pour éviter le risque d’une éventuelle dislocation de l’état, il est nécessaire d’interdire toute revendication pour un particularisme, régional, linguistique, politique, voire constitutionnel ?

Messages

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