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Tech Recruiting Clashes With Immigration Rules

Une terre promise qui l’est de moins en moins

By MATT RICHTEL, MOUNTAIN VIEW, Calif. — Where’s Sanjay ?

dimanche 12 avril 2009, par Picospin

Apparemment ce dernier point pose moins de questions dans ce pays qu’en France. Dans ce cadre de débat, le New York Times cite les discussions et échanges d’ordre technique qui viennent de mobiliser des collaborateurs de Google pour étudier les moyens de construire des cartes géographiques dans l’intention de les adapter à à l’emploi de millions de téléphones portables en sherpas digitaux servant de guide aux voyageurs pour les guider au mieux vers les restaurants, centre d’affaires et points importants de rassemblement.

Une histoire californienne

Ce qui est raconté dans cette histoire ce sont les conversations et relations entre un employé de la compagnie, des citoyens américains et des travailleurs qui rencontrent de fortes difficultés à s’établir définitivement aux USA. Tous sont d’accord pour penser et affirmer qu’il est parfaitement ridicule de ne pas faire tout ce qu’il faut pour vous garder dans ce pays car nous avons absolument besoin de gens qualifiés comme vous. Il est parfaitement reconnu que le pouvoir exécutif est parfaitement stupide d’agir ainsi. Des immigrants comme vous, est-il dit, qui travaillent pour Google et d’autres compagnies importantes comme c’est le cas des Chinois, des Indiens, des Russes, ou d’autres immigrants possédant un savoir et des qualifications élevées sont un sang nouveau qui est en train de transformer toute l’industrie et de créer de nouveaux emplois et de nouvelles richesses. Pourtant, les responsables du recrutement déclarent que les restrictions imposées pour l’obtention de visas et les mesures prises en matière d’immigration ont fortement compromis leur possibilité de recruter un plus grand nombre parmi les meilleurs ingénieurs étrangers.

Déclin ?

Certains vont plus loin en affirmant que les États-Unis sont sur leur déclin et sont en train de chuter si cette politique continue de sévir en empêchant un plus large recrutement de main d’œuvre qualifiée venant de l’étranger. Des millions de gens voudraient s’installer en Californie mais ne le peuvent pas en raison du grand nombre d’Américains qui sont déjà sur place pour occuper les emplois. Les difficultés de résider longtemps dans ce pays ne datent pas d’hier. Les plus doués des étudiants s’y sont heurtés et ont pensé pouvoir franchir tous les obstacles en passant avec brio tous les examens et diplômes requis, les activités sportives souhaitées et les preuves d’un civisme national, largement démontrées. C’est au point que des visas « privilégiés »ont été émis pour une durée de séjour de 3 ans renouvelables. Pour éviter les conséquences néfastes d’une telle politique, des entreprises comme Google cherchent à placer leurs employés récemment recrutés dans des pays comme le Royaume Uni ou le Brésil d’où ils peuvent plus facilement agir par l’utilisation de vidéo conférences ce qui manifestement n’est pas la solution idéale en raison des décalages horaires et de la nécessité de communiquer directement avec des collègues de travail à l’autre extrémité du globe. Au moment où la récession s’accentue, nombreuses sont les personnes, y compris parmi les Membres du Congrès qui émettent de virulentes critiques à l’endroit de sociétés comme Microsoft pour leur politique de licenciement à l’égard des Américains et de recrutement de personnes détenant des visas privilégiés.

Rencontres ou vidéo-conférences ?

Ces derniers sont fustigés par les représentants du peuple qui les accusent de travailler pour un petit salaire puis de retourner dans leur pays pour partager tout ce qu’ils ont appris. Les employés de Google qui voudraient quitter la compagnie ne le peuvent pas car c’est elle qui leur a fait obtenir le visa d’immigration ce qui automatiquement les conduit à perdre les bénéfices et avantages de la carte verte. Au milieu de toutes ces tribulations, des immigrés ne savent toujours pas à quel pays se vouer et à quelle communauté ils appartiennent. Ils ne savent même plus s’ils ont vraiment encore envie de s’établir en Amérique.

Questionnement éthique :

1. Quel rapport ce texte entretient-il avec les réalités économiques ?

2. Fait-il référence à des théories et des pratiques précises ?

3. Quel type d’économie dénonce-t-il ou promeut-il ?

4. Quels liens pose-t-il entre champ économique et options morales ?

5. Est-ce que ces données sont en accord ou en opposition avec la formalisation qu’en a faite le monde anglo-saxon et qui comporte le respect de l’autonomie, la bienfaisance, la non maléficience (primum non nocere) et la justice ?