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Est-ce la cité du bonheur ?

Une ville appelée Vauban

Les cités promises à leur chute ?

mardi 12 mai 2009, par Picospin

Je ne sais pour quelle raison cette cité porte un nom français aussi célèbre ce qui m’incite à vous promettre que je vais m’occuper de ce problème et vous faire part de la réponse que j’obtiendrai si mes sources de données me permettent d’y accéder.

La voiture abandonnée

Il paraît donc que cette petite communauté a abandonné la voiture pour se déplacer ce qui, en soi, n’a rien d’original puisque ailleurs et même en France des expériences ont déjà été tentées avec succès par le simple fait que dans ces lieux hautement scientifiques puisque destinés à de véritables enquêtes marquées du sceau de l’urbanisme, de la santé publique et de la sociologie, des étudiants dans le cursus universitaire se sont lancé dans un travail de recherche qui, actuellement, en France ne saurait être mené à terme uniquement pour la raison que faute de contrôles et d’examens, les remises de diplômes sont interrompues sinon arrêtées brisant des carrières, retardant des prises d’emploi et gêlant des occasions de promotions. Il semble donc que cette cité du bonheurs soit située près de Freiburg proche de la frontière suisse et française ce qui explique mieux son appellation. Les rues seraient interdites aux voitures à l’exception d’une rue principale dans laquelle circule un tramway . Si on autorise des habitants à acquérir des autos, cette initiative semble absurde puisque l’on ne saurait décemment pas dépenser de l’argent pour acheter une voiture dont on ne peut plus se servir. C’est pour cette raison que les nouveaux habitants qui s’installent dans Vauban, à l’instar du génial bâtisseur qui avait rénové toutes les grandes demeures en France et semble avoir touché une partie de celles situées actuellement en territoire allemand, laissent leur voiture au garage ou plutôt s’en débarrassent définitivement ce qui contribue davantage à leur bonheur et à leur détente que le fait d’être encombré d’un de ces véhicules monstrueux qui ne servent à rien d’autre qu’à polluer et dont on n’a guère besoin en milieu urbain.

Des restrictions

Le résultat de cette restriction non imposée de voitures dans l’enceinte d’une forteresse qui porte un nom célèbre dans l’histoire est que non seulement les habitants y vivent mieux, à l’abri des soucis de la vie courante, qu’ils sont déculpabilisés du poids de consommer des produits délétères pour la santé et pour notre globe mais qu’ils s’y adonnent à l’exercice quotidien dont on dit maintenant qu’il est le moyen le plus naturel, le plus efficace, le plus simple pour activer les fonctions de l’organisme, se prémunir contre la dépression et ne pas succomber à l’obésité, ce fléau des temps modernes, du à la surconsommation alimentaire, à la sédentarité et à un mauvais choix des aliments. C’est dans cette optique que le gouvernement français préconise à toute heure du jour et de la nuit de consommer les 5 fruits ou légumes journaliers qui de ce fait ont reçu une certaine sacralisation. Elle aurait tout aussi bien pu bénéficier des talents du Marquis de Vauban, ce génie touche à tout, expert en urbanisme, en architecture, en hydraulique et même en finances puisqu’il se mêla de résoudre les injustices sociales par un programme de réformes sociales et d’alléger les difficultés économiques de son temps. Ces deux objectifs auraient certainement attiré l’attention des responsables politiques actuels qui se seraient emparé de l’individu pour l’engager à réformer toujours plus puisque aussi bien le maitre mot actuel consiste à évoquer davantage le nombre des réformes que leur qualité, leur validité et surtout leur contenu et leur impact sur la qualité de vie des membres de la nation. Donner de l’air aux banlieues serait la clé de la protection des villes contre le réchauffement climatique transmis par les émissions de gaz à effet de serre.

Aménager les banlieues

L’aménagement des villes de banlieue pourrait bien devenir la solution idéale aux difficultés rencontrées pour les rendre plus denses, plus compactes, plus accessibles au public et plus propices à aborder les magasins à pied, en quelques pas, à portée de promenade. Tout tient en définitive à la volonté des administrations municipales de promouvoir les moyens de transport public si pauvres aux Etats-Unis qui croyaient jusqu’à hier encore pouvoir se passer de ces derniers pour continuer à s’engouffrer dans les voitures cossues du passé mesurant plus de 5 mètres et encore adaptées à l’obésité généralisée de la population. Cette culture doit rapidement avoir une fin et se retirer des traditions de la vie courante pour éviter que les projets, planifications, concepts d’une vie future ne reposent comme par le passé sur la sacralisation d’un mode de transport suranné, ne serait-ce que si l’on prend en compte l’état désastreux de l’industrie automobile incapable de faire face à une reconversion intelligente, adaptée aux circonstances et exigences nouvelles créées par l’épuisement de ressources d’un côté et les rejets toxiques de l’autre. A Vauban qui porte bien son nom, les familles achètent ou louent en commun de grandes voitures pour aller au ski ou chez Ikea. Vauban, qui porte bien son nom puisque la région qui l’entoure a fait partie de la zone d’occupation française en Allemagne, a su profiter de cette expérience car les rues y sont étroites, creusées entre des rangées de baraquements militaires construits pour remplacer les vieux immeubles détruits et maintenant relayés par de petits bâtiments de 5 étages pour réduire les pertes de chaleur et rentabiliser la production d’énergie. Les gens qui s’y installent se comportent comme des cobayes et votent pour les verts, dans l’idée que la qualité de vie s’y améliorera, les voitures seront abandonnées à leur triste sort et les enfants élevés à l’écart de ces monstres bruyants et malodorants. De beaux projets, d’intéressantes perspectives.
Jusqu’où pourront-elles s’étendre ?

Questionnement éthique :

1. Croyant ou non, comment peut-on interpréter le sens de la coexistence de deux cités telles que les proposées Augustin ?

2. Etes-vous d’accord ou opposé à l’idée de deux cités rivales entre elles, l’une la Cité de Dieu poussée jusqu’à l’oubli de soi-même et l’autre, la cité humaine trop humaine avec l’amour de soi poussé jusqu’à l’oubli de Dieu ?

3. Est-il d’actualité et pertinent de faire allusion, à l’occasion du voyage du Pape en Terre dite Sainte de s’interroger sur les entrelacements et différences du spirituel et du temporel ?

4. Comment interpréter ce que d’aucuns appellent une "impatience eschatologique" qui les pousse à déchiffrer la bible en fonction de l’annonce d’une ère messianique déjà là, déjà arrivée au point de déclencher un processus par lequel l’espérance ou l’attente se mue en certitude risquant de faire le lit des pires fanatismes ?