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Espoirs d’une investiture socialiste

Utopies

Le changement plus que le conservatisme

jeudi 17 mai 2012, par Picospin

Ce serait un état idéal, parfait, organisé rationnellement et fondé sur le principe de l’égalité des citoyens, sinon aussi des visiteurs, des touristes et des immigrés pour peu que son organisation administrative permette aux malheureux de la terre d’y pénétrer, d’y vivre, s’y épanouir dans une sorte de jardin d’Eden auquel les dieux avaient déjà pensé depuis longtemps.

La cité radieuse

Il s’agit toujours dans l’imaginaire d’une cité radieuse, plus fréquentée par les tenants du socialisme que les autres idéologues ou pragmatiques considérés avec un certain mépris comme des ignares en politique, des illettrés en philosophie ou des incompris en art. Ils seraient incapables de prendre en compte les conditions de vie tragique des affamés d’Afrique, des Chômeurs d’Europe et d’Amérique et des laissés pour compte de l’Amérique latine. Il nieraient l’importance politique et morale de la lutte des classes et le caractère inévitable des révolutions en perte de vitesse depuis que leurs chefs préfèrent le confort et le luxe à la bataille des idées. En réalité, le pays des rêves disparait de la carte imaginaire des poètes, des chanteurs et des idéalistes à la suite des philosophes comme Fichte qui avait observé que l’histoire s’est tue depuis que l’on s’est réveillé pour réaliser que peu d’utopies s’étaient révélées réalisables.

Kant a fait son devoir

Il fallut ce pauvre Kant, trop isolé dans sa tour d’ivoire et du devoir, à un moindre degré Hobbes, pour réhabiliter les fonctions du paysage utopique capable d’orienter et conduire le monde phénoménal vers des finalités métahistoriques en imposant l’affirmation progressive historique du droit sur la force et de la paix sur la guerre de tous contre tous. L’utopie aurait la fonction essentielle d’agir comme une force motrice pour l’histoire par le biais de la critique. De nos jours le marxisme trop mal en point si l’on en croit le maigre succès obtenu par les partis de gauche ne fait plus recette bien qu’il se soit assagi et ait renversé sa vapeur pour abandonner le réalisme scientifique hégélien et marxiste au profit de la tradition platonicienne et sa jonction avec la pensée kantienne.

De l’utopie à la science ou l’inverse ?

Cette position aurait été défendue par des pionniers d’un passé récent au premier rang desquels se situe Herbert Marcuse qui change la direction menant de l’utopie vers la science au lieu de l’utopie vers la science. Un aller retour auquel auront à se référer et penser les nouveaux socialistes fraichement arrivée au pouvoir après la déconvenue subie par les prédécesseurs sarkoziens qui n’avaient malheureusement pas acheté leur billet aller retour pour ce voyage étrange du rêve à la réalité et vice versa, malgré la présence en haut de l’observatoire de la délinquance animée par l’ancien grand Maitre d’une obédience de la Franc Maçonnerie qui aurait eu son mot à ajouter à propos de ce débat d’idées qu’ils adorent échanger.