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Veille de 14 juillet

Vacances en « Hexagonie »

Célébrations républicaines

mercredi 15 juillet 2009, par Picospin

On peut se demander pourtant pour quelles raisons, dès le signal des départs annoncés, tout le monde se précipite avec une hâte à peine contenue sur les routes du bonheur, avec en tête l’image de la plage, plus loin de la mer en mouvement, mue par des vagues incessantes qui redonnent goût à la vie car elles animent une surface plane sur laquelle on feint ou on craint de détecter les premières secousses d’un tsunami à l’approche, capable d’engloutir des hameaux du bord de mer puis d’avancer pour croquer les fossiles d’un temps passé puis de s’élancer à l’assaut de quelque fort Vauban ne figurant pas dans la nomenclature des réalisations de ce maitre de la construction et de la protection.

On n’a pas totalement saisi les raisons qui ont poussé certains experts français à promouvoir un projet d’études sur le phénomène du tsunami dans une circonscription qui paraissait rester éloignée de la survenue de ce phénomène. Les plaques tectoniques, on connaît, leur glissement ressemble au pas des patineurs de Holiday on ice, ce spectacle mirifique autrefois distillé par les maitres américains du show business aux malheureux Européens démunis de tout par des guerres souvent picrocholines, ces guerres qui se sont déroulées chez Rabelais, provoquées par un Picrochole, toujours en colère et prêt à guerroyer, et qui se lance dans d’impossibles conquêtes. Conquérir devient dès lors le maitre mot comme il était la traduction d’un maitre chien impuissant plus enclin à aboyer qu’à ramasser son bétail avant de le confiner dans le corral. N’empêche que le 14 juillet représente bien la fête nationale, quelle que soit la participation étrangère, non identitaire des exclus de la communauté, celle qui aime garder pour elle-même les avantages ou bienfaits, largement attribués par moments par une république généreuse à ses enfants délaissés. Qui sont-ils, ces pauvres malmenés, embarqués dès leur naissance accomplie dans les lieux de formation d’où ils devraient sortir, enveloppés de diplômes pour happer les leurres que des institutions d’élite leur présentent comme on le ferait de l’os à un chien ? Bon vent ne manquerait pas de dire le factotum de Thalassa à ses naufragés des mers avant qu’ils ne soient agités par les tourments des tempêtes et les soubresauts de la longue houle et des courtes vagues.