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Vacances romaines

et autres lieux...

mardi 12 juillet 2011, par Picospin

C’est la raison pour laquelle en cet été caniculaire, je vous adresse une lettre de Rome pour vous faire part de ce qui se passe dans cette ville à la fois sainte et diabolique, surtout depuis qu’un président du Conseil haut en couleur mais non par la taille préside aux destinées d’un pays qui, malgré son génie, son inventivité, le gout de ses artistes et artisans impose au monde une esthétique inégalée et originale.

Certains ont affirmé que cette capitale était un « morceau de paradis » au point que d’autres ont renchéri en ponctuant cette affirmation par le qualificatif de « plus belle, magnifique de toutes les villes qui ont existé ou existeront ». Peut-être y en a-t-il d’autres, encore méconnues ou en train de devenir aussi riches ou somptueuses que cette dernière. On dit aussi que cette capitale où eut lieu la signature du fameux traité de Rome qui donna le coup de pouce initial à la fabrication laborieuse de l’Europe, a su résister à l’épreuve du temps en dépit des difficultés de la vie moderne. Cette dernière n’est pas parvenue à ternir la beauté de cette « Ville éternelle » dont on ne sait toujours pas si elle mérite ce qualificatif parce que le représentant d’un certain Dieu sur terre s’y est établi en provenance du Proche Orient ou parce que ses qualités intrinsèques l’on promue au rang superlatif d’une vie sans fin ce qui semble vrai pour l’instant puisque les criminels fauteurs de plusieurs guerres mondiales l’ont épargnée des bombes et des combats de rue pour n’y laisser que les beautés formelles et symboliques à l’usage des gens de gout qui se répandent sans cesse sur le Pincio et la Villa Borghèse, hauts lieux de l’harmonie, des couleurs et du rassemblement des artistes venus de loin pour travailler d’un commun accord sur la matière picturale, celle des formes et de l’intelligence. L’harmonie, est-il écrit quelque part touche les ponts lancés sur les cambrures du fleuve, les ombrages des jardins et des villas, les campaniles et les coupoles sans laisser de côté d’anciens souvenirs laissés par le panthéon, le Colisée, le Capitole ou le Forum à adorer sous le coucher du soleil qui ravissent le cœur et l’esprit par leur histoire, leurs symboles et la longue histoire qu’ils déclinent. Après les épreuves de la guerre, de la volte face politique qui a chassé un dictateur pour le remplacer par un peu plus de démocratie, d’intelligence, de délibérations avant d’aborder le besoin forcené et immuable de bien-être si généreusement montré à l’écran par des artistes issus des studios de Cinecittà. Ils surent si bien se tremper dans la Fontaine de Tritons lorsque Anita Eckberg, venue de sa lointaine Suède sut s’y montrer dans ses fantasmes à moitié assouvis par un des plus grands acteurs masculins de tous les temps, Marcello Mastroianni, pur et digne représentant de la nouvelle génération italienne qui sut si bien séduire et se faire dorloter jusqu’à déambuler au petit matin sur les plages d’Ostie au milieu des monstres, pressés de dévoiler les secrets de leurs diabolisation dans une société à la dérive. Elle ne sut trouver sa propre vérité que dans des nuits de folie sans fin, exemptées de sens et esclaves d’un conformisme allumé à l’alcool et éteint d’amour.