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Une décision, une question, une utopie ou une impossibilité ?

Vacciner ou ne pas vacciner ?

Que faire et comme le faire ?

mardi 1er décembre 2009, par Picospin

La situation est telle, le retard pris si important, la désorganisation si intense qu’on pense devoir recourir à l’aide de l’armée, des médecins retraités, pour tenter d’équilibrer une situation qui inquiète les candidats à la vaccination et surtout les nombreux parents d’enfants très jeunes qui ont piétiné pendant des heures dans les centres de soins et de prévention avant d’obtenir un accès à la précieuse injection.

Organiser plutôt que désorganiser

Voici ce qu’écrivent les quotidiens au sujet de l’organisation ou de la désorganisation des centres de vaccination à propos desquels tout le gouvernement est mobilisé pour donner son avis séparément, sans aucune concertation ce qui rend les candidats à cette prévention particulièrement nerveux. Même le Président de la République s’y est mis qui a demandé aux centres de prévention de prolonger les heures d’ouverture pour essayer d’absorber le flux des visiteurs qui se pressent désespérément aux entrées de ces lieux de soins. Voici le discours de l’administration aux médecins qu’on tente maintenant d’impliquer dans le processus de prévention. Vous êtes médecin généraliste. Alors que les médecins du travail et l’armée sont appelés en renfort pour répondre à la demande de vaccination contre la grippe A, un syndicat de médecins, MG France, réclame le droit de pouvoir administrer le vaccin. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dénonce le coût d’une telle autorisation. La campagne de vaccination a commencé il y a plusieurs semaines, pourquoi vouloir y participer maintenant ? Est-ce susceptible de générer un surcoût pour la Sécurité sociale ?

Grosse affluence

Les centres de vaccination contre la grippe H1N1 ont connu une soudaine affluence ces jours derniers, ce qui a conduit les autorités à annoncer, pendant le week-end, l’augmentation de leur capacité et l’allongement de leurs horaires d’ouverture dès la semaine prochaine. Lundi 30 novembre, les choses s’accélèrent. Nicolas Sarkozy demande l’ouverture des centres le dimanche. Plus tôt dans la matinée, le ministre de la défense Hervé Morin a dévoilé les mesures que pourrait prendre le ministère de la défense, dans le cadre de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). "On est tout à fait capable, au titre des armées, de mettre entre 100 et 150 équipes vaccinales (un médecin et une infirmière)". L’afflux de personnes aux portes des centres de vaccination contre la grippe A a provoqué quelques débordements cette semaine. L’affluence n’est pas toujours prévisible, au grand dam des responsables de centres, priés de « s’adapter ».Jeudi 12 novembre, 1er jour de vaccination : 1.014 injections. Jeudi 19 : 2.058 injections. Mercredi 25 : 4.438 injections.

Chiffres records

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à Paris, le nombre de personnes candidates à la vaccination contre la grippe A est multiplié par deux chaque semaine depuis le début de la campagne. Et les statistiques sont sensiblement les mêmes en province. Alors dans les centres de vaccination, les files d’attente s’allongent au fil des jours, non sans provoquer certains débordements. A Lyon mercredi matin, le gymnase de la Ficelle affichait complet une heure après son ouverture. Pour juguler le trop-plein de personnes venues se faire vacciner, les responsables du centre ont dû appeler la police pour empêcher les gens de rentrer. Eux-mêmes débordés, les policiers municipaux ont dû recevoir le renfort d’une équipe de la Brigade anticriminalité pour disperser les troupes. Un exemple il est vrai extrême et, pour l’instant, plutôt isolé. Mais dans la plupart des centres de vaccination, l’attente est rarement inférieure à une heure, et atteint régulièrement deux ou trois heures.

Deux à trois heures d’attente

« Adapter le dispositif actuel » Jeudi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et le directeur général de la Santé, le Pr Didier Houssin, ont lancé un « appel au volontariat » auprès des médecins - étudiants, retraités, libéraux, spécialistes … - pour tenter d’accélérer le rythme de vaccination. Et Roselyne Bachelot de convenir que « des réglages » étaient nécessaires pour éviter les débordements. Les horaires d’ouverture des centres ont déjà été élargis, notamment les jours de pointe que sont le mercredi et le samedi. Son homologue de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a pour sa part transmis lundi une instruction aux préfets visant à « adapter le dispositif actuel ». La « présence des forces de sécurité publique aux abords des centres pour les jours de forte affluence » est notamment recommandée. Mais même place Beauvau, on reconnaît qu’il est « impossible d’anticiper ». A Paris, la préfecture de police a réquisitionné plusieurs de ses agents pour veiller à la sécurité de certains centres. « Aujourd’hui, tout le monde se met à vouloir être vacciné, alors qu’hier, il n’y avait personne…, tance-t-on au ministère.

Adaptations

C’est une problématique qui n’est pas évidente à gérer. » Sur le terrain, même discours. « On essaie de s’adapter comme on peut, mais les pics d’affluence sont difficilement prévisibles, explique le responsable d’un centre de vaccination parisien." Pour l’instant, on doit juste faire face à l’impatience des gens, qui est franchement compréhensible. Mais s’il venait à y avoir un vrai débordement, ce sera vraiment le bazar… Peut-être faudrait-il ouvrir d’autres centres ? Ou tout du moins avoir plus de médecins pour vacciner plus de monde ? ». En Seine-Maritime, la préfecture a peut-être trouvé un remède miracle : donner la possibilité aux administrés de prendre rendez-vous à l’avance via une plateforme Internet.
Comparez ces discours épars aux propositions puis décisions après accord de la part de l’OMS qui a réuni plus de 300 personnes pour les convier à donner leur avis, leur approbation et leur engagement d’exécution aux décisions prises en cas de pandémie grippale et ce dès 2005. Le calme avant la tempête et non après ! …

Considérations éthiques

à prendre en compte pour organiser une réponse adaptée à une pandémie grippale.
1. Phase I : Toute personne qui justifie un traitement le recevra : cette phase dure jusqu’à ce que leur nombre excède celui des moyens disponibles. Ces derniers seront attribués sur la base « 1er arrivé, 1er servi »
2. Phase II. Epuisement des moyens : on ne peut prendre tout le monde traitement pour les cas les + graves 3. « triage » : (guerre, désastre) 3.1.risque de mort
3.2.chance de survie
3.3.mauvais pronostic,
3.4. soins palliatifs.
Les pays doivent réduire le fardeau du à la maladie en respectant les droits des individus, les libertés
 par l’équilibre entre intérêts de la communauté et droits individuels pour appliquer les mesures sanitaires d’isolement, quarantaine, contrôle aux frontières
 trouver le juste équilibre entre les moyens de retarder, diminuer l’impact de la pandémie et la charge pesant sur les libertés & conditions attendues pour une meilleure protection