Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Vatican et Ecole sacralisée : même combat ?

Vatican et Ecole sacralisée : même combat ?

mardi 8 janvier 2013, par Picospin

contre courant sur un océan déjà agité par des vagues courtes venant se superposer à la houle plus lente mais plus tenace sur laquelle tente de naviguer une flotte aux abois qui ne sait vers quel pôle se diriger dans un monde que Dieu a semblé déserter après l’avoir abandonné progressivement au fur et à mesure que la société perdait ses repères et que l’égoïsme supplantait la cohésion nécessaire et indispensable à l’élaboration d’un projet du vivre ensemble.

Ce dernier est-il si difficile à mettre en œuvre si l’on en croit les guerres que désirent allumer les milieux politiques et scientifiques en France que l’orgueil entraine à adopter des attitudes guerrières à propos de tout et de rien. Cette fois, il s’agit de s’attaquer à l’énergie solaire par l’intermédiaire de la filière photovoltaïque dans laquelle la France souhaite jouer un rôle prépondérant sinon exclusif et qu’elle veut développer jusqu’à déclencher une mobilisation en faveur du patriotisme écologique, en souvenir sans doute du souvenir de la carrière brillante que l’écologie avait en son temps engagée, avant ses déboires et son allégeance intermittente à la politique du socialisme actuellement au pouvoir en France. Il s’agit de défendre un " patriotisme écologique ", consistant à " réorienter la politique de soutien vers la mise en place d’une filière industrielle durable ". Il s’agit d’un protectionnisme qui se traduit par une bonification sur le tarif de rachat de l’électricité pouvant atteindre 10 % pour des modules photovoltaïques produits en Europe." L’enjeu est bien de montrer que la filière française existe, que nous avons une carte à jouer sur les produits à haute valeur ajoutée et que la bataille n’est pas perdue, même dans un environnement concurrentiel féroce ", a expliqué au Monde Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie. On va jusqu’à parler de bataille féroce contre l’ennemi, chinois en l’occurrence - selon l’Agence internationale de l’énergie, sept des dix principaux fabricants mondiaux de modules photovoltaïques sont chinois -, qui est clairement ciblé. Mais ce protectionnisme européen est-il possible ? La chasse à l’emploi est à son apogée ce qui explique les humeurs belliqueuses des gouvernements en général et du Français en particulier qui ne veut renoncer à aucune occasion de grappiller des points dans la compétition engagée entre les complexes industriels de notre monde, au premier plan se situe ceux de la Chine, objet de procédures lancées par la Commission européenne et d’enquêtes pour dumping sur les importations de cellules, modules et plaquettes photovoltaïques chinois, et la deuxième sur les subventions accordées par ce pays aux acteurs nationaux du secteur. Selon les professionnels du secteur, la Chine éliminerait la concurrence en produisant à perte. On trouve aux côtés de la France, comme aux plus beaux jours des guerres mondiales les Etats-Unis, où l’International Trade Commission et l’International Trade Administration s’est prononcée pour des droits de douane antidumping et compensateurs sur la marchandise chinoise, les taux variant de 25 % à plus de 250 %. Les Etats-Unis comptent sur l’immigration pour rendre une certaine qualité à l’inventivité et à la qualité. De tous ces problèmes, est-on autorisé à en discuter à l’école, celle de la République comme les espaces privés des écoles confessionnelles où la religion s’imposait comme juge de paix, à défaut juridiction morale inspirée par la croyance en un Dieu tout puissant qui a perdu une grande partie de l’autorité dont il avait été investi depuis que l’homme lui a enlevé des prérogatives à la suite du génocide réalisé dans les camps nazis par la Shoah. De tout puissant, il est devenu mois puissant comme le pressentait Hans Jonas. L’école est-elle le lieu adapté à la jeunesse pour qu’elle y étale ses contradictions, ses oppositions, ses craintes, ses doutes mais aussi les divers aspects de ses idéologies. Le débat au sujet du caractère sacré, isolé du monde, de l’Ecole avec un grand E reste parfaitement contradictoire d’autant plus qu’on retrouve dans les prises de position, les séquelles et relents des anciennes tensions et ébauches de guerres civiles qui ont alimenté les débats et positions politiques entre partisans et adversaires de l’école de la République et celle dite du privé, en fait largement investie par les Eglises sous l’influence d’un conservatisme alimenté par les traditions portées par les parents et anciennes générations. Que ce conflit encore larvé ne s’exprime pour le moment que par l’intermédiaire de défilés sur la voie publique traduit plutôt u certains consensus plutôt de bon augure pour l’avenir politique du pays et de sa société.

Messages