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Web et discussion

Avons-nous raison de nous consacrer à l’éthique ?

vendredi 2 janvier 2009, par Picospin

Elle tient fermement au rapport entre justice et solidarité. La forme de la loi pratique est celle d’un commandement ou d’une obligation dont la formule est un impératif catégorique.

Un dénommé Kant

« Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle ».« Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature » . « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen ». Agis de telle sorte « que la volonté puisse se considérer elle-même comme légiférant universellement en même temps par sa maxime » Agis comme si tu étais « toujours par tes maximes un membre législateur dans le règne des fins » .Les différentes formules de l’impératif ont en commun qu’elles s’adressent à un Moi : « agis… » signifiant : « tu dois agir… ». Or à travers ce commandement c’est la raison pratique qui est à l’œuvre et donc, à proprement parler, le Moi comme Moi législateur de telle sorte que c’est le Moi qui commande au Moi. Il importe de lire correctement cette structure qui n’est circulaire qu’en apparence : en effet, le Moi législateur s’impose dans le commandement comme idéal à réaliser et ce, à l’égard d’un moi qui demeure pathologiquement déterminable. Quel travail faisons-nous, ici à Ethique-info ? Une reproduction des visions de l’éthique ou de la morale selon les grands maitres du genre ou bien une réflexion originale à partir d’une actualisation des thèmes mille fois traités, mille fois révisés et mis au goût du jour selon les inflexions qu’ils prennent dans les temps et les lieux qu’ils traversent à toute allure ?

Traversées

Cette question n’est pas bizarre comme pourraient le penser ceux qui se servent quotidiennement des blogs, elle n’est pas étrange non plus si l’on songe au rôle de plus en plus décisif que joue la blogosphère dans la vie de tous les jours, elle qui tend à vouloir faire la pluie et le beau temps à la place de la grande presse qui, comme on le sait a laissé les blogueurs faire l’opinion aux Etats-Unis quand il s’est agi de creuser le chemin de la victoire pour un certain noir venu ancéstralement du Kenya pour prendre le pouvoir à la suite de la médiocre aventure de son prédécesseur scotché sur place, dans son bureau ovale avec lequel il n’a pu que jouer symboliquement au football américain, même pas au rugby élégant déployé par ses lointains voisins des îles du Pacifique. « Collaboratif »,« participatif », « communautaire » ont été les maîtres mots du Web en 2008. Internet est devenu « la principale source d’informations pour un nombre croissant de personnes chaque jour. Le fondement de la révolution des médias participatifs est que tout le monde peut accéder aux moyens de publier et de diffuser ».Les contributions existent sous formes de commentaires de l’ajout de contenu original ou de recueil d’opinion.« Les médias nés sur Internet (appellent leurs utilisateurs à la participation, qui n’est plus confinée à des blogs ou des "chat rooms". Les médias traditionnels ont adopté ces pratiques » car l’intérêt est de récupérer du contenu additionnel et obtenir des retours sur la popularité des sujets. « la capacité des médias en ligne à créer de nouvelles audiences à bas coût a donné naissance à un univers riche et varié de médias spécialisés, permettant aux médias traditionnels d’étendre leur audience au-delà de leurs marchés traditionnels Aujourd’hui, 95 % des quotidiens américains hébergent des blogs tenus par leurs journalistes.

Un bon consommateur ?

Le consommateur n’est pas épargné par ces mutations majeures.« La prolifération d’informations en ligne signifie que le public a plus de choix, plus de responsabilités pour localiser les informations crédibles et assembler un produit informatif cohérent et complet. » Mais ce n’est pas parce l’information abonde sur Internet et que les médias sont participatifs que tous les groupes et opinions sont représentés. « À mesure que l’Internet se développe, il y a un risque que des communautés, des sujets, des points de vue, qui ne sont pas représentés en ligne, deviennent moins visibles pour un public en général. Exister sur le Net revient à exister dans la société. » Alors que Harvard croit à la survie des médias historiques et à la prospérité certains pointent l’enjeu de demain : qui est de savoir comment les gens localisent, sélectionnent et comprennent les contenus en ligne. Le web a-t-il un rôle de justicier à jouer dans une société qui n’en compte guère ? Le temps des don Quichotte et autres Zorro est bien terminé. Qui aura l’ambition et la force de leur succéder pour réparer les injustices de ce monde ?