Ethique Info

Accueil > Education > Education > Y a-t-il une éthique pour la justification de l’opinion publique (...)

Y a-t-il une éthique pour la justification de l’opinion publique ?

dimanche 22 mars 2009, par Picospin

Dans le cas qui nous préoccupe, la question posée est celle de la proportion d’opinions sur la politique du Président de la République. On apprend ainsi que le Chef de l’état vient de perdre un précieux point à 36% dans le baromètre IFOP après une première chute de 7 points enregistrée en février.

La chute ?

A cette chute de popularité qui confine à une tendance vers une impopularité croissante participent les sympathisants UMP à sa politique qui devraient normalement être conduits par le bon berger souriant, rond et toujours bien élevé du nom de Bertrand qui poursuit son chemin contre vents et marées pour soutenir le tenant d’une politique qui se veut originale mais qui revêt le plus souvent les vêtements et les uniformes des armées jacobines de la République. C’est ainsi que pour maintenir l’ordre à tout prix, garder les apparences mais pas nécessairement les fondations de la discipline républicaine qui sied à un chef confortablement élu pour instaurer et maintenir de vieilles traditions, il n’hésite pas à faire appel pour un oui et pour un non aux lois de cette République à édicter, fustiger, menacer, condamner rejeter au fond des salles de classe les cancres qui risquent à chaque instant précieux de la gouvernance "sarkozienne" d’en perturber le fonctionnement, d’en démâter les structures et de faire chavirer un bateau fragilisé par les océans démontés qui du Nord au sud et de l’est à l’ouest risquent de faire chavirer le navire. Le problème devient alors celui de sa destination ? Vers quels rivages enchanteurs doit-il se rendre, quelles contrées doit-il explorer, quelles terres doit-il conquérir ? On pourrait supposer que les doléances nombreuses et itératives, récurrentes qu’exprime la société française pourraient se réunir sou l’appellation déjà bien connue de doléances au sujet desquelles rien ne s’oppose à l’ouverture d’un cahier qui serait si épais, si surchargé, si raturé qu’on aurait parfois du mal à y reconnaître les termes écrits en lettres grasses.

Une cohue

La cohue des factions réunies sous la dénomination de partis du centre et partis populaires pour prendre le générique de UMP a réussi à se fondre en une société dans le temps qui tient un compte -même approximatif – des revendications d’une société parfois à la dérive mais dont on se plait à dire que les amortisseurs sociaux mis en place depuis longtemps par des pouvoirs successifs de gauche comme de droite, ont réussi, en tapissant les murs, à cacher au bon peuple autorisé en de trop rares moments à les admirer, les profondes lézardes creusées au-dessous et derrière une « Dame à la Licorne » ou maints loups, lions, sangliers, cerfs chassés par de nobles cavaliers chevauchant de nobles chevaux cernés par des meutes enthousiastes. Qu’il serait agréables aux artistes, aux âmes nobles, aux amateurs d’art de se concentrer sur ces visions d’un autre monde et d’un autre temps sans avoir à s’en détourner pour s’attarder sur des pas incertains, parfois maladroits, des silhouettes écrasées d’où proviennent les échos de la remise en ordre, de l’éviction, de l’exclusion au profit des plus disciplinés, des serviteurs les plus dociles, des esprits les plus complaisants.

Etre, faire ou paraître ?

Il paraît que c’est le style de vie qui déclenche les irritations, plus que les mesures concoctées, les lois en construction, les règlements stricts, les arrêtés sévères. Pourquoi les artisans et commerçants, les chefs d’entreprise, les plus jeunes sont-ils les plus sensibles aux réactions des gouvernants, et les plus âgés, les retraités, les inactifs les moins courroucés, les moins ulcérés, les moins hérissés, alors que les soutiens habituels, régulièrement inscrits dans les rangs des supporteurs s’effritent aussi sans qu’une explications à cette attitude plus molle puisse être justifiée. Dès lors, peut être posée la question du choix, des préférences de chacun envers celui et ceux qui les gouvernent. Régler sa note d’hôtel et de restaurant ou être invité permanent des puissants et des riches. N’est-ce pas proche d’une fable de notre bon La Fontaine ?

Messages